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ARCHIVE (du n°91)
parution du 15 novembre 2005

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

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Article date Auteur
PANORAMIQUE 15 novembre 2005

Jean-Jacques GERARDIN

LES HOMMES AU POUVOIR 15 novembre 2005

Patrice GROS-SUAUDEAU

Y A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION ? 15 novembre 2005

Bernard BATISSE

N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra courant décembre,
le rythme de parution étant établi à un numéro par mois.

PANORAMIQUE (15 novembre 2005)

par Jean-Jacques GERARDIN

L'ARMEE BLESSEE

Le 10 juillet 1985, le RAIMBOW WARRIOR, navire "amiral" de Greenpeace explosait, à quai, dans le port d'AUCKLAND. Le photographe portugais Fernando Pereira, qui était à bord, était tué.
Ce navire, souvenez-vous, devait participer à une opération anti-nucléaire contre les essais français de Mururoa, et la DGSE avait reçu mission de le détruire.
Nul doute qu'il s'agissait là d'une "bavure" de notre service de renseignement, dont deux agents, officiers supérieurs, s'étaient rendus coupables, ce qui ne les a pas empêchés de faire carrière, par la suite.
Un homme, Charles HERNU ministre de la Défense, qui connaissait les tenants et les aboutissants de cette affaire, prit d'emblée, la défense de ses subordonnés et celle du Chef de l'Etat, que certains mettaient en cause.
Le 20 septembre 1985, cet homme que j'ai fréquenté, démissionnait, c'était un grand ministre, un homme de devoir…un chef.
Aujourd'hui, un général de corps d'armée, un colonel et un sous-officier sont "suspendus" par Madame ALLIOT-MARIE, ministre de la défense, à la suite d'une enquête de commandement, dont les conclusions ne sont pas connues, qui les met en cause dans la mort suspecte d'un ivoirien assassin et violeur.
"Suspendu", Je n'ai pas trouvé cette sanction en lisant les articles 41 et 44 du Statut Général des militaires, présenté devant l'Assemblée Nationale, par Jean-Pierre RAFFARIN, le 21 juillet 2004. Si cela voulait dire "écarter de son commandement", il fallait dire "relevé de ses fonctions", Madame le Ministre. Maintenant, nous apprenons que le général PONCET est muté et qu'il est l'objet d'un blâme, déclare le général BENTEGEAT, chef d'Etat Major de l'armée française ? Un blâme, mon général, où avez-vous vu cette forme de sanction ?
Madame le Ministre, vous avez commis une faute, car la mort d'un ivoirien assassin et violeur, ne présente aucun intérêt, même pas d'ailleurs, pour les ivoiriens.
Le général de corps d'armée PONCET n'est pas une carpette, comme beaucoup de généraux qui ont fait carrière sans quitter l'Ile de France, Dans les circonstances difficiles qu'a vécu la Côte d'Ivoire, il vous a demandé des directives, il a demandé des conseils au Chef de l'Etat major particulier du Président de la République et on l'a laissé seul face à la situation sans lui répondre. Etes-vous certaine, Madame le Ministre, que cette affaire n'en cache pas d'autres, l'oubli par ses services d'un ordinateur "CONFIDENTIEL DEFENSE" à l'Hôtel IVOIRE à ABIDJAN... le RWANDA, il y a quelques années, Il fallait donc avoir la "peau" du général PONCET, qui devrait démissionner et... écrire.
Il est heureux, Madame le Ministre, que vous n'ayez pas été en charge de la Défense, au moment de la guerre d'Algérie, car je connais un grand nombre d'officiers qui auraient été "suspendus", dont les généraux MASSU et BIGEARD entre autres.
Par contre, je ne me souviens pas que l'on ait sanctionné les deux généraux français en fonction en BOSNIE, qui, malgré les engagements de l'un deux monté sur un blindé, ont abandonné, sans défense, la population de SREBRENICA et ont laissé massacrer 8 000 hommes, femmes et enfants le 11 juillet 1995.
Je me doute que vous n'avez pas agi d'initiative, car vous n'êtes pas le chef des armées, mais il y a des ordres que l'on n'exécute pas.
Charles HERNU ne se serait pas comporté ainsi, soyez en certaine.

La FRANCE en AFRIQUE

La FRANCE africaine est en voie de disparition. Nous n'y avons plus de réseaux et nos politiques sont incapables de renouveler nos relations avec l'Afrique. Jules FERRY disait en juillet 1885 : "la question coloniale, dans un pays comme le nôtre est vitale pour la conquête des marchés" ? Certes, cette époque est révolue et il est interdit de parler de colonisation, car les instituteurs de nos enfants, qui refont l'histoire, nous accusent d'avoir exploité les populations colonisées, voire de les avoir massacrées. La loi glorifiant la colonisation va être abrogée prochainement, par Gilles de Robien, à la grande satisfaction des enseignants, qui l'avaient qualifiée de LOI SCELERATE!! Tout ceci va nous conduire inévitablement, à demander PARDON à Abdelaziz BOUTEFLIKA, à l'occasion de son voyage en FRANCE, fin novembre pour les "crimes" commis durant la période coloniale. Pardon à cet individu, qui, à l'occasion des cérémonies de commémoration du 8 mai 1945 a qualifié les fours à chaux utilisés par les français, de fours crématoires nazis et qui a déclaré, il y a huit jours : "le colonialisme reste pour nous et pour tous les peuples colonisés de la planète, l'un des plus grand crimes contre l'humanité que l'histoire a connu" et il ajoute : "la colonisation française a été massivement une entreprise de décivilisation". Voilà l'individu que CHIRAC va sans nul doute, prendre dans ses bras sur les marches de l'Elysée !!
Les Chefs d'Etats africains continuent à consulter PARIS dans le cadre d'intérêts économiques, mais les manifestations francophobes se multiplient comme dernièrement, encore a DOUALA. Derrière tout cela, il y a l'Amérique, bien sur, mais aussi la CHINE, qui défend, au Conseil de Sécurité ses amis africains contre les occidentaux et lance une offensive vers l'Afrique avec les vingt principaux groupes chinois, dont le plus important est la China National Petroleum Cie.

LA COTE D'IVOIRE

Le 30 octobre est passé et Laurent GBAGBO, qui a terminé son mandat, est toujours en place, sans aucune légitimité, avec la bénédiction de l'O.N.U.
La France doit présenter, devant le Conseil de Sécurité, une résolution qui devrait dépouiller ce "président intérimaire" de ses pouvoirs au profit d'un premier ministre. Les candidats potentiels à l'élection présidentielle qui aura bien lieu, un jour, sont nombreux : Gbagbo bien sûr, mais aussi Konan BEDIE, Alassane OUATTARA et Guillaume SORO. Sont nombreux aussi, avec des tendances diverses, les candidats "Premier Ministre" : francs-maçons, pro-français, anti-français, pro-américains et même un évêque, prêt à se sacrifier, celui de YAMOUSSOUKRO, Siméon AHOUANAN, c'est tout dire!
Quant à GBAGBO, il alterne les positions anti-colonialistes et "reality business". Contrairement à ce que l'on pense, la FRANCE n'a pas quitté la COTE d'IVOIRE, ce sont les "petits blancs" des P.M.E. qui sont partis en novembre 2004, mais les grosses entreprises qui y sont encore, BOUYGUES, BOLLORE, FRANCE TELECOM, etc., continuent leur implantation et les "patriotes" ont reçu des consignes pour calmer les ardeurs anti-françaises. Il n'en reste pas moins que c'est à un cabinet américain, "THE KAMBER GROUP" que GBAGBO a confié la conduite de sa future campagne électorale, qui sera ouvertement anti-française !
Décidément, ce GBAGBO ne sait plus où il en est, et ses dernières prises de position le confirment. Sa garde personnelle est maintenant constituée de 400 sud africains, ancien de l'UNITA, les pilotes des Subkois, qui ont tués nos soldats à BOUAKE, viennent d'être promus, une délégation ivoirienne conduite par le directeur de cabinet du ministre de la défense, Gnato ZIE, s'est rendue en ISRAËL. Robert HUE, ancien patron du parti communiste vient d'être reçu par le Président à Abidjan, auquel il a apporté son soutien dans sa lutte contre le colonialisme. GBAGBO vient de se réconcilier avec BONGO, le Président du GABON, son ennemi héréditaire!!!
Bien malin, qui peut démêler cet écheveau !

PARIS BRULE-T-IL ?

Des écoles, des autobus, des voitures qui brûlent, des français de souches assassinés, des policiers sur lesquels on tirent, et de "bonnes âmes", des droits de l'homme, du parti communiste et des verts, bien sûr, en la personne de l'inénarrable anarchiste Mamère tirent sur le Ministre de l'Intérieur, dont ils souhaitent la démission. SARKOZY n'est pas ma "tasse de thé", mais il a raison, lorsqu'il parle de voyous et de criminels. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet, dont trop de gens parlent, mais qui m'inspire deux réflexions.
La première :
En serions-nous là si l'équipe GISCARD /CHIRAC n'avait pas autorisé le "regroupement familial", ce qui a provoqué la naissance de "français" par le droit du sol, qui, aujourd'hui, s'attaquent aux français de souche ?
La deuxième :
Ces opérations ne seraient-elles pas planifiées en vue d'affaiblir notre pays, sans pour autant mettre en cause les services spéciaux américains, comme l'a prétendu Vladimir JIRINOVSKI, le leader nationaliste russe sur radio Moscou, le 7 novembre dernier ?
L'ordre doit être rétabli, peu importe les moyens !
                                                                             Jean-Jacques GERARDIN

Dernière minute : Monsieur CHIRAC a mis 10 jours pour s'adresser au Pays, condamnant les meurtres de deux français assassinés par des voyous importés. Il a mis 10 heures pour exprimer sa consternation parce que des voyous de souche, avaient lancé un cocktail Molotov sur la mosquée de Carpentras. A vous de juger !
Pendant ce temps-là, un juge, rouge sans doute, place sous mandat de dépôt un policier, excédé et fatigué certainement, qui avait frappé un incendiaire. Où va donc notre Pays ?

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LES HOMMES AU POUVOIR (15 novembre 2005)

par Patrice GROS-SUAUDEAU

Avant de voter, les électeurs doivent pouvoir différencier les différents types d'hommes politiques qui ont accédé ou prétendent accéder au pouvoir.
Nous distinguerons trois types d'hommes politiques.
LES CHARISMATIQUES
Ces hommes se sont construits dans des circonstances historiques fortes. Ils se sont donnés une mission, en général, s'opposer à une défaite ou à un déclin inexorable. Leur ambition personnelle et leur ambition politique ne font qu'un. Ils se donnent pour une cause ou une idée. Pour la France, on peut citer le Général DE GAULLE.
LES TECHNOCRATES
Leur légitimité est basée sur leur formation. Ils ont, en principe, fait des études supérieures brillantes et utiles (économie, droit, sciences). Ils sont, en FRANCE, les produits de ce que l'on appelle l'élitisme républicain. En raison de leur compétence technique, ils considèrent que le pouvoir leur est dû. Une démocratie, en temps de paix a tendance à favoriser ce type de politique. En France, les exemples les plus évidents sont GISCARD, ROCARD, JUPPE…
LES PERVERS
Ils ont des capacités moyennes, ont fait des études moyennes qu'ils compensent par une ambition effrénée pour le pouvoir. Ce qui les caractérise est une absence de scrupules sur les moyens. Le pervers accepte la situation sociale comme elle est : il s'en sert pour arriver à ses fins. Il ne cherche pas à changer le monde, il cherche à paraître, n'étant rien lui-même. Il va utiliser les medias sans retenue, instrument même de paraître dans le jeu politique. L'exemple le plus caractéristique en France est bien sûr Nicolas SARKOZY.
Les hommes politiques, comme François BAYROU, qui n'appartiennent à aucun de ces trois pôles n'ont aucune chance d'accéder au pouvoir.                                                                 Patrice GROS-SUAUDEAU

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Y A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION ? (15 novembre 2005)

par Bernard BATISSE

Le pouvoir place ses forces armées dans des situations impossibles pour les laisser tomber après. Incapable de rétablir l'ordre à Alger où les bombes du FLN tuaient et mutilaient des centaines de nos compatriotes, la République confiait aux parachutistes le soin d'en finir avec les terroristes. Ce qui fut fait rapidement. Puis le péril passé, lâches et soulagés, des politiques et aussi des militaires se mirent à cracher sur les "tortionnaires" les émules des nazis, dont les méthodes musclées avaient permis de pacifier ALGER et ses environs.
Bien plus tard, par une étrange aberration, un autre régime engage l'élite de nos forces dans le bourbier ivoirien, alors qu'il saute aux yeux du plus demeuré des énarques, que la présence française en Afrique a été depuis trop longtemps minée par les politiciens français eux-mêmes pour qu'elle perdure. Depuis des dizaines d'années, les "intellectuels", les groupes de pression ethniques ont bavé sur le colonialisme et le pouvoir s'est distingué en accordant notre soutien, en COTE D'IVOIRE, comme ailleurs, à des dirigeants douteux. Notre intervention était justifiée pour préserver nos compatriotes que la chasse aux blancs, orchestrée par l'entourage du président ivoirien a meurtri, par des viols, des vols et des assassinats, trop nombreux mais limités grâce à la présence de nos soldats. Nous n'avons nul besoin de nous interposer entre deux factions tribales aussi peu recommandables l'une que l'autre. Mais voilà, dans toutes ces guerres sales qui opposent une armée régulière à des terroristes, il ne s'agit pas de combat entre soldats ni d'honneur. Les crimes commis par des brutes sanguinaires créent sur le terrain une sorte de climat qui peut provoquer quelque dérapage.
Il faut être un fieffé hypocrite pour se voiler et se couvrir la tête de cendres, pour se la cogner contre les murs. Tous ceux qui ont combattu ou combattront des terroristes, le vivent ou le vivront.
Il se trouve qu'un général de grande valeur aurait appris, sans en rendre compte à sa hiérarchie, qu'un incident s'était produit au cours de la capture d'un violeur, assassin qui terrorisait une région… Ce général, est victime d'un "cafard", comme nous disions à l'école autrefois, d'un indic, comme le disent les policiers.
Avant que l'enquête ne soit close, la machine à broyer se met en marche, une politicienne basquaise en tailleur pantalon, se prenant pour un Maréchal d'Empire, entame le grand air de la vertu outragée. Des généraux, de haut niveau, en rajoutent sur ordre sans doute. Des tartuffes de tout bord se manifestent. Ces gens ne mettent pas la même énergie à juger les incendiaires ni les assassins d'un... Préfet.
La descente aux enfers de notre civilisation s'accélère, la mondialisation matérialiste, la négation de toute autorité, l'abandon des vraies valeurs, la légalisation de toutes les déviances amènent notre vieux continent à se dissoudre dans une atmosphère de bas empire, de veuleries et de lâches renoncements.
Depuis plus de trente ans, on pouvait prévoir que le feu prendrait. Il rampait en sous-sol comme un feu de tourbe. Des gens de droite comme ceux de gauche ont laissé se constituer par électoralisme, par démagogie, des foyers "d'incivilité" qui sont devenus des foyers d'insurrection.
Aujourd'hui, il faudrait tenir un langage de chef, mais l'ennui est qu'il n'y a pas de chef. Si par miracle, il s'en levait un, il serait vite isolé et neutralisé.
On ne dira jamais assez le rôle néfaste des bavards qui développent leurs informations orientées sur les chaînes du service public où on laisse des guignols, des gauchistes, des communistes, des indépendantistes de tous poils saper l'autorité de l'Etat ou ce qu'il en reste.
La faiblesse n'est pas un gage de survie pour un régime. Si le Roi LOUIS XVI a perdu la tête, c'est simplement parce que le jour où des excités oisifs ont "attaqué" la BASTILLE, un 14 juillet je crois, il n'a pas fait intervenir deux régiments de cavalerie stationnés à quatre lieues de PARIS qui auraient nettoyé la place par une seule charge. Lorsque la populace est venue chercher le Roi à Versailles, il y avait un spectateur, un lieutenant d'artillerie, un certain BONAPARTE, qui, voyant le Roi céder aux émeutiers, dit, en corse, à un camarade, "quel couillon" et d'ajouter "si le Roi me donnait trois canons, je le débarrasserais de cette canaille".
La solution n'est pas de procurer du travail à des fainéants, qui n'en veulent pas, ni de repeindre les cages d'escaliers, ni d'alimenter des associations d'agitateurs.
Tout est dit:
Le lieutenant BONAPARTE est mort et le Président de la République est... Jacques CHIRAC !                                                                 Bernard BATISSE

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