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ILS N'ONT RIEN COMPRIS (15 juin 2005)
par Jean-Jacques GERARDIN
Décidément nos hommes politiques, qu'ils soient
de droite ou de gauche sont totalement déconnectés de la Nation.
Nous avions pensé que le NON l'ayant emporté au référendum, pour
des raisons diverses, j'en conviens, les choses allaient changer, or
il n'en a rien été.
Au P.S. Laurent FABIUS est évincé par les instances dirigeantes de
son parti, parce qu'il avait eu... raison. François HOLLANDE,
poussé par son égérie, Ségolène, toujours prête à mordre,
reste le patron au moins jusqu'a novembre, sait-on jamais !
Dans la fausse droite, CHIRAC, dont la cote d'amour est au plus bas,
invente l'attelage baroque, de VILLEPIN-SARKOZY, qui sont des
successeurs potentiels. Le shérif, dont on connaît
l'inefficacité, toutes les statistiques durant son mandat ayant
été truquées, est de retour place BEAUVEAU. Certes, le ton est
ferme, nous l'avons vu à Perpignan, sans Cécilia d'ailleurs…
Débarrasser la FRANCE des voyous, on ne peut qu'être d'accord:
"l'Etat ne tolérera plus aucune violence"...nous sommes
d'accord. Tout cela a été dit, redit et rien n'a changé, car si
SARKOZY commande la police il n'est pas maître des décisions d'une
justice laxiste et gauchiste.
Enlever BARNIER, qui est un prétentieux stupide des Affaires
Etrangères, je suis assez d'accord, mais y mettre DOUSTE-BLAZY me
parait d'un rare aveuglement, car il n'a ni la prestance ni la
formation pour cette fonction. En revanche, pour montrer qu'il avait
compris ce que les Français viennent de lui dire, CHIRAC aurait pu
nommer de VILLIERS à ce poste!
Pauvre FILLON, évincé de l'Education Nationale, apres de durs
combats contre le "mammouth", combats approuvés par le
Président et par RAFFARIN, qui feignent d'ignorer que l'on ne
s'attaque pas de front aux syndicats structurés de l'éducation
nationale dont les membres n'ont pas le souci d'instruire nos
enfants, mais celui de les inciter à la révolte en les traînant
dans la rue pour gueuler des slogans auxquels ils ne comprennent
rien, ce qui est évidemment plus facile que de préparer des
examens.
Où en est-on ?
A peine de VILLEPIN avait-il terminé son discours d'investiture,
que la C.G.T., bien sûr, annonce un grand rassemblement le 21 juin
pour défendre l'emploi, alors que tout l'exposé du premier
ministre n'a concerné que l'emploi. On croit rêver! Pour arranger
les choses, nos "brillants" journalistes, redonnent la
parole à Madame AUBRY, qui occulte sa responsabilité dans le
désastre des 35 heures, et critique tout, sans rien proposer.
Comment se fait-il qu'il se trouve, encore dans ce pays des hommes
assez stupides pour donner la parole à cette femme ou encore à
Simone VEIL. Que diable, n'est-on pas capable de tourner la page et
de cloîtrer, tous ces ringards de la politique dans "la maison
du silence".
Que pensent les jeunes de trente ans, qui depuis leur venue au monde
voient les mêmes visages qui sont le reflet du mensonge, des
promesses non tenues et de la corruption souvent, ces ringards qui
se foutent de la FRANCE et ne pensent qu'à leurs prébendes, à
leurs carrières, à leurs cocardes tricolores et à leurs...
maîtresses!
Alors... l'AVENIR ? Je suis très pessimiste, car il n'y a pas
d'homme à l'horizon qui pointe son nez, je ne vois aucun recours
dans l'immédiat. Le peuple, en masse vient de s'exprimer et nos
politiques n'en ont cure. Une révolution est toujours possible,
mais elle n'est jamais souhaitable et pourtant il faudra bien, un
jour ou l'autre donner un grand coup de balai dans la maison FRANCE
!
Jean-Jacques
GERARDIN
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LES FAUX CULS (15 juin 2005)
par Bernard BATISSE
Comme l'on conseille dans les gares de ne pas
laisser ses bagages sans surveillance en raison des voleurs à
l'affût, il faut prendre garde à ce que le succès du NON ne soit
pas escamoté par les filous mondialo-capitalistes.
Après les mines défaitistes des champions du OUI droitiers ou
gauchers, après les pleurnicheries d'usage, les palinodies de la
presse bourgeoise, on assiste au jeu "faisons comme si".
Faisons comme si rien ne s'était passé : le gamin a piqué sa
colère, on va le bercer et l'endormir.
Le processus de ratification doit continuer, chantent en chœur les
sacristains europhiles. La FRANCE s'est prononcée de façon claire,
deux jours, après les PAYS BAS également. La Grande Bretagne vient
de suspendre le projet de référendum, habile manœuvre dans un
pays où les deux tiers de la population aurait voté NON.
"Leur" constitution européenne est en coma dépassé. Il
faut être borné comme Messieurs CHIRAC, SCHRODER, ZAPATERO,
FISHER, JUNKER et autres, pour ne pas comprendre que les peuples en
ont assez des diktats imposés par les rats installés dans le
fromage bruxellois et qui prétendent faire notre bonheur malgré
nous. Assez de réglementations, sur le diamètre des oeufs de
caille ou celui des lunettes de cabinets, assez d'interdits imposés
par des cuistres, assez de voir les "bienfaits" de la
mondialisation se répandre en Europe : chômage, délocalisation,
immigration incontrôlée, assez de voir se déliter dans un pot
vraiment pourri les coutumes et les traditions de nos terroirs. On
nous a ressassé que ceux qui avaient voté OUI étaient
intelligents, diplômés, évolués, alors qu'a contrario, ceux qui
avaient voté NON étaient des c...(dixit CHIRAC), des moutons
noirs, des analphabètes et des demeurés.
Certes, les possédants ont dit OUI à la constitution. Un exemple :
la cartographie des résultats de PARIS OUEST. Ces gens là ne sont
pas la FRANCE entière à eux seuls, ils ne vivent pas comme le
reste du pays, ils sont entre eux et y restent, leur horizon se
limite au golf de SAINT NOM LA BRETECHE. "Le propre des grands,
c'est de voir les catastrophes d'une terrasse" disait
GIRAUDOUX.
Mais il n'y a pas qu'eux. On trouve sur le même bateau, ("que
diable allait-il faire dans la galère d'un turc?" disait
MOLIERE), donc sur le même bateau, les mystico-couillons du feu
M.R.P. (région OUEST) et les débris de ce qui fut un grand parti
gaulliste et pourtant "on peut toujours sauter sur sa chaise
comme un cabri en criant l'EUROPE, L'EUROPE, L'EUROPE" comme le
disait le Général DE GAULLE. Or on ne peut se réclamer de ce
dernier, gardien pointilleux de la grandeur et de l'indépendance de
la FRANCE avant qu'elle ne tombe aux mains des aventuriers qui l'ont
menée là où nous sommes, lorsque l'on opte pour le parti de
l'étranger. Mais le paradoxe est d'avoir vu des socialistes
"historiques", comme LANG, DSK, MAUROY se lancer dans
cette course au OUI, derrière HOLLANDE renouvelant le glorieux
soutien au second tour des présidentielles. Ce phénomène de
myopie politique a surpris les classes moyennes, les classes dites
laborieuses ou plutôt les classes qui voudraient bien être
laborieuses, mais qui n'ont pas de travail et qui ont choisi le NON,
alors que Monsieur HOLLANDE supputait ses chances pour 2007, et
croyait tenir la recette du succès. Il suffisait d'écouter l'homme
de la rue, celui que l'on rencontre chez le marchand de journaux, le
voisin de caisse chez LECLERC, les ouvriers sur les chantiers, il
suffisait de parler avec eux, on n'avait plus de doute sur le
résultat de ce scrutin. Ecouter ceux qui travaillent, n'est-ce pas
là le chemin naturel des héritiers de la section française de
l'Internationale ouvrière ? L'Internationale est une belle
mélodie, un peu vieillotte, mais Madame BUFFET et Monsieur
BESANCENOT en sont de bons interprètes et eux ne sont pas à contre
emploi. A gauche ils tirent plutôt bien les marrons du feu. Le
combat contre les eurocrates n'est pas terminé : les affairistes de
Bruxelles s'agitent et veulent, malgré tout "aller de
l'avant". Notre prochaine bataille doit être menée contre l'euro.
Depuis que cette monnaie de malheur s'est introduite par effraction
dans nos porte-monnaies, les prix ont augmenté de façon insensée.
La gestion de son cours procède des mêmes recettes appliquées par
le même cuisinier, celle du "franc fort" responsable, en
grande partie du chômage. Les pays qui ont refusé l'euro se
portent plutôt bien. Il faut démanteler l'édifice
capitalisto-mondialiste en Europe et confédérer des Nations libres
de leur destin, dans une Europe rétrécie qui ne soit pas le
fourre-tout des quémandeurs.
Pour ce qui est de la FRANCE, on doit souhaiter à Monsieur DE
VILLEPIN, bien du courage. IL est en face de la quadrature du
cercle, il sera contraint par le radical socialiste qui siège à l'Elysée,
à toutes les reculades, il est coincé entre une simili droite et
une fausse gauche, les plus stupides du monde. Une droite aux mains
des technocrates, qui a le pouvoir mais n'a pas le courage et une
gauche aux mains des braillards qui a eu le pouvoir et n'en a rien
fait, si ce n'est de casser la baraque.
Et si comme l'écrivait H.L. MENCKEN "la démocratie c'est
l'art de diriger le cirque à partir de la cage des singes",
Monsieur DE VILLEPIN n'a pas fini de faire la grimace.
Dommage, il vaut mieux que cela !
Bernard
BATISSE
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Le "GLAIVE" ne paraîtra pendant les
vacances, que le 15 des mois juillet et août. |