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N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra
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PANORAMIQUE (15 novembre 2005)
par Jean-Jacques GERARDIN
L'ARMEE BLESSEE
Le 10 juillet 1985, le RAIMBOW WARRIOR, navire
"amiral" de Greenpeace explosait, à quai, dans le port
d'AUCKLAND. Le photographe portugais Fernando Pereira, qui était à
bord, était tué.
Ce navire, souvenez-vous, devait participer à une opération
anti-nucléaire contre les essais français de Mururoa, et la DGSE
avait reçu mission de le détruire.
Nul doute qu'il s'agissait là d'une "bavure" de notre
service de renseignement, dont deux agents, officiers supérieurs,
s'étaient rendus coupables, ce qui ne les a pas empêchés de faire
carrière, par la suite.
Un homme, Charles HERNU ministre de la Défense, qui connaissait les
tenants et les aboutissants de cette affaire, prit d'emblée, la
défense de ses subordonnés et celle du Chef de l'Etat, que
certains mettaient en cause.
Le 20 septembre 1985, cet homme que j'ai fréquenté,
démissionnait, c'était un grand ministre, un homme de devoir…un
chef.
Aujourd'hui, un général de corps d'armée, un colonel et un
sous-officier sont "suspendus" par Madame ALLIOT-MARIE,
ministre de la défense, à la suite d'une enquête de commandement,
dont les conclusions ne sont pas connues, qui les met en cause dans
la mort suspecte d'un ivoirien assassin et violeur.
"Suspendu", Je n'ai pas trouvé cette sanction en lisant
les articles 41 et 44 du Statut Général des militaires, présenté
devant l'Assemblée Nationale, par Jean-Pierre RAFFARIN, le 21
juillet 2004. Si cela voulait dire "écarter de son
commandement", il fallait dire "relevé de ses
fonctions", Madame le Ministre. Maintenant, nous apprenons que
le général PONCET est muté et qu'il est l'objet d'un blâme,
déclare le général BENTEGEAT, chef d'Etat Major de l'armée
française ? Un blâme, mon général, où avez-vous vu cette forme
de sanction ?
Madame le Ministre, vous avez commis une faute, car la mort d'un
ivoirien assassin et violeur, ne présente aucun intérêt, même
pas d'ailleurs, pour les ivoiriens.
Le général de corps d'armée PONCET n'est pas une carpette, comme
beaucoup de généraux qui ont fait carrière sans quitter l'Ile de
France, Dans les circonstances difficiles qu'a vécu la Côte
d'Ivoire, il vous a demandé des directives, il a demandé des
conseils au Chef de l'Etat major particulier du Président de la
République et on l'a laissé seul face à la situation sans lui
répondre. Etes-vous certaine, Madame le Ministre, que cette affaire
n'en cache pas d'autres, l'oubli par ses services d'un ordinateur
"CONFIDENTIEL DEFENSE" à l'Hôtel IVOIRE à ABIDJAN... le
RWANDA, il y a quelques années, Il fallait donc avoir la
"peau" du général PONCET, qui devrait démissionner
et... écrire.
Il est heureux, Madame le Ministre, que vous n'ayez pas été en
charge de la Défense, au moment de la guerre d'Algérie, car je
connais un grand nombre d'officiers qui auraient été
"suspendus", dont les généraux MASSU et BIGEARD entre
autres.
Par contre, je ne me souviens pas que l'on ait sanctionné les deux
généraux français en fonction en BOSNIE, qui, malgré les
engagements de l'un deux monté sur un blindé, ont abandonné, sans
défense, la population de SREBRENICA et ont laissé massacrer 8 000
hommes, femmes et enfants le 11 juillet 1995.
Je me doute que vous n'avez pas agi d'initiative, car vous n'êtes
pas le chef des armées, mais il y a des ordres que l'on n'exécute
pas.
Charles HERNU ne se serait pas comporté ainsi, soyez en certaine.
La FRANCE en AFRIQUE
La FRANCE africaine est en voie de disparition.
Nous n'y avons plus de réseaux et nos politiques sont incapables de
renouveler nos relations avec l'Afrique. Jules FERRY disait en
juillet 1885 : "la question coloniale, dans un pays comme le
nôtre est vitale pour la conquête des marchés" ? Certes,
cette époque est révolue et il est interdit de parler de
colonisation, car les instituteurs de nos enfants, qui refont
l'histoire, nous accusent d'avoir exploité les populations
colonisées, voire de les avoir massacrées. La loi glorifiant la
colonisation va être abrogée prochainement, par Gilles de Robien,
à la grande satisfaction des enseignants, qui l'avaient qualifiée
de LOI SCELERATE!! Tout ceci va nous conduire inévitablement, à
demander PARDON à Abdelaziz BOUTEFLIKA, à l'occasion de son voyage
en FRANCE, fin novembre pour les "crimes" commis durant la
période coloniale. Pardon à cet individu, qui, à l'occasion des
cérémonies de commémoration du 8 mai 1945 a qualifié les fours
à chaux utilisés par les français, de fours crématoires nazis et
qui a déclaré, il y a huit jours : "le colonialisme reste
pour nous et pour tous les peuples colonisés de la planète, l'un
des plus grand crimes contre l'humanité que l'histoire a
connu" et il ajoute : "la colonisation française a été
massivement une entreprise de décivilisation". Voilà
l'individu que CHIRAC va sans nul doute, prendre dans ses bras sur
les marches de l'Elysée !!
Les Chefs d'Etats africains continuent à consulter PARIS dans le
cadre d'intérêts économiques, mais les manifestations
francophobes se multiplient comme dernièrement, encore a DOUALA.
Derrière tout cela, il y a l'Amérique, bien sur, mais aussi la
CHINE, qui défend, au Conseil de Sécurité ses amis africains
contre les occidentaux et lance une offensive vers l'Afrique avec
les vingt principaux groupes chinois, dont le plus important est la
China National Petroleum Cie.
LA COTE D'IVOIRE
Le 30 octobre est passé et Laurent GBAGBO, qui a
terminé son mandat, est toujours en place, sans aucune
légitimité, avec la bénédiction de l'O.N.U.
La France doit présenter, devant le Conseil de Sécurité, une
résolution qui devrait dépouiller ce "président
intérimaire" de ses pouvoirs au profit d'un premier ministre.
Les candidats potentiels à l'élection présidentielle qui aura
bien lieu, un jour, sont nombreux : Gbagbo bien sûr, mais aussi
Konan BEDIE, Alassane OUATTARA et Guillaume SORO. Sont nombreux
aussi, avec des tendances diverses, les candidats "Premier
Ministre" : francs-maçons, pro-français, anti-français,
pro-américains et même un évêque, prêt à se sacrifier, celui
de YAMOUSSOUKRO, Siméon AHOUANAN, c'est tout dire!
Quant à GBAGBO, il alterne les positions anti-colonialistes et
"reality business". Contrairement à ce que l'on pense, la
FRANCE n'a pas quitté la COTE d'IVOIRE, ce sont les "petits
blancs" des P.M.E. qui sont partis en novembre 2004, mais les
grosses entreprises qui y sont encore, BOUYGUES, BOLLORE, FRANCE
TELECOM, etc., continuent leur implantation et les
"patriotes" ont reçu des consignes pour calmer les
ardeurs anti-françaises. Il n'en reste pas moins que c'est à un
cabinet américain, "THE KAMBER GROUP" que GBAGBO a
confié la conduite de sa future campagne électorale, qui sera
ouvertement anti-française !
Décidément, ce GBAGBO ne sait plus où il en est, et ses
dernières prises de position le confirment. Sa garde personnelle
est maintenant constituée de 400 sud africains, ancien de l'UNITA,
les pilotes des Subkois, qui ont tués nos soldats à BOUAKE,
viennent d'être promus, une délégation ivoirienne conduite par le
directeur de cabinet du ministre de la défense, Gnato ZIE, s'est
rendue en ISRAËL. Robert HUE, ancien patron du parti communiste
vient d'être reçu par le Président à Abidjan, auquel il a
apporté son soutien dans sa lutte contre le colonialisme. GBAGBO
vient de se réconcilier avec BONGO, le Président du GABON, son
ennemi héréditaire!!!
Bien malin, qui peut démêler cet écheveau !
PARIS BRULE-T-IL ?
Des écoles, des autobus, des voitures qui
brûlent, des français de souches assassinés, des policiers sur
lesquels on tirent, et de "bonnes âmes", des droits de
l'homme, du parti communiste et des verts, bien sûr, en la personne
de l'inénarrable anarchiste Mamère tirent sur le Ministre de
l'Intérieur, dont ils souhaitent la démission. SARKOZY n'est pas
ma "tasse de thé", mais il a raison, lorsqu'il parle de
voyous et de criminels. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet, dont
trop de gens parlent, mais qui m'inspire deux réflexions.
La première :
En serions-nous là si l'équipe GISCARD /CHIRAC n'avait pas
autorisé le "regroupement familial", ce qui a provoqué
la naissance de "français" par le droit du sol, qui,
aujourd'hui, s'attaquent aux français de souche ?
La deuxième :
Ces opérations ne seraient-elles pas planifiées en vue d'affaiblir
notre pays, sans pour autant mettre en cause les services spéciaux
américains, comme l'a prétendu Vladimir JIRINOVSKI, le leader
nationaliste russe sur radio Moscou, le 7 novembre dernier ?
L'ordre doit être rétabli, peu importe les moyens !
Jean-Jacques
GERARDIN
Dernière minute : Monsieur CHIRAC a mis 10
jours pour s'adresser au Pays, condamnant les meurtres de deux
français assassinés par des voyous importés. Il a mis 10 heures
pour exprimer sa consternation parce que des voyous de souche,
avaient lancé un cocktail Molotov sur la mosquée de Carpentras. A
vous de juger !
Pendant ce temps-là, un juge, rouge sans doute, place sous mandat
de dépôt un policier, excédé et fatigué certainement, qui avait
frappé un incendiaire. Où va donc notre Pays ?
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LES HOMMES AU POUVOIR (15
novembre 2005)
par Patrice GROS-SUAUDEAU
Avant de voter, les électeurs doivent pouvoir
différencier les différents types d'hommes politiques qui ont
accédé ou prétendent accéder au pouvoir.
Nous distinguerons trois types d'hommes politiques.
LES CHARISMATIQUES
Ces hommes se sont construits dans des circonstances historiques
fortes. Ils se sont donnés une mission, en général, s'opposer à
une défaite ou à un déclin inexorable. Leur ambition personnelle
et leur ambition politique ne font qu'un. Ils se donnent pour une
cause ou une idée. Pour la France, on peut citer le Général DE
GAULLE.
LES TECHNOCRATES
Leur légitimité est basée sur leur formation. Ils ont, en
principe, fait des études supérieures brillantes et utiles
(économie, droit, sciences). Ils sont, en FRANCE, les produits de
ce que l'on appelle l'élitisme républicain. En raison de leur
compétence technique, ils considèrent que le pouvoir leur est dû.
Une démocratie, en temps de paix a tendance à favoriser ce type de
politique. En France, les exemples les plus évidents sont GISCARD,
ROCARD, JUPPE…
LES PERVERS
Ils ont des capacités moyennes, ont fait des études moyennes
qu'ils compensent par une ambition effrénée pour le pouvoir. Ce
qui les caractérise est une absence de scrupules sur les moyens. Le
pervers accepte la situation sociale comme elle est : il s'en sert
pour arriver à ses fins. Il ne cherche pas à changer le monde, il
cherche à paraître, n'étant rien lui-même. Il va utiliser les
medias sans retenue, instrument même de paraître dans le jeu
politique. L'exemple le plus caractéristique en France est bien
sûr Nicolas SARKOZY.
Les hommes politiques, comme François BAYROU, qui n'appartiennent
à aucun de ces trois pôles n'ont aucune chance d'accéder au
pouvoir.
Patrice GROS-SUAUDEAU
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Y A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION ?
(15 novembre 2005)
par Bernard BATISSE
Le pouvoir place ses forces armées dans des
situations impossibles pour les laisser tomber après. Incapable de
rétablir l'ordre à Alger où les bombes du FLN tuaient et
mutilaient des centaines de nos compatriotes, la République
confiait aux parachutistes le soin d'en finir avec les terroristes.
Ce qui fut fait rapidement. Puis le péril passé, lâches et
soulagés, des politiques et aussi des militaires se mirent à
cracher sur les "tortionnaires" les émules des nazis,
dont les méthodes musclées avaient permis de pacifier ALGER et ses
environs.
Bien plus tard, par une étrange aberration, un autre régime engage
l'élite de nos forces dans le bourbier ivoirien, alors qu'il saute
aux yeux du plus demeuré des énarques, que la présence française
en Afrique a été depuis trop longtemps minée par les politiciens
français eux-mêmes pour qu'elle perdure. Depuis des dizaines
d'années, les "intellectuels", les groupes de pression
ethniques ont bavé sur le colonialisme et le pouvoir s'est
distingué en accordant notre soutien, en COTE D'IVOIRE, comme
ailleurs, à des dirigeants douteux. Notre intervention était
justifiée pour préserver nos compatriotes que la chasse aux
blancs, orchestrée par l'entourage du président ivoirien a
meurtri, par des viols, des vols et des assassinats, trop nombreux
mais limités grâce à la présence de nos soldats. Nous n'avons
nul besoin de nous interposer entre deux factions tribales aussi peu
recommandables l'une que l'autre. Mais voilà, dans toutes ces
guerres sales qui opposent une armée régulière à des
terroristes, il ne s'agit pas de combat entre soldats ni d'honneur.
Les crimes commis par des brutes sanguinaires créent sur le terrain
une sorte de climat qui peut provoquer quelque dérapage.
Il faut être un fieffé hypocrite pour se voiler et se couvrir la
tête de cendres, pour se la cogner contre les murs. Tous ceux qui
ont combattu ou combattront des terroristes, le vivent ou le
vivront.
Il se trouve qu'un général de grande valeur aurait appris, sans en
rendre compte à sa hiérarchie, qu'un incident s'était produit au
cours de la capture d'un violeur, assassin qui terrorisait une
région… Ce général, est victime d'un "cafard", comme
nous disions à l'école autrefois, d'un indic, comme le disent les
policiers.
Avant que l'enquête ne soit close, la machine à broyer se met en
marche, une politicienne basquaise en tailleur pantalon, se prenant
pour un Maréchal d'Empire, entame le grand air de la vertu
outragée. Des généraux, de haut niveau, en rajoutent sur ordre
sans doute. Des tartuffes de tout bord se manifestent. Ces gens ne
mettent pas la même énergie à juger les incendiaires ni les
assassins d'un... Préfet.
La descente aux enfers de notre civilisation s'accélère, la
mondialisation matérialiste, la négation de toute autorité,
l'abandon des vraies valeurs, la légalisation de toutes les
déviances amènent notre vieux continent à se dissoudre dans une
atmosphère de bas empire, de veuleries et de lâches renoncements.
Depuis plus de trente ans, on pouvait prévoir que le feu prendrait.
Il rampait en sous-sol comme un feu de tourbe. Des gens de droite
comme ceux de gauche ont laissé se constituer par électoralisme,
par démagogie, des foyers "d'incivilité" qui sont
devenus des foyers d'insurrection.
Aujourd'hui, il faudrait tenir un langage de chef, mais l'ennui est
qu'il n'y a pas de chef. Si par miracle, il s'en levait un, il
serait vite isolé et neutralisé.
On ne dira jamais assez le rôle néfaste des bavards qui
développent leurs informations orientées sur les chaînes du
service public où on laisse des guignols, des gauchistes, des
communistes, des indépendantistes de tous poils saper l'autorité
de l'Etat ou ce qu'il en reste.
La faiblesse n'est pas un gage de survie pour un régime. Si le Roi
LOUIS XVI a perdu la tête, c'est simplement parce que le jour où
des excités oisifs ont "attaqué" la BASTILLE, un 14
juillet je crois, il n'a pas fait intervenir deux régiments de
cavalerie stationnés à quatre lieues de PARIS qui auraient
nettoyé la place par une seule charge. Lorsque la populace est
venue chercher le Roi à Versailles, il y avait un spectateur, un
lieutenant d'artillerie, un certain BONAPARTE, qui, voyant le Roi
céder aux émeutiers, dit, en corse, à un camarade, "quel
couillon" et d'ajouter "si le Roi me donnait trois canons,
je le débarrasserais de cette canaille".
La solution n'est pas de procurer du travail à des fainéants, qui
n'en veulent pas, ni de repeindre les cages d'escaliers, ni
d'alimenter des associations d'agitateurs.
Tout est dit:
Le lieutenant BONAPARTE est mort et le Président de la République
est... Jacques CHIRAC !
Bernard BATISSE
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