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N.D.L.R. : Le numéro de "rentrée" du "GLAIVE"
paraîtra aux environs du 5 septembre.

LE TERRORISME (14 août 2005)
par Jean-Jacques GERARDIN
Les islamistes veulent changer nos sociétés pour
nous appliquer leur conception du monde, et les démocraties qui sont
confrontées à un tel défi ne sont pas armées pour lutter contre ces
fanatiques qui abusent de nos libertés.
Certes, il ne faut pas rejeter les mesures que l’Etat préconise
contre les attentats en exerçant des contrôles quelquefois
astreignants ou en surveillant plus sérieusement l’immigration et
les naturalisations. Cette soi-disant fermeté ne résoudra pas le
problème crucial qui se pose à nous: voulons-nous, oui ou non rester
maître chez nous ? …voulons-nous oui ou non vivre en sécurité dans
notre Pays ?
Face à l’intégrisme islamique, il est illusoire de penser qu’une
démocratie puisse lutter efficacement. La vigilance et le sérieux
des services de renseignements et de sécurité ne sont plus à
démontrer dans notre Pays, mais ne rêvons pas, nous subirons des
échecs cuisants, car notre conception de la tolérance et de la
liberté est paralysante.
Ce qui vient de se produire en Angleterre en est la preuve
flagrante. Le gouvernement BLAIR a prôné la liberté d’expression et
d’association, pensant se protéger contre des attentats, or son
aveuglement et sa naïveté ont démontré que son analyse n’était pas
la bonne et qu’il avait tort de refuser la lecture fondamentaliste
de l’Islam.
Il ne s’agit pas de savoir si notre réponse doit être politique ou
religieuse, il s’agit de mettre un terme aux attentats qui peuvent
frapper à tous moments et en tous lieux nos femmes et nos enfants.
Dans un premier temps, il faut museler tous ces beaux penseurs
philosophes aux manches de lustrine qui envahissent nos media, tous
ces experts en terrorisme dont la culture et les connaissances sont
souvent livresques sans parler des journalistes toujours "bien
informés" qui écrivent n’importe quoi.
Comment lutter contre des gens qui n’hésitent pas à mourir pour
défendre une vision archaïque de la société si ce n’est en employant
les mêmes méthodes. Nous sommes des "mécréants" ne l’oublions pas et
la mort pour eux n’est qu’un chemin de roses qui les conduit vers
Dieu.
Lisons ensemble des versets du Coran: verset 158 sourate 3 : "que
vous mouriez ou que vous soyez tué c'est vers Dieu que vous serez
rassemblés". Verset 89 sourate 4: "ne prenez pas d’avis chez les
mécréants. ...s’ils vous tournent le dos, tuez-les où que vous vous
trouviez.".
Cessons de discourir, nous ne gagnerons ce combat qu’en utilisant
les mêmes méthodes que ces assassins. Il faut faire du contre
terrorisme, nous l’avons déjà fait, et cesser de nous replier
derrière des lois qui ne s’appliquent pas à ce genre de fanatisme.
Augmenter les peines de prison n’est que de la poudre aux yeux qui
ne satisfait que les gogos, il faut traquer les terroristes dans
leurs tanières et les abattre. Ne pas le faire est irrémédiablement
nous conduire à notre perte.
Jean-Jacques
GERARDIN
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L’ENDETTEMENT DE LA FRANCE (14
août 2005)
par Patrice GROS-SUAUDEAU
De nombreuses raisons ont été données sur
l’endettement de notre Pays: deux méritent d’être examinées plus
spécialement.
La construction européenne d’abord :
La FRANCE a toujours été un pays contributeur, c'est à dire une
“vache à lait” au même titre que l’ALLEMAGNE, ce qui donne des
milliards d’euros cumulés à perte pour notre Pays. Madame TACHER
disait : "I want my money back".
Mais la FRANCE, par générosité ou plutôt par gloriole se veut à la
pointe de la construction européenne. Cela a un coût, il ne suffit
pas d’être européiste, il faut aussi le payer, quitte à vendre le
stock d’or de la Banque de France !!!
Maurice DURON, qui n’est pas un économiste écrivait qu’avec l’euro,
on n’avait plus la possibilité de dévaluer.
Une dévaluation n’est ni une chose facile ni difficile. Une monnaie
doit simplement être adaptée à la compétitivité du pays. Si le franc
existait encore, on aurait certes pu dévaluer un peu, exporter plus
et ainsi financer nos déficits en créant même des emplois. La CHINE
utilise bien les délices d’une monnaie faible très peu, d’ailleurs à
notre goût. ..
Avec l’euro, ce n’est plus possible. Le traité de Maastricht ligote
les politiques économiques possibles. La Banque centrale européenne
ne fait que lutter contre l’inflation dans l’intérêt des rentiers,
ce qui ne favorise pas la croissance. Le traité de Maastricht a été
néfaste pour la France puisque la Banque de FRANCE ne peut plus
faire d’avance au Trésor, ce qui permettait la création monétaire au
moment opportun. Dans le dernier rapport du FMI, il est prévu que la
zone euro aura le taux de croissance le plus faible du monde, en
dessous de l’Afrique subsaharienne.
Voila à quoi sont arrivés les technocrates de la construction
européenne, du pacte de stabilité et de la mise en place de l’euro.
Dans un contexte de croissance plus forte, si nous avions gardé le
franc, la dette de la FRANCE poserait beaucoup moins de problèmes.
L’immigration:
On peut évaluer à environ 300 000 immigrants
supplémentaires en FRANCE, chaque année (demandeurs d’asiles
inclus). C'est énorme, d’autant que plus de 90% d’entre eux sont à
la charge de la collectivité avec tous les frais différés que cela
comporte... allocations hôpitaux, logements et aussi. ..prisons. La
FRANCE n’a pas les moyens économiques d’accueillir tous ces gens-là.
Nous avons toujours abordé la question en termes idéologiques, il
serait temps de raisonner aussi en termes économiques.
Patrice GROS-SUAUDEAU
Statisticien, économiste
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DES BOMBES ET DES JEUX
par Bernard BATISSE
Les Romains, sur la voie de la décadence,
demandaient à leurs empereurs : "panem et circenses"... du pain et
des jeux.
Au début de cet été une excitation moutonnière agitait la population
française, principalement à PARIS, qui avait "orné" ses monuments
publics d’affreuses enseignes lumineuses et multicolores. Les
citoyens y allaient de leur enthousiasme, parade de cirque sur les
Champs-Elysées : les politiques, Président de la République en tête
suivi du Maire de Paris, claironnaient que nous étions les
meilleurs, que notre dossier était plus que parfait, bref que nous
allions... gagner !
Puis, comme si le ciel était tombé sur la tête de ceux qui furent
des gaulois, on apprend avec stupeur et larmes que le C.I.O. avait
préféré LONDRES pour la tenue des Jeux Olympiques. Par parenthèse,
ceux-ci n’ont plus rien à voir avec ceux créés, croit-on, vers 776
avant J-C. à OLYMPIE, où il s’agissait d’exalter l’effort, d’admirer
la stature des athlètes, de réconcilier, ne fut-ce qu’un moment, les
cités ennemies. COUBERTIN ressuscita les jeux en 1896, dans le même
esprit. Mais depuis quelques décennies, ils sont devenus une grande
foire commerciale, gigantesque machine à sous. Il était donc normal
qu’ils échoient au Royaume-Uni, "peuple de boutiquiers", comme l’a
si bien dit NAPOLEON, et la presse britannique et les insulaires se
réjouissent bruyamment et en profitent pour nous insulter comme de
coutume.
Nous avons un long passé commun avec ces gens-là!
Quelques dates le rappelleront à ceux à qui l’on n’a pas enseigné
l’histoire ou... qui l’ont oubliée:
29 MAI 1431 : Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen, après avoir été
livrée aux Anglais par un allié bourguignon, le comte de Saint Pol.
Nous n’avons été délivré des occupants anglais qu’en 1453 après la
bataille de Castillon, en Guyenne où fut tué le chef de guerre
anglais John Talbot, premier compte de Shrewbury.
5 MAI 1821, NAPOLEON 1er, meurt à Saint Hélène,où il avait été
déporté, par les Anglais, ayant subi une captivité de plus de 5
années dans des conditions d’habitation et de climat plus que
médiocres et en butte aux vexations permanentes d’un rustre, le
gouverneur HUDSON LOWE. "Je lègue l’opprobre de ma mort à la famille
régnante d’Angleterre".
JUILLET 1898. La mission militaire française du Colonel MARCHAND
doit évacuer FACHODA, à la suite d’un ultimatum britannique accepté
par le gouvernement de Paris. Le général KITCHNER, également célèbre
pour avoir liquider une bonne partie de la population de KHARTOUM
occupe la région du Haut Nil pour étendre après l’EGYPTE la
domination britannique sur le Soudan, empêchant les français d’y
accéder.
3 JUILLET 1940. Après la défaite et l’armistice, la Flotte Française
est au mouillage et à quai à MERS-EL-KEBIR, dans l’impossibilité de
manoeuvrer. Elle est attaquée et détruite par une escadre
britannique commandée par l’Amiral SOMERVILLE, sur l’ordre de Sir
Winston Léonard Spencer CHURCHILL, qui avait poussé à la funeste
déclaration de guerre le 3 septembre 1939. Ce 3 JUILLET 1940, 1300
marins français, qui ne pouvaient se défendre ont été assassinés par
les anglais, sous le fallacieux prétexte que la Flotte Française
pourrait être utilisée par les Allemands.
Il se trouve que 65 ans après, presque jour pour jour, 58 anglais
meurent dans des attentats, dans le métro de LONDRES. On décrète en
FRANCE, une minute de silence, sirènes à l’appui, on se répand en
commentaires larmoyants et autres pleurnicheries ; alors que depuis
très longtemps on ne parle plus des 1300 morts de MERS-EL-KEBIR.
Plus réaliste, un journaliste de la presse anglaise, MURDOCH, qui a
coutume de répandre sur nous des ordures, déclare: "on aurait mieux
fait de laisser les jeux aux français c'est eux qui auraient eu les
bombes et cela n’aurait intéressé personne".
On nous saoule de gnangnanterie sur le sang froid et le flegme
britannique qui illustre bien le... tir à tuer de 5 balles dans la
tête sur un plombier brésilien qui passait par là!!!
Il faudrait raison garder, surtout maintenant que la tarte à la
crème de la GRANDE EUROPE est aux mains de la présidence britannique
avec le but avoué de créer le grand marché européen, celui de la
concurrence à tout va, des délocalisations, du licenciement facile,
malgré les réticences de notre Président finissant.
Il faut voir comment se sont élevés les valets de plume de
capitalisme lorsque le premier ministre a osé parler de patriotisme
économique. Patriotisme ?? Le distingué Monsieur De Villepin
serait-il contaminé par le virus “fâchiste”.
Il y a plus dangereux: la dérive d’un certain nombre de nos hommes
politique de "droite", dont l’omniprésent SARKOZY, qui rejoignent
les thèses américaines sur des sujets chauds, nous exposant à en
subir les conséquences...
Heureusement, revoilà ZIDANE ! Du pain et des jeux, vous dis-je !!
Bernard BATISSE Retour au
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PANORAMIQUE (14 août 2005)
par CASSIUS
PARDON... PARDON !
Notre sémillant Président de la République est
allé demander pardon à Madagascar pour les conséquences des
"dérives" de la politique coloniale française qui a entraîné le
"massacre" de 100 000 malgaches (et non 150 000) par l’armée
française, à l’époque de Monsieur de CHEVIGNE. Pourquoi n’a-t-il pas
rappelé le nombre de colons assassinés et des femmes violées. Un
jour ou l’autre il ne fait pas de doute qu’il demandera aussi pardon
à BOUTEFLIKA pour la répression de l’armée lors des massacres de
SETIF ?
A ce propos, je suis outré par l’attitude de certains "pieds-noirs"
qui après avoir hurlé "Algérie française" et n’avoir d’ailleurs
jamais porté les armes pour le réaliser, se gargarisent du régime
algérien parce qu’ils cherchent à en tirer des profits. Dire que le
marché algérien, écrivait dernièrement Abed CHAREF dans le quotidien
d’Oran, est attractif, est un mensonge. Lorsque l’on sait le peu de
valeur que ce pays accorde à la loi, rien n’est fait pour rassurer
les investisseurs, à moins d’avoir abandonné toute valeur morale et
d’être totalement imbriqué dans le système, c'est à dire de trahir
ses convictions passées.
LA SNCF et LE FER ROUTAGE
Une incohérence de plus... La SNCF envisage de
supprimer un certain nombre de lignes déficitaires et de les
remplacer par des dessertes en... CAR. Il en résultera qu’au moment
ou l’on veut alléger le trafic routier en chargeant les poids lourds
sur des plateformes, on augmentera le transport des voyageurs sur
nos routes avec tous les risques que cela va comporter. Réfléchissez
un peu, Messieurs les Enarques, cela doit être possible, non ?
BUSH S’EST TROMPE DE GUERRE
Le "stratège" américain ne s’est-il pas trompé de
guerre en attaquant l’IRAK, où il prétendait avoir découvert des
armes de destruction massive, sans doute les reliquats de celles
qu’il avait vendu à Saddam Hussein, au lieu d’attaquer l’IRAN qui,
se moque de ses menaces et va construire son arme nucléaire ?
Comment se fait-il qu’il n’ait rien dit lorsque ISRAËL, le PAKISTAN
et la COREE du NORD en ont fait autant ?
CASSIUS
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N.D.L.R. : Le numéro de "rentrée" du "GLAIVE"
paraîtra aux environs du 5 septembre.
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