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ARCHIVE (du n°96)
parution du 14 avril 2006

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

numéro corrigé le 18/04/06

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Article date Auteur

à méditer             

1860

A. LINCOLN

PANORAMIQUE 14 avril 2006

J.J. GERARDIN

A PROPOS DES ÉTRANGERS QUI SE SONT BATTUS POUR LA FRANCE 14 avril 2006 P. GROS-SUAUDEAU
L’EUROPE : N’AYONS PAS PEUR DES MOTS ! 14 avril 2006

A. BOURNAZEL

LES BONS CRIMES DE GUERRE 14 avril 2006

A. ARRETTE

N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra courant mai,
le rythme de parution étant établi à un numéro par mois.

A méditer :

DÉCLARATION AU CONGRES EN 1860 DU PRESIDENT LINCOLN
“Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant les forts. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance. Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu’ils pourraient ou devraient faire eux-mêmes.”

PANORAMIQUE (14 avril 2006)

par Jean-Jacques GERARDIN

SOUTIEN POLITIQUE ET MARKETING
Un président élu à 82% au BELARUS c'est une dictature : un président élu à 84% en ALGERIE c'est une élection qui ne souffre aucune contestation. Dixit Chirac.

LES DELIRES DE LA JEUNESSE

Vous ne comprendriez sans doute pas que je n’aborde pas ce problème qui a provoqué l’hilarité du monde entier à nos dépens.
Je voudrais être objectif dans cette analyse, ce qui n’est pas très aisé.
Notre Premier Ministre, qui ne se relèvera pas de cette aventure, a sans nul doute commis une erreur en n’ouvrant pas une large concertation avec les partenaires sociaux avant de prendre une décision, Il en a commis une autre en laissant bâtir le CPE par Louis-Charles VIOSSAT, son directeur de cabinet adjoint auteur de la gestion calamiteuse de la canicule de 2003 lorsqu’il dirigeait le cabinet de Jean-François MATTEI. Un énarque de plus !!!!
Nous avons affaire à une jeunesse déboussolée qui s’élève seule, avec comme exemple des parents soixante-huitards dépourvus du moindre sens des responsabilités.
Il nous a ainsi été donné de voir :
Les anti-CPE avec à leur tête, Bruno JULLIARD disciple d’Henri EMMANUELLI et qui sera un jour, député dans cette république déliquescente. Savez vous que le Maire du PUY EN VELAY est Madame ARNAUD LANDAU, socialiste bien évidemment, MERE DU BRUNO, et que dernièrement elle est intervenue en personne pour faire dégager un carrefour de sa commune bloqué par des lycéens qui “empêchaient les ouvriers d’aller travailler“!!. Aux étudiants viennent de se joindre les syndicats lycéens dont les actions sont téléguidées par des professeurs gauchistes appartenant au FILL et dont, les attaches avec SOS racisme ne sont plus à démontrer. Profitant de l’aubaine, les syndicats ont pris le train en marche et nous avons revu, en gros plan sur nos écrans, THIBAULT, de MAILLY et CHEREQUE venus donner un coup de main aux socialistes en vue de 2007 !
Les pro-CPE frileux, qui veulent travailler et passer leurs examens, mais n’ont pas le courage de descendre dans la rue pour crier leur point de vue.
Là-dessus, le Parlement vote une loi, approuvée par le Conseil Constitutionnel et promulguée par le Président de la République qui déclare en même temps qu’elle ne sera pas appliquée et désigne les deux présidents des groupes UMP et eux seuls pour établir un contre projet. On croit rêver !
Pendant ce temps-là SARKOZY clame sa fidélité tout en jouant les sapajous sabordeurs aux cours de ses conférences de presse, après que de CHARETTE, que je connais bien, toujours prêt à tous les coups sordides ait été envoyé en éclaireur.
Immense foutoir, en définitive, qui devrait profiter aux socialistes s'ils ne se ridiculisaient pas avec la candidature de Ségolène ROYAL.
Voila où nous a conduit la démocratie !
Je conviens que notre jeunesse puisse être inquiète sur son avenir, qu’il est anormal qu’une jeune titulaire du bac +5 ne trouve de place que dans une grande surface comme hôtesse de caisse, mais défiler dans les rues, casser des voitures, piller la Sorbonne ne solutionnera pas leurs problèmes.
Le gouvernement a-t-il pris conscience de la gravité de cette situation ? j’aimerais en être certain.
                                                                             Jean-Jacques GERARDIN

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A PROPOS DES ÉTRANGERS QUI SE SONT BATTUS POUR LA FRANCE (14 avril 2006)

par Patrice GROS-SUAUDEAU

Quand j’étais gamin, un petit vieux qui avait fait quatorze-dix huit, m’avait raconté une drôle d’histoire. Lorsqu’il revenait du “front”, il avait pris le train, dans les bons vieux wagons avec les banquettes en bois. Il était entré dans un compartiment où se trouvait un tirailleur sénégalais. Lorsqu'il s’est assis une odeur pestilentielle lui prit le nez et la gorge. Cela venait-il du tirailleur ? A l’époque il était encore permis de penser ainsi...mais justement non, cela venait de la musette du soldat. Dedans se trouvait une tète blonde aux yeux grands ouverts, celle d’un soldat allemand que le tirailleur ramenait comme trophée dans son village natal et qu’il avait coupé au coupe-coupe, pour susciter l’admiration de ceux de sa tribu envers le “guerrier”.
Le petit vieux m’avait aussi raconté que pendant leurs heures perdues certains sénégalais coupaient les oreilles des allemands prisonniers pour en faire des colliers.
Vérité ici, erreur au-delà. Les allemands ont toujours trouvé incorrect l’utilisation de troupes coloniales par les Anglais et par les Français. C’était selon la formule consacrée “amener le nègre sur le Rhin”. Quand les Français ont occupé la RUHR après la première guerre mondiale, ils avaient trouvé spirituel, pour humilier les Allemands d’envoyer des troupes coloniales, ce qui a, d’ailleurs, favorisé la montée de l’extrême droite.
A l’heure où la République nous parle, sans cesse de la dette de la France envers les étrangers qui se sont battus pour elle, il est bon de rappeler cette vieille histoire.
Pendant la Révolution Française, la populace parisienne avait massacré les gardes suisses qui s’étaient mis au service de la France et de son Roi.
Pendant la seconde guerre, on a beaucoup parlé des républicains espagnols qui étaient arrivés les premiers sur leurs blindés, dans Paris. Serait-il inconvenant de se poser la question de savoir si c’étaient les mêmes qui, quelques années auparavant, en Espagne, violaient les bonnes sœurs incendiaient les monastères et les églises après avoir égorgé les curés.
La République aime insister avec complaisance sur le rôle des étrangers qui se sont battus à notre place et que l’on doit admirer. Ironie de l’Histoire : cela finit par rejoindre la propagande nazie pour qui la République avait complètement abâtardi les français, incapable de se battre poussant dans le dos leurs frères de couleur pour aller au casse pipe, défendre les valeurs républicaines.
Pendant la première guerre mondiale, il n’y a pas que les troupes coloniales qui se sont battues, il suffit de lire les listes interminables de noms sur les monuments aux morts de nos communes pour trouver ridicule la fixation que l’on fait actuellement sur les 20000 musulmans qui sont tombés, soit 1% des pertes !!
Certes la France a envoyé en Indochine des troupes coloniales, mais il y avait aussi d’anciens Waffen SS qui se sont battus, y compris en Algérie plus longtemps qu’ils n’avaient servis dans l’armée allemande. Lorsque la République nous dit qu’il faut rendre hommage aux étrangers qui ont combattus pour elle, on se doute bien que ce n’est pas à ceux-là qu’elle nous invite à penser. A DIEN BIEN PHU allemands et français étaient unis dans le même sacrifice aux coté des tirailleurs sénégalais.
Nous conclurons de tout cela qu’un peuple doit avant tout compter sur lui même. L’apport dans le fond infime de certains étrangers ne justifie aucune dette pour la France sur le plan financier dans la mesure où ils sont assimilés à nos propres combattants.
                                                                Patrice GROS-SUAUDEAU

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L’EUROPE : N’AYONS PAS PEUR DES MOTS ! (14 avril 2006)

par Alain BOURNAZEL

Quel que soit l’angle sous lequel on l’examine, l’UNION EUROPEENNE est une caricature. Cette entité qui se proclame, avec prétention, une union est en fait constituée d’Etats qui ne sont d’accord sur rien ou à peu près rien. Ce qui n’empêche pas certains béats perroquets de répéter à l’envi : "on est plus fort ensemble", formule exacte à la seule condition que les efforts des partenaires aillent dans le même sens, ce qui est loin d’être le cas.
Quelle Europe voulons-nous? Les Etats membres de l’Union sont incapables de répondre d’une, même voix à cette question. Une vaste zone de libre échange s’étendant sans frontières bien définies des deux rives de l’Atlantique aux profondeurs de l’Europe de l’Est, englobant la TURQUIE, voire d’autres pays du Proche Orient ? Telle est la conception britannique de l’EUROPE à laquelle s’oppose la vision d’une EUROPE structurée dans dans des frontières respectueuses de l’histoire et de la géographie. Le même type de désaccord prévaut en matière institutionnelle.
Les antagonismes se poursuivent sans fin : l’Europe de l’intégration ou celle des grands projets type Airbus ? L’Europe qui promeut une authentique politique industrielle ou celle qui s’abandonne aux seules forces du marché? Une Europe qui défend ses spécificités ou une Europe qui brade ses intérêts agricoles et culturels dans la mondialisation exacerbée imposée par l’OMC ? L’EURO était censé constituer une avancée de la construction européenne. C'est un fiasco total. La vaste zone de croissance et d’emploi que devait créer la monnaie unique se perd aujourd’hui dans le dépotoir des promesses non tenues. La croissance est en berne, le niveau du chômage indécent, le pouvoir d’achat sans cesse limité par la hausse des prix. Les pays qui n’avaient pas opté pour le passage à l’euro (Royaume Uni, Suède, Danemark) ne semblent pas le regretter. Quant aux nouveaux membres condamnés à passer à l’euro, ils ne sont pas unanimes sur l’opportunité de ce transfert (la Pologne). La liste est loin d’être close. On pourrait évoquer l’immigration avec les accords de SHENGEN, la politique de la Défense, la politique extérieure et de sécurité commune, la préférence communautaire, la politique agricole commune, la recherche etc....Chaque négociation montre que les Etats ont des intérêts divergents et que la somme de ces divergences ne peut conduire qu’à une impasse.
Sans doute pourra-t-on objecter que dans le passé les conceptions opposées des Etats membres ont pu être surmontées dans le cadre d’une vaste stratégie de compromis. Mais les Etats membres étaient moins nombreux et d’une structure beaucoup plus homogène qu’ils ne le sont aujourd’hui. Chacun le sent bien : l’U.E. éclate sous le poids de ses propres contradictions et cette rupture se manifeste dans la perte de confiance des Européens eux-mêmes envers les institutions qui sont censées les représenter.
Fondamentalement ? L'Europe aujourd’hui ne sert à rien, ou si peu tandis que certaines malfaisances sont particulièrement tenaces. La perte de souveraineté monétaire, la perte de souveraineté économique se révèlent particulièrement dévastatrices. La reconquête des compétences constitue le préalable indispensable au redressement de la FRANCE.
                                                                Alain BOURNAZEL,
                                                                secrétaire général du R.I.F.

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LES BONS CRIMES DE GUERRE (14 avril 2006)

par Alexis ARRETE

On savait qu’un crime de guerre commis par les allemands est un crime et que le même commis par les “alliés” ne l’est pas forcément. Oradour-sur-Glane est un crime de guerre horrible, mais Dar el-Yassin est moins horrible. C’est fort heureux que la justice immanente ait tué MILOSEVIC, qui avait l’air de défier ses juges. Pourquoi n’a-t-on pas rappelé que l’un de ses anciens collaborateurs devenu son accusateur Milan BALIC, s’était pendu dans sa cellule? Il ne fait pas bon d’être accusé aujourd'hui lorsque l’on est Serbe. Par contre quand on est Kossovien ça passe mieux. C’est ainsi que l’on vient d’élire Président du KOSSOVO, un citoyen, lui aussi inculpé de crimes de guerre. S’il se conduit bien...on l’oubliera.
                                                                                       Alexis ARRETE

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