|
Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être
repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de
l'origine et en donnant notre adresse EMAIL.
Merci.

Cliquez sur les titres pour lire les articles :
N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra
courant avril,
le rythme de parution étant établi à un numéro par mois.

DEVANT LE DÉLABREMENT DE NOTRE PAYS JE VOUDRAIS
VOUS FAIRE PART D’UNE PENSÉE DE Joseph de MAISTRE QUI VOUS DONNERA
UN PEU D’ESPOIR :
“La France est cette Nation impétueuse qui ne revient à la vérité
qu’après avoir épuisé l’erreur.”
Puisse être encore le cas aujourd’hui ?

PANORAMIQUE (16 mars 2006)
par Jean-Jacques GERARDIN
Un racisme à deux vitesses
Un jeune juif est assassiné dans des conditions
abominables et immédiatement le CRIF, SOS Racisme, la LICRA et la
République toutes tendances confondues se révoltent et appellent à
manifester contre l’antisémitisme, sans que les premiers éléments de
l’enquête viennent le confirmer.
D’emblée, je tiens à préciser, dans le cas où des esprits
malveillants voudraient me taxer de racisme, que j’ai des amis, des
vrais, de confession juive mais aussi des musulmans, blancs et noirs
et que j’ai vécu de nombreuses années parmi eux.
Je cherche simplement à être objectif.
Pourquoi a-t-on vu des drapeaux israéliens lors de la manifestation
de soutien à la famille Halimi qui est française ?
Pourquoi a-t-on vu la LICRA expulser Philippe de Villiers du défilé,
alors qu’il n'a jamais tenu le moindre propos raciste ni antisémite
?
Avez-vous vu sur Internet, sous le titre “l’imposture des racistes”
parue dans le site Migdal, en illustration de cette manifestation
pour HALIMI du 26 Février, les trois "éléphants" du P.S.: Delanoë,
Hollande et Jospin se tordre de rire, alors que tout le reste du
cortège était recueilli et récitait un kaddish.
Ce crime était-il un crime antisémite ? Je ne le pense pas car la
bande de Fofana a des victimes à son actif qui ne sont pas juifs et
les éléments de l’enquête faite à Abidjan, ne vont pas dans ce sens.
Dire comme l’ont hurlé certains dirigeants
socialistes qu’à la suite de ce tragique événement la FRANCE est en
danger me parait tout a fait démesuré.
Par contre la FRANCE est en danger lorsqu’une populace de SAINT
MARTIN se réjouit devant le corps d’un gendarme mortellement blessé
en “criant on a tué un blanc”. Cela aussi c’est du racisme et je
n’ai pas entendu beaucoup de voix des partis de gauche et affiliés
monter au créneaux pour le dénoncer.
Je vais vous rappeler les faits en m’appuyant sur le témoignage d’un
français de Saint Martin, Monsieur Philippe BOUVIER et de certains
éléments de l’enquête.
Lors d’une course sauvage à moto le Gendarme Raphaël CLIN est heurté
violemment par un motard et alors qu’il agonise sur le bord de la
route et que son camarade demande du secours, une quarantaine de
spectateurs insulte le gendarme au sol et crient : "victoire...un
gendarme est au sol...bravo" etc.. Craignant que cela ne dégénère
son collègue prend son pistolet afin que personne ne s’en empare
(c’est dire l’ambiance!!!). A l’arrivée à l’hôpital, en présence de
son épouse les insultes fusent et sa femme Stéphanie finira par
entendre : "on a tué un blanc". Ce dramatique accident et les scènes
qui l’ont accompagné ne sont que l’illustration du climat local. Une
partie de la population saint-martinoise entretient une haine
farouche à l’égard de la population métropolitaine et cette haine
porte le nom de racisme, un racisme dont nos dirigeants ne se sont
pas émus !!!
Lors de la cérémonie d’adieu à CLIN, le Maire ne s’était même pas
dérangé. Là, oui l'Etat est en danger, car non seulement il est
incapable de faire respecter ses représentants, mais, alors qu’ils
se sont sacrifiés pour lui, il ne leur rend pas justice et
tergiverse pour savoir si ce drame est raciste ou non.
Le député UMP Guy TESSIER a affirmé que les circonstances de la mort
du gendarme CLIN n’avaient rien à envier à la mort tragique et tout
aussi inhumaine d’Ilam HALIMI.
Comment alors expliquer le silence de nos dirigeants sur cette
tragédie ?
Il a fallu trois semaines pour qu’un procureur de la république
reconnaisse l’attitude raciste de l’affaire.
Plus rapide, le procureur de Lyon a mis trois heures pour déclarer
que “l’arabe”, Chaib ZEHAD, père de trois enfants abattu à OULLINS
le 6 mars dernier n'avait pas été victime d’un crime raciste alors
qu'un jeune témoin SIDALI a affirmé avoir entendu crier : "sale
arabe, race de con"!
Heureusement cela aurait obligé Jacques CHIRAC à enlever ses
babouches à l’entrée d’une mosquée, car j’espère que dans son esprit
il n’y a pas de différence entre l’assassinat d’un juif et celui
d’un arabe ?
L’EDUCATION NATIONALE
Une fois de plus, les artères de nos cités sont
encombrées d’une bande de braillards qui veulent diriger la
politique de la NATION.
Il y a deux raisons à cela.
La suppression du service militaire en est une et le baccalauréat au
rabais est la seconde.
Monsieur CHIRAC a supprimé la conscription créant un vide important
dans le système de défense de la nation mais aussi en empêchant
notre jeunesse de recevoir une formation d’hommes, sans doute sous
une autre forme que ce que nous avons connu, j’en conviens.
Nos ministres de l’Education Nationale se sont fait une gloire de
créer 85% de bacheliers ignares qui encombrent aujourd’hui nos
universités et ne respectent même plus la SORBONNE, ignorant sans
doute, pour la plupart, ce que cela représente.
En dehors de ces raisons fondamentales n’oublions pas le triste
exemple que donnent certains, la plupart, des membres de
l’enseignement hirsutes, porteurs de chignons, de jeans rapiécés et
que sais-je encore. Lorsque l’on veut être respectés il faut être
respectables Messieurs, et ce n’est pas étonnant que vous receviez
de temps à autre une gifle si vous avez une tête à claques !!
Comment se fait-il que la démocratie qui est dans toutes les bouches
de nos dirigeants, de gauche et de droite, permette que quelques
crétins empêchent ceux qui veulent travailler de le faire ?
Il est temps de reprendre les choses en main, Monsieur de ROBIEN et
de montrer que vous êtes digne d’occuper les fonctions qui sont les
vôtres. La tâche n’est pas facile, je le sais, et je me souviens que
Monsieur MAUNOURY, m’avait dit un jour alors qu’il était Ministre de
l’Education Nationale, "ne croyez pas que ce soit moi qui commande,
ce sont les syndicats." A vrai dire je croyais que les choses
avaient changés.
Il n’y a plus d’ETAT.
Lors d’une manifestation de viticulteurs de
l’HERAULT, que j’approuve totalement, mais dont je n’admets pas les
débordements, deux véhicules de la gendarmerie sont détruits.
Quelques jours après, aux alentours de Grammat, deux gendarmes sont
déshabillés, leurs uniformes dérobés ainsi que leurs armes.
Sans doute ont-ils commis une faute qui résulte de la peur que nos
gendarmes ont maintenant de se servir de leurs armes en se
protégeant réciproquement. Se servir de son arme, c’est être mis en
examen, malgré les nombreux cas ou la gendarmerie peut le faire,
mais qui les couvrira ?
Si nous agissions comme les policiers américains le font, nous n’en
serions pas là. L’Amérique est pourtant une grande démocratie
d'après ce que l’on nous dit chaque jour. Faisons la même chose en
France et vous verrez le tollé général.
J’entends Monsieur SARKOZY,.....mais après les émeutes des banlieues
il nous avait promis les expulsions de tous les étrangers
poursuivis, environ 178.....7 ont été expulsés. Il nous avait dit
aussi que ses services allaient faire des enquêtes financières pour
savoir comment des gens sans travail, dans les cités, pouvaient
circuler au volant de grosses cylindrées... et alors ?
Les idées sont bonnes. ..mais après ?
LE SEISME D’OUTREAU
Les magistrats de l’ordre judiciaire ne sont pas
des intouchables, il faut bien qu’ils en prennent conscience. Il est
inadmissible d’entendre de hauts magistrats prétendre devant la
Commission Parlementaire qu’il n’y pas eu dysfonctionnement et
s’étonner, pour certains, que l’on parle de fautes dans la procédure
conduite par le juge BURGAUD. D’autres n’admettent pas d’être
entendus par la Commission parlementaire, ce qui est un comble, car
ce sont les parlementaires qui font les lois, bien ou mal sans
doute, mais il est de leur devoir de vérifier comment elles sont
appliquées.
BOUTEFLIKA
Pour remercier la FRANCE de l’avoir soigné, sans
doute sauvé, le Président BOUTEFLIKA a fait fermer les écoles
françaises en Algérie. Il semblerait que son état de santé préoccupe
beaucoup les Algériens et qu’ils soient étonnés par sa nouvelle
ferveur religieuse.
Les visites fréquentes de son “dauphin” Ahmed OUYAHIA à ZEARALDA où
vit maintenant le Président font jaser.
Jean-Jacques
GERARDIN
Retour au
sommaire du numéro
LE PATRIOTISME ÉCONOMIQUE (16 mars 2006)
par Patrice GROS-SUAUDEAU
Dominique de Villepin fait appel à ce terme
bizarre aussi bien pour la gauche que pour la droite libérale. Le
patriotisme, en effet, pour la gauche n’est pas loin du nationalisme
donc dangereux. Pour la droite libérale, libre-échangiste,
mondialiste, l’économie n’a pas de patrie. Seuls comptent le profit
et la finance.
On peut donc légitimement, se demander ce que représente le
patriotisme économique, venant de la part d’un homme incarnant la
droite libérale. Les hommes politiques au pouvoir ont voté et appelé
à voter tous les transferts de souveraineté et les gouvernements de
gauche comme de droite ont signé les accords qui entérinaient la
mondialisation et le libre échange, ce qui, par le fait même
anéantissait l’idée de patriotisme économique, qu’il soit français
ou européen.
Lorsque le Crédit Commercial de France avait été acheté par les
Anglais, le Ministre de l’économie STRAUSS-KHAN avait déclaré : "il
ne faut pas se recroqueviller sur un nationalisme frileux". Et. hop,
à la trappe, un des fleurons de la Banque française !
Et pourtant le patriotisme économique existe dans les faits, caché,
honteux et sournois. Tous les pays le pratiquent en catimini, les
ETATS-UNIS les premiers. Tout secteur considéré comme stratégique
pour les USA doit rester américain. L’Allemagne est très
sourcilleuse sur le maintien de son industrie. Quant aux Italiens,
soit disant scandalisés par la position de la FRANCE, ils ont tout
fait pour que leurs banques restent nationales. Il y a donc des
accords internationaux que l’on signe et que l’on ne met pas en
pratique. La FRANCE a raison de sauvegarder ses grosses entreprises
parce qu’elle a peu de PME et de PMI par rapport aux autres. Une
très grosse entreprise, avec des milliers d’emplois, qui passe sous
contrôle étranger est une perte de destin pour un pays. La vision
libérale pure et dure n’est pas tenable, ce n’est qu’une imposture
idéologique. Tous les pays cherchent avec des moyens différents à
garder leurs entreprises importantes. La pureté libérale n’existe
pas, le libéralisme n’est pas la vérité révélée.
Si l’on ne tenait compte que des mécanismes financiers et de la loi
du profit, combien resterait-il d’usines en Europe ? Comme le
soulignait Patrick ARTUS : "si Renault délocalisait toutes ses
usines en INDE ou en ROUMANIE, il multiplierait par deux ou trois
ses profits."
Une politique économique doit avoir comme objectif le maintien d’une
forte industrie nationale et le maintien de l’emploi. La gestion des
entreprises doit tenir compte du long terme et non de la recherche
du profit immédiat, comme cela se passe avec la toute puissance de
la Bourse. Il n’y a pas de culpabilité pour un pays à vouloir être
maitre de son destin économique.
Patrice GROS-SUAUDEAU
Retour au
sommaire du numéro

N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra
courant avril,
le rythme de parution étant établi à un numéro par mois.
|