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FAIRE-PART (14
avril 2005)
par Bernard BATISSE
- de NAISSANCE
La CIA a le plaisir de vous annoncer la naissance d'une nouvelle
"démocratie" : le KHIRGHISTAN. Le bébé ne se porte pas
très bien : émeutes, pillages lui donnent de la fièvre. Les
dollars vont payer les remèdes, le scénario est rodé. Il est
permis à deux faux-culs de s'emparer du pouvoir en GÉORGIE et en
UKRAINE, la tournée est offerte par Monsieur BUSH. Pourquoi le
KHIRGHISTAN dont 90 % de la population mondiale doit ignorer
l'existence même ? Parce que, ce petit pays est voisin de la CHINE,
il possède du pétrole et du gaz et il faisait partie de l'orbite
russe. Un domino de plus qui tombe. La manœuvre d'encerclement se
poursuit et nous ne sommes pas loin de l'AFGHANISTAN, démocratie
récente où l'on ne peut pas sortir de la capitale sans se faire
"enfumer", mais où l'on vote. La "nouvelle"
démocratie IRAKIENNE est aussi un exemple de réussite : les
soldats de la liberté offrent dès que l'occasion se présente, le
spectacle de leur incompétence, la peur leur faisant tirer sur tout
ce qui bouge, y compris sur les otages libérés !! A qui le tour ?
Les va-t-en guerre vont-ils se décider à "démocratiser"
avec des bombardiers furtifs et des bombes à fragmentation, selon
la coutume régionale, l'IRAN ? Le morceau semble un peu gros. A
moindre frais, on pourrait essayer la SYRIE histoire de rendre
service au copain SHARON, qui, pendant ce temps-là, amuse la
galerie avec ses évacuations bidons.
- de DECES
On a le regret d'annoncer la fin de la conscience professionnelle.
Une fois encore, le problème des urgences revient au devant de
l'actualité. On aurait tort de croire que les revendications
exprimées sont uniquement politiques. Il s'agit d'une vraie
désespérance. Les médecins urgentistes n'en peuvent plus et ce
n'est pas du roman. C'est une réalité que peuvent constater tous
ceux qui passent par ces services. On ne peut que louer les
personnels, médecins, infirmiers et administratifs des hôpitaux
publics qui travaillent à la limite de résistance pour parer
l'afflux de malades. Y-a-t-il plus de cas d'urgence ? NON, mais les
médecins libéraux...de profit, sont de plus en plus nombreux à
refuser d'assurer les gardes. Ils n'exercent plus leur fonction de
trieurs. Alors, dans l'impossibilité de joindre, en fin de semaine,
les jours fériés, la nuit, un praticien qui veuille bien
répondre, il ne reste plus aux personnes inquiètes que le recours
au SAMU et au SMUR qui font ce qu'ils peuvent pour cerner les cas
qu'on leur décrit dans l'affolement et se résolvent à intervenir.
On ne peut pas laisser sans réponse, un appel au secours,,même
s'il se révèle à posteriori qu'il n'était pas justifié. Que le
Gouvernement prenne des mesures pour augmenter le nombre des
personnels, pour agrandir et mieux équiper des locaux est chose
indispensable? On sait que des cas désespérés autrefois
maintenant traités rapidement bénéficient d'une survie. Mais la
responsabilité des médecins dits libéraux est engagée, leur
conscience est endormie, un rappel à leurs devoirs est
indispensable, par le Conseil de l'Ordre, autorité morale d'abord,
par les pouvoirs publics ensuite qui doivent user de mesures
contraignantes appliquées sans faiblesse : la vie des malades le
vaut bien. Mon Père, qui a exercé cette rude mission de médecin
de campagne pendant cinquante années, à l'époque difficile où
les accouchements à domicile étaient plus fréquents que les
croisières de formation continue sur le NIL, me disait : "si
l'on veut ne pas être dérangé à toute heure, si l'on n'aime pas
ce métier, il faut en changer et vendre des cravates dans le
métro". Il existe, par la grâce de Dieu, des praticiens
dévoués pour lesquels, s'enrichir est secondaire. Tiendront-ils
encore longtemps ? Il faudrait se souvenir qu'un médecin est au
service des malades, même si l'on doit rogner sur son "temps
libre" et ses fins de semaines prolongées. Il faudrait
ressusciter la conscience professionnelle. Même au moment de
PAQUES, cela me semble difficile.
Docteur Bernard BATISSE
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TRISTE FRANCE (14 avril 2005)
par Jean-Jacques GERARDIN
Il est fréquent d'entendre dire que l'économie
de notre Pays est malade, que les capitaux fuient l'hexagone et que
des entreprises délocalisent de plus en plus, mais l'on feint
d'ignorer que le niveau intellectuel de nos concitoyens est en chute
libre. Les éducateurs de nos enfants ne sont pas étrangers à ce
phénomène, mais les journalistes de la presse écrite, qui font
des fautes de syntaxe énormes et les media prennent une large part
à cette situation qui conduit à un abrutissement général.
Comment voulez-vous élever le niveau des français en produisant
des émissions comme "le plus grand des français de tous les
temps" où l'on a osé mettre en compétition des clowns comme
Coluche et Bourvil avec le général DE GAULLE, PASTEUR, MARIE
CURIE, VICTOR HUGO, et MOLIERE ? Comment voulez-vous demander à nos
concitoyens de se prononcer pour ou contre le projet de Constitution
européenne, lorsqu'ils s'abrutissent devant des émissions de
téléréalité comme la "Ferme" ou dernièrement la
"1ère Compagnie". Autre thème. Avez-vous remarqué
pendant les retransmissions des funérailles de Jean-Paul II, les
tenues des policiers, des carabiniers, des douaniers, des gardes
forestiers...ils étaient tous impeccables, coiffures sur la tête
(ce qui parait logique), comparez-les avec nos policiers et nos
gendarmes, têtes nues portant des uniformes plus ou moins fripés,
comme s'ils en avaient honte. Remonter le courant, remettre de
l'ordre dans la maison...oui certes, mais comment et avec qui ?
Jean-Jacques
GERARDIN
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LA POLICE A LA HAUTEUR (14 Avril 2005)
par Le Militant
Comme chacun sait ou devrait savoir, la TURQUIE
est un peuple hautement civilisé sur lequel il est recommandé de
prendre exemple. Si nous, Français, nous avons atteint un haut
degré de culture, nous le devons au riche patrimoine intellectuel
que nous a transmis le bédouin du désert. C'est vrai ! Nous ne
nous en étions pas aperçu. Heureusement que le président CHIRAC,
nous a révélé les "arts premiers" que pratiquent les
aborigènes d'Australie ou les zoulous d'Afrique du Sud ? On
comprend mieux alors les délicatesses ottomanes. Nous en avons pour
preuve ce qui s'est passé à Ankara, ces dernières semaines. Des
femmes non tchadorisées, habillées à l'européenne, cheveux au
vent, pancartes libératrices en avant, ont osé revendiquer plus de
liberté pour la gent féminine du cru. La police s'est évidemment
conduite avec une très délicate attention en se défoulant à
coups de matraque puis en rouant de coups celles qui couraient moins
vite que les autres. Vous nous direz que nos polices occidentales ne
sont pas constituées d'anges souriants et pacificateurs, du moins
elles y mettent quelque forme, sinon de souples subterfuges...mais
là, on comprendrait toute l'explosion d'une force primitive cassant
des bras, fêlant des têtes...une véritable fête, quoi ! Une
turquerie complète ! Vivement que la Turquie soit européenne !
Nous aurons enfin une police authentique, sûre d'elle et tout à
fait capable de raisonner nos féministes de pacotille. Avec la
bénédiction d'Allah !
Le Militant
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LES IDEES SONT DU COTE DU NON (14 avril
2005)
par Philippe de VILLIERS
L'article 6 de la Constitution instaure la
primauté du DROIT EUROPEEN sur les lois nationales, même
constitutionnelles. Cela veut dire qu'un simple règlement de
BRUXELLES devient supérieur non seulement à une loi française,
mais à la Constitution française, elle-même. Deux exemples : la
Commission a une obsession depuis 1997, c'est d'imposer pour
l'étiquetage des denrées alimentaires, la langue anglaise. Elle a
fait condamner la FRANCE parce qu'elle s'y était opposée. En
effet, pour ne pas se laisser imposer la langue anglaise la FRANCE a
modifié sa Constitution avec un article 2 ainsi rédigé : "la
langue de la république est la langue française". Il suffit
que la Commission de BRUXELLES décide que la langue de l'Union
Européenne pour l'étiquetage des denrées alimentaires sera
l'anglais, l'anglais s'imposera et l'article 2 devient un barrage de
papier. Jacques CHIRAC a voulu absolument que la Charte de
l'environnement soit intégrée dans le projet de révision
constitutionnel. ...donc on révise la Constitution. Mais n'importe
quelle décision sur les OGM, prise demain par BRUXELLES est
supérieure à la Charte de l'environnement. Cela veut dire que la
Constitution de la FRANCE devient l'équivalent du règlement
intérieur d'un Conseil Général....c'est la fin de toute idée de
souveraineté populaire.
Philippe de VILLIERS
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LA FRANCE NE DOIT PAS SE VENDRE A L'EUROPE.
(14 avril 2005)
par Jean-Jacques GERARDIN
Après ces deux exemples
significatifs cités par Philippe de Villiers, il faut savoir
que tous les litiges, et il y en aura, sur les délimitations des
compétences entre l'UNION et les ETATS, seront toujours jugés
souverainement par la Cour de Justice de l'UNION, les Parlements
nationaux ne pouvant que donner des avis motivés. Imaginons, un
instant la position de la FRANCE dans le conflit irakien par rapport
à des pays de l'Union, vendus aux Américains !
Jean-Jacques
GERARDIN
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SARKOZY...POUR CONVAINCRE !
(14 avril 2005)
par Patrice GROS-SUAUDEAU
Sans doute avez-vous entendu SARKOZY dans les 100
minutes pour convaincre. Il est d'accord sur toutes les propositions
qui lui sont faites. Après l'orgie de dépenses qu'a constituée la
fête de l'UMP, Sarkozy a inventé le débat politique au niveau de
STAR ACADEMY. C'est le triomphe de la moyenneté et de la banalité,
expression ultime de la démocratie, banalité consacrée par la
télé-réalité. Lorsque CHIRAC a nommé SARKOZY, Ministre de
l'économie, il n'avait, dans le fond pas plus de connaissance en la
matière que l'homme de la rue. Lorsque l'on est rien il est
d'autant plus facile d'épouser les idées du moment, ce qu'il a
fait dans les 100 minutes où il a bêlé le libéralisme et le
discours anti-fonctionnaire à la portée de tous. Sarkozy jouit, en
public et en permanence, sans retenue, ni dissimulation d'être
ainsi sous les feux de la rampe, comme une midinette qui ferait
partie du loft. A chaque apparition, Cécilia est là, pour le
regarder avec admiration, ce qui fait le bonheur des ventes de GALA
et de PARIS MATCH. Depuis son élection, il rencontre les Grands de
ce monde…(mais qui paye ses voyages ?) Notre Pays est donc
représenté par ce petit homme qui lorsqu'il marche, lance ses
petites jambes un coup à gauche, un coup à droite, ce qui
immanquablement fait penser à la marche en canard d'un Chaplin,
nouveau genre. Sa première étape fut JERUSALEM, ou après
l'italien FINI, il est allé recevoir l'onction. La France a
dorénavant, deux chefs d'Etat, CHIRAC pro-arabe et SARKOZY
pro-israélien. De tout ceci, on ne peut qu'éprouver de la
compassion envers un homme qui se donne tant de mal pour avoir l'air
important. La France, malheureusement, n'étant plus grand chose, la
place de Président de la République sera bientôt réservée à un
bouffon.
Patrice GROS SUAUDEAU
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