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Note de la rédaction :
Le GLAIVE INTERNET paraîtra les 1er et 15 de chaque mois, à moins d'événements particulièrement importants...

Archive (du n°82)
parution du 14 avril 2005

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

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Article date Auteur
FAIRE-PART
- de NAISSANCE
- de DECES
14 avril 2005 Dr Bernard BATISSE
TRISTE FRANCE 14 avril 2005

Jean-Jacques GERARDIN

LA POLICE A LA HAUTEUR 14 avril 2005

Le Militant

LES IDEES SONT DU COTE DU NON 14 avril 2005

Philipe de VILLIERS

LA FRANCE NE DOIT PAS SE VENDRE A L'EUROPE 14 avril 2005

Jean-Jacques GERARDIN

SARKOZY...POUR CONVAINCRE ! 14 avril 2005

Patrice GROS-SUAUDEAU

FAIRE-PART (14 avril 2005)

par Bernard BATISSE

- de NAISSANCE
La CIA a le plaisir de vous annoncer la naissance d'une nouvelle "démocratie" : le KHIRGHISTAN. Le bébé ne se porte pas très bien : émeutes, pillages lui donnent de la fièvre. Les dollars vont payer les remèdes, le scénario est rodé. Il est permis à deux faux-culs de s'emparer du pouvoir en GÉORGIE et en UKRAINE, la tournée est offerte par Monsieur BUSH. Pourquoi le KHIRGHISTAN dont 90 % de la population mondiale doit ignorer l'existence même ? Parce que, ce petit pays est voisin de la CHINE, il possède du pétrole et du gaz et il faisait partie de l'orbite russe. Un domino de plus qui tombe. La manœuvre d'encerclement se poursuit et nous ne sommes pas loin de l'AFGHANISTAN, démocratie récente où l'on ne peut pas sortir de la capitale sans se faire "enfumer", mais où l'on vote. La "nouvelle" démocratie IRAKIENNE est aussi un exemple de réussite : les soldats de la liberté offrent dès que l'occasion se présente, le spectacle de leur incompétence, la peur leur faisant tirer sur tout ce qui bouge, y compris sur les otages libérés !! A qui le tour ? Les va-t-en guerre vont-ils se décider à "démocratiser" avec des bombardiers furtifs et des bombes à fragmentation, selon la coutume régionale, l'IRAN ? Le morceau semble un peu gros. A moindre frais, on pourrait essayer la SYRIE histoire de rendre service au copain SHARON, qui, pendant ce temps-là, amuse la galerie avec ses évacuations bidons.

- de DECES
On a le regret d'annoncer la fin de la conscience professionnelle. Une fois encore, le problème des urgences revient au devant de l'actualité. On aurait tort de croire que les revendications exprimées sont uniquement politiques. Il s'agit d'une vraie désespérance. Les médecins urgentistes n'en peuvent plus et ce n'est pas du roman. C'est une réalité que peuvent constater tous ceux qui passent par ces services. On ne peut que louer les personnels, médecins, infirmiers et administratifs des hôpitaux publics qui travaillent à la limite de résistance pour parer l'afflux de malades. Y-a-t-il plus de cas d'urgence ? NON, mais les médecins libéraux...de profit, sont de plus en plus nombreux à refuser d'assurer les gardes. Ils n'exercent plus leur fonction de trieurs. Alors, dans l'impossibilité de joindre, en fin de semaine, les jours fériés, la nuit, un praticien qui veuille bien répondre, il ne reste plus aux personnes inquiètes que le recours au SAMU et au SMUR qui font ce qu'ils peuvent pour cerner les cas qu'on leur décrit dans l'affolement et se résolvent à intervenir. On ne peut pas laisser sans réponse, un appel au secours,,même s'il se révèle à posteriori qu'il n'était pas justifié. Que le Gouvernement prenne des mesures pour augmenter le nombre des personnels, pour agrandir et mieux équiper des locaux est chose indispensable? On sait que des cas désespérés autrefois maintenant traités rapidement bénéficient d'une survie. Mais la responsabilité des médecins dits libéraux est engagée, leur conscience est endormie, un rappel à leurs devoirs est indispensable, par le Conseil de l'Ordre, autorité morale d'abord, par les pouvoirs publics ensuite qui doivent user de mesures contraignantes appliquées sans faiblesse : la vie des malades le vaut bien. Mon Père, qui a exercé cette rude mission de médecin de campagne pendant cinquante années, à l'époque difficile où les accouchements à domicile étaient plus fréquents que les croisières de formation continue sur le NIL, me disait : "si l'on veut ne pas être dérangé à toute heure, si l'on n'aime pas ce métier, il faut en changer et vendre des cravates dans le métro". Il existe, par la grâce de Dieu, des praticiens dévoués pour lesquels, s'enrichir est secondaire. Tiendront-ils encore longtemps ? Il faudrait se souvenir qu'un médecin est au service des malades, même si l'on doit rogner sur son "temps libre" et ses fins de semaines prolongées. Il faudrait ressusciter la conscience professionnelle. Même au moment de PAQUES, cela me semble difficile.
                                                                           Docteur Bernard BATISSE

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TRISTE FRANCE (14 avril 2005)

par Jean-Jacques GERARDIN

Il est fréquent d'entendre dire que l'économie de notre Pays est malade, que les capitaux fuient l'hexagone et que des entreprises délocalisent de plus en plus, mais l'on feint d'ignorer que le niveau intellectuel de nos concitoyens est en chute libre. Les éducateurs de nos enfants ne sont pas étrangers à ce phénomène, mais les journalistes de la presse écrite, qui font des fautes de syntaxe énormes et les media prennent une large part à cette situation qui conduit à un abrutissement général. Comment voulez-vous élever le niveau des français en produisant des émissions comme "le plus grand des français de tous les temps" où l'on a osé mettre en compétition des clowns comme Coluche et Bourvil avec le général DE GAULLE, PASTEUR, MARIE CURIE, VICTOR HUGO, et MOLIERE ? Comment voulez-vous demander à nos concitoyens de se prononcer pour ou contre le projet de Constitution européenne, lorsqu'ils s'abrutissent devant des émissions de téléréalité comme la "Ferme" ou dernièrement la "1ère Compagnie". Autre thème. Avez-vous remarqué pendant les retransmissions des funérailles de Jean-Paul II, les tenues des policiers, des carabiniers, des douaniers, des gardes forestiers...ils étaient tous impeccables, coiffures sur la tête (ce qui parait logique), comparez-les avec nos policiers et nos gendarmes, têtes nues portant des uniformes plus ou moins fripés, comme s'ils en avaient honte. Remonter le courant, remettre de l'ordre dans la maison...oui certes, mais comment et avec qui ?                                                                                                                          Jean-Jacques GERARDIN

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LA POLICE A LA HAUTEUR (14 Avril 2005)

par Le Militant

Comme chacun sait ou devrait savoir, la TURQUIE est un peuple hautement civilisé sur lequel il est recommandé de prendre exemple. Si nous, Français, nous avons atteint un haut degré de culture, nous le devons au riche patrimoine intellectuel que nous a transmis le bédouin du désert. C'est vrai ! Nous ne nous en étions pas aperçu. Heureusement que le président CHIRAC, nous a révélé les "arts premiers" que pratiquent les aborigènes d'Australie ou les zoulous d'Afrique du Sud ? On comprend mieux alors les délicatesses ottomanes. Nous en avons pour preuve ce qui s'est passé à Ankara, ces dernières semaines. Des femmes non tchadorisées, habillées à l'européenne, cheveux au vent, pancartes libératrices en avant, ont osé revendiquer plus de liberté pour la gent féminine du cru. La police s'est évidemment conduite avec une très délicate attention en se défoulant à coups de matraque puis en rouant de coups celles qui couraient moins vite que les autres. Vous nous direz que nos polices occidentales ne sont pas constituées d'anges souriants et pacificateurs, du moins elles y mettent quelque forme, sinon de souples subterfuges...mais là, on comprendrait toute l'explosion d'une force primitive cassant des bras, fêlant des têtes...une véritable fête, quoi ! Une turquerie complète ! Vivement que la Turquie soit européenne ! Nous aurons enfin une police authentique, sûre d'elle et tout à fait capable de raisonner nos féministes de pacotille. Avec la bénédiction d'Allah !
                                                                           Le Militant

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LES IDEES SONT DU COTE DU NON (14 avril 2005)

par Philippe de VILLIERS

L'article 6 de la Constitution instaure la primauté du DROIT EUROPEEN sur les lois nationales, même constitutionnelles. Cela veut dire qu'un simple règlement de BRUXELLES devient supérieur non seulement à une loi française, mais à la Constitution française, elle-même. Deux exemples : la Commission a une obsession depuis 1997, c'est d'imposer pour l'étiquetage des denrées alimentaires, la langue anglaise. Elle a fait condamner la FRANCE parce qu'elle s'y était opposée. En effet, pour ne pas se laisser imposer la langue anglaise la FRANCE a modifié sa Constitution avec un article 2 ainsi rédigé : "la langue de la république est la langue française". Il suffit que la Commission de BRUXELLES décide que la langue de l'Union Européenne pour l'étiquetage des denrées alimentaires sera l'anglais, l'anglais s'imposera et l'article 2 devient un barrage de papier. Jacques CHIRAC a voulu absolument que la Charte de l'environnement soit intégrée dans le projet de révision constitutionnel. ...donc on révise la Constitution. Mais n'importe quelle décision sur les OGM, prise demain par BRUXELLES est supérieure à la Charte de l'environnement. Cela veut dire que la Constitution de la FRANCE devient l'équivalent du règlement intérieur d'un Conseil Général....c'est la fin de toute idée de souveraineté populaire.
                                                                          Philippe de VILLIERS

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LA FRANCE NE DOIT PAS SE VENDRE A L'EUROPE. (14 avril 2005)

par Jean-Jacques GERARDIN

Après ces deux exemples significatifs cités par Philippe de Villiers, il faut savoir que tous les litiges, et il y en aura, sur les délimitations des compétences entre l'UNION et les ETATS, seront toujours jugés souverainement par la Cour de Justice de l'UNION, les Parlements nationaux ne pouvant que donner des avis motivés. Imaginons, un instant la position de la FRANCE dans le conflit irakien par rapport à des pays de l'Union, vendus aux Américains !                                                                                     Jean-Jacques GERARDIN

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SARKOZY...POUR CONVAINCRE ! (14 avril 2005)

par Patrice GROS-SUAUDEAU

Sans doute avez-vous entendu SARKOZY dans les 100 minutes pour convaincre. Il est d'accord sur toutes les propositions qui lui sont faites. Après l'orgie de dépenses qu'a constituée la fête de l'UMP, Sarkozy a inventé le débat politique au niveau de STAR ACADEMY. C'est le triomphe de la moyenneté et de la banalité, expression ultime de la démocratie, banalité consacrée par la télé-réalité. Lorsque CHIRAC a nommé SARKOZY, Ministre de l'économie, il n'avait, dans le fond pas plus de connaissance en la matière que l'homme de la rue. Lorsque l'on est rien il est d'autant plus facile d'épouser les idées du moment, ce qu'il a fait dans les 100 minutes où il a bêlé le libéralisme et le discours anti-fonctionnaire à la portée de tous. Sarkozy jouit, en public et en permanence, sans retenue, ni dissimulation d'être ainsi sous les feux de la rampe, comme une midinette qui ferait partie du loft. A chaque apparition, Cécilia est là, pour le regarder avec admiration, ce qui fait le bonheur des ventes de GALA et de PARIS MATCH. Depuis son élection, il rencontre les Grands de ce monde…(mais qui paye ses voyages ?) Notre Pays est donc représenté par ce petit homme qui lorsqu'il marche, lance ses petites jambes un coup à gauche, un coup à droite, ce qui immanquablement fait penser à la marche en canard d'un Chaplin, nouveau genre. Sa première étape fut JERUSALEM, ou après l'italien FINI, il est allé recevoir l'onction. La France a dorénavant, deux chefs d'Etat, CHIRAC pro-arabe et SARKOZY pro-israélien. De tout ceci, on ne peut qu'éprouver de la compassion envers un homme qui se donne tant de mal pour avoir l'air important. La France, malheureusement, n'étant plus grand chose, la place de Président de la République sera bientôt réservée à un bouffon.
                                                                       Patrice GROS SUAUDEAU

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