LE GLAIVE

Rubriques :

 

Retour Accueil

Sommaire actuel

Archives

Contacts

Reproduction/copyright

Note de la rédaction :
Le GLAIVE INTERNET paraîtra les 1er et 15 de chaque mois, à moins d'événements particulièrement importants...

ARCHIVE (du n°77)
parution du 1er février 2005

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

Cliquez sur les titres pour lire les articles :

Article date Auteur
L'éditorial  1er février 2005 Jean-Jacques GERARDIN
Les juifs... mais aussi les autres ! 1er février 2005 Jean-Jacques GERARDIN
Où en est la Côte d'Ivoire 1er février 2005 CASSIUS
Qu'est-ce que l'être de l'Occident ? 1er février 2005 Patrice GROS-SUAUDEAU
     
     

L'EDITORIAL (1er février 2005)

par Jean-Jacques Gérardin

BONJOUR,
Le" GLAIVE PAPIER " a donc cessé de paraitre, comme nous vous l'avions annoncé dans notre dernier numéro de décembre 2004 pour les raisons que nous vous avions exposées. 
Le "GLAIVE INTERNET " va continuer sa route en dénonçant avec rigueur et vigueur tout ce qui ne tourne pas rond autour de nous .Nous vous apprendrons certaines choses dont aucune presse ne fait état et nous prendrons position face aux problèmes qui ébranlent le Monde, l'Europe et plus particulièrement la FRANCE. Bien sur, nous sommes navrés de perdre nos abonnés qui n'auraient pas Internet et qui nous ont suivis pendant 15 ans, mais nous étions le dos au mur et il n'a pas été facile d'abandonner notre journal papier. La solution adoptée est aussi onéreuse, car nous avons confié la construction et la transmission de nos articles à une maison spécialisée et il vous est loisible de nous aider dans notre combat qui est aussi le vôtre, en adressant votre participation libre au "CERCLE NATIONAL DES GENS D'ARMES " en indiquant simplement "CNGA LE GLAIVE Marseille 4213 11 L". Merci d'avance pour votre soutien.          Jean-Jacques GERARDIN

Retour au sommaire du numéro

LES JUIFS... MAIS AUSSI LES AUTRES ! (1er février 2005)

par Jean-Jacques Gérardin

AUSCHWITZ-BIRKENAU, restera à jamais gravé dans nos mémoires et l'on ne peut qu'être horrifiés devant les images diffusées par les média fin janvier .Ce sont les juifs qui ont payé le plus lourd tribu de ce génocide raciste. Il n'en reste pas moins qu'ils n'ont pas été les seules victimes de cette politique d'extermination et j'aurais aimé que l'on en parle un peu plus, même si les méthodes n'étaient pas les mêmes, lors des massacres au Cambodge, en Arménie et au Rwanda. A Auschwitz, il y a eu aussi des tziganes et des résistants de toutes nationalités, l'occulter c'est trahir la vérité. Il aurait été bon de dire aussi que jusqu'à l'invasion de la zone libre par les allemands, en novembre 1942, la vie des juifs en zone dite libre était supportable. Personne ne portait l'étoile jaune et les occupants italiens étaient hostiles a la mention de juifs sur les cartes d'identité jusqu'à novembre 1943 ou le piège se referma tragiquement. Accuser la FRANCE, les policiers et les gendarmes d'avoir été complices de cette tragédie est un peu simpliste, car s'ils avaient été remplacés par des S.S., les rafles auraient été de plus grande ampleur. J'ai connu des gendarmes qui ont alerté les juifs, les ont caché et mis à l'abri dans les campagnes et mes beaux-parents eux-mêmes ont abrité des juifs. Il ne faut donc pas généraliser ni condamner la FRANCE dans son ensemble. Les vrais coupables sont les Anglais et les Américains et peu-être aussi ...le Pape, qui étaient parfaitement informés de ce qui se passait et n'ont pas levé le petit doigt. C'est bien d'ouvrir les yeux de notre jeunesse, mais il ne faut pas se contenter de verser des larmes sur ces massacres et peut-être aussi sur sa lâcheté, il faut s'insurger et dénoncer ces pratiques, ce qui est loin d'être le cas si l'on pense au Darfour et au Rwanda.                                               Jean-Jacques GERARDIN

Retour au sommaire du numéro

   OU EN EST LA COTE D'IVOIRE (1er février 2005)

par CASSIUS

La situation économique de ce Pays se détériore de jour en jour depuis le départ des français, le chômage augmente et les agressions se multiplient depuis le début de l'année (20 par jour depuis le début de l'année) et la population accuse la France d'être à l'origine de ce marasme. Les blancs ont peur des noirs et les noirs des blancs qui sont prêts au premier coup de feu à quitter définitivement le pays et se sont d'ailleurs, dans cette éventualité, regroupés près du 43 BIMA,ˆ à proximité de Port Bouet et de l'aéroport. Le Président de la République n'a pas été sanctionné par l'O.U.A. et il est fort du soutien de l'O.N.U.. Il attend que les rebelles du Nord désarment, ce qui est loin d'être le cas, bien que l'anarchie règne dans leurs rangs et qu'ils vivent de pillages et de rapines. Face à cette situation, il n'y a que la guerre qui puisse arranger les choses et la France est hésitante une fois de plus. Son impartialité est mise en doute. Si les rebelles attaquaient les troupes françaises feraient barrage, mais si ce sont les forces ivoiriennes (FANCI) elle laisserait passer, malgré le lourd contentieux qui résulte de l'assassinat de nos soldats par"l'aviation ivoirienne", remise en état actuellement à Abidjan, par des techniciens russes .En présence nous trouvons 6000 soldats de l'ONU de plusieurs nationalités africaines commandés par le général FALL puis 4000 militaires français répartis en 3 groupements tactiques plus le 43ème BIMA. Cette situation est explosive et elle va dégénérer dans les jours à venir. Le général DOUE, ancien Chef d'Etat-Major des FANCI, mis à la retraite, il y a quelques semaines, est en embuscade, mais il ne dispose d'aucun moyen pour faire un coup d'état. Quant à OUATTARA, ancien premier ministre sous HOUPHOUET, sa nationalité ivoirienne, un comble, n'est pas reconnue. Alors qui ?Une odeur de pétrole flotte dans l'air et lorsqu'il y a du pétrole, les américains ne sont pas loin, ne l'oublions pas. En tout état de cause la FRANCE a perdu la partie.                                                    CASSIUS

Retour au sommaire du numéro

   QU'EST-CE QUE L'ETRE DE L'OCCIDENT (1er février 2005)

par Patrice GROS-SUAUDEAU

Avec la querelle sur l'entrée de la Turquie dans l'union européenne, se pose plus que jamais la question de l'être de l'Occident.

De façon traditionnelle, on définit l'Occident comme la synthèse de la Grèce, Rome et Jérusalem.
Cette définition omet le monde celto-germanique qui, historiquement a formé l'essentiel des peuples de cette civilisation. Les Celtes et les Germains, par leur esprit inventif, ont beaucoup apporté à l'Occident.
En tout cas, les trois pôles ne sont pas égalitaires. Le pôle le plus important est incontestablement la Grèce. La "raison" est née dans ce pays. Elle a deux variantes : la Science et la Philosophie. La science sort de l'explication par le mythe et la religion. Ce que Max Weber appellera aussi plus tard le désenchantement du monde.
Quant à la philosophie, elle est le questionnement perpétuel, ce qui la différencie de la démarche religieuse qui est la vérité révélée, c'est-à-dire la réponse permanente.
La physique aristotélicienne fut la première somme scientifique sans référence aux dieux. L'utilisation des mathématiques, où les Grecs excellèrent, commença pour la physique avec Galilée pour qui la langue de la nature est celle des mathématiques ce qui était un postulat métaphysique. Cet apport essentiel a fait dire à Paul Valéry : "Nous sommes tous Grecs".

L'apport de Rome fut surtout celui du droit romain qui donna corps à la notion de personne. Individu et occident sont intimement liés. Les philosophies qui exaltent l'individu ont été particulièrement développées chez des penseurs comme Kierkegaard (l'absoluité de ma subjectivité) ou Nietzsche. Il y a une construction et une valorisation du " MOI" en Occident. Chez les Américains actuels, l'importance donnée au droit dans la société en fait les successeurs des Romains. Le christianisme bien-sûr donnera beaucoup d'importance à la notion de personne avec, entre autres, la notion de libre-arbitre que l'on trouve dans la doctrine catholique. La pensée occidentale fut essentiellement une pensée de l'être.

Le troisième pôle fut Jérusalem. Le judaïsme comme chacun sait, est la racine du christianisme. Dans le décalogue se trouve l'essentiel de la conduite morale. Le génie du christianisme fut d'incorporer la philosophie grecque dans la doctrine chrétienne, ce qui fut fait par des penseurs comme Saint Augustin. Dans le christianisme, on retrouve donc la Grèce et Rome. Le christianisme fut d'ailleurs tellement intellectualisé que certains le considèrent comme religion, sortie de la religion.

Cette définition de l'Occident amène quelques questions. Le nazisme était-il occidental? Les nazis ont voulu remplacer le pôle Jérusalem par la germanité qui est niée dans la définition donnée plus haut. Même si l'adéquation Nietzsche - nazisme est trouble, le penseur de Leipzig par son oeuvre a voulu détruire la composante judéo-chrétienne de l'Occident.
L'Europe monarchique qui réunissait les trois pôles a constitué l'Occident même si elle n'avait pas la forme démocratique actuelle. La forme politique que peut avoir l'Occident a varié au cours de l'Histoire. Les fondamentaux ont toujours été les mêmes.

L'amour entre deux êtres, comme l'a écrit Denis de Rougement, ne pouvait naître qu'en Occident. Il fallait que la femme soit une personne. Les plus beaux écrits sur l'amour viennent des contes celtiques comme Tristan et Yseut. L'amour devient sublimé dans la romantisme avec comme point d'orgue, des chefs-d'œuvre comme le Grand Meaulnes d'Alain Fournier. "Le romantisme est une maladie" écrivait Goethe qui s'y connaissait pour l'avoir éprouvé.

L'Occident subit actuellement des menaces de toutes parts, la menace la plus importante venant de l'islam (cf. Huntington).
On dit souvent que l'islam est incompatible avec l'idée de république ou de démocratie. L'incompatibilité est encore plus fondamentale puisque l'Islam s'oppose à la raison aussi bien scientifique que philosophique. "L'islam est l'ennemi de la raison" (Diderot). La science ne s'est pas durablement enracinée dans la civilisation musulmane. La seule connaissance absolue est celle du Coran.
L'islam s'oppose aussi à la notion de personne comme le rappelait le poète arabe Adonis. L'islam est collectiviste. L'individu est étouffé. L'apostasie est interdite ce qui est la négation de la liberté.
Le multiculturalisme prôné comme un gadget par le politiquement correct n'a donc aucun sens puisque cela revient à mélanger l'eau et le feu.
L'Occident est la seule civilisation qui donne autant d'importance à la notion de personne si on le compare aux autres "civilisations" (africaine, asiatique, musulmane...). Le bouddhisme n'est que du non-être.
L'importante communauté musulmane qui existe en Europe ne peut qu'engendrer des problèmes qui iront croissants.
L'installation de nombreux lieux de culte prônée par certains, fait que l'Occident ne sera plus tout à fait lui-même. On commence déjà à remettre en question la liberté d'expression, comme après l'assassinat en Hollande de Théo Van Gogh.
L'Occident a aussi ses ennemis de l'intérieur. La gauche a historiquement eu un rôle anti-occidental, comme le soulignait Oriana Fallaci pourtant aux idées de gauche et anti-fasciste. On peut donner comme première explication l'expression d'un ressentiment des classes dominées, mais la gauche a toujours eu un fond de collectivisme ce qui la rend proche par certains cotés de l'Islam. La conversion de Roger Garaudy à l'Islam, homme qui venait du communisme, est donc explicable.

La République et la démocratie ne sont que des expressions actuelles de l'Occident. Il faut aller au delà et défendre les valeurs mêmes de notre civilisation et ceci de façon impitoyable.
Nous conclurons en disant que cette analyse pose aussi la question de savoir si un grand pays musulman comme la Turquie a vraiment sa place dans un ensemble européen et avant tout occidental. Pour faire un dialogue de civilisations, faut-il encore que chacun reste lui-même et ne se dissolve pas.
                                                                           PATRICE GROS-SUAUDEAU

Retour au sommaire du numéro

De nouveaux articles dès le 15 février...