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numéro corrigé le 18/04/06
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N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra
courant mai,
le rythme de parution étant établi à un numéro par mois.

A méditer :
DÉCLARATION AU CONGRES EN 1860 DU PRESIDENT
LINCOLN
“Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant
les forts. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant
l’employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en
encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le
pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas forcer le caractère
et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance. Vous
ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux
ce qu’ils pourraient ou devraient faire eux-mêmes.”

PANORAMIQUE (14 avril 2006)
par Jean-Jacques GERARDIN
SOUTIEN POLITIQUE ET MARKETING
Un président élu à 82% au BELARUS c'est une dictature : un président
élu à 84% en ALGERIE c'est une élection qui ne souffre aucune
contestation. Dixit Chirac.
LES DELIRES DE LA JEUNESSE
Vous ne comprendriez sans doute pas que je
n’aborde pas ce problème qui a provoqué l’hilarité du monde entier à
nos dépens.
Je voudrais être objectif dans cette analyse, ce qui n’est pas très
aisé.
Notre Premier Ministre, qui ne se relèvera pas de cette aventure, a
sans nul doute commis une erreur en n’ouvrant pas une large
concertation avec les partenaires sociaux avant de prendre une
décision, Il en a commis une autre en laissant bâtir le CPE par
Louis-Charles VIOSSAT, son directeur de cabinet adjoint auteur de la
gestion calamiteuse de la canicule de 2003 lorsqu’il dirigeait le
cabinet de Jean-François MATTEI. Un énarque de plus !!!!
Nous avons affaire à une jeunesse déboussolée qui s’élève seule,
avec comme exemple des parents soixante-huitards dépourvus du
moindre sens des responsabilités.
Il nous a ainsi été donné de voir :
Les anti-CPE avec à leur tête, Bruno JULLIARD disciple d’Henri
EMMANUELLI et qui sera un jour, député dans cette république
déliquescente. Savez vous que le Maire du PUY EN VELAY est Madame
ARNAUD LANDAU, socialiste bien évidemment, MERE DU BRUNO, et que
dernièrement elle est intervenue en personne pour faire dégager un
carrefour de sa commune bloqué par des lycéens qui “empêchaient les
ouvriers d’aller travailler“!!. Aux étudiants viennent de se joindre
les syndicats lycéens dont les actions sont téléguidées par des
professeurs gauchistes appartenant au FILL et dont, les attaches
avec SOS racisme ne sont plus à démontrer. Profitant de l’aubaine,
les syndicats ont pris le train en marche et nous avons revu, en
gros plan sur nos écrans, THIBAULT, de MAILLY et CHEREQUE venus
donner un coup de main aux socialistes en vue de 2007 !
Les pro-CPE frileux, qui veulent travailler et passer leurs examens,
mais n’ont pas le courage de descendre dans la rue pour crier leur
point de vue.
Là-dessus, le Parlement vote une loi, approuvée par le Conseil
Constitutionnel et promulguée par le Président de la République qui
déclare en même temps qu’elle ne sera pas appliquée et désigne les
deux présidents des groupes UMP et eux seuls pour établir un contre
projet. On croit rêver !
Pendant ce temps-là SARKOZY clame sa fidélité tout en jouant les
sapajous sabordeurs aux cours de ses conférences de presse, après
que de CHARETTE, que je connais bien, toujours prêt à tous les coups
sordides ait été envoyé en éclaireur.
Immense foutoir, en définitive, qui devrait profiter aux socialistes
s'ils ne se ridiculisaient pas avec la candidature de Ségolène
ROYAL.
Voila où nous a conduit la démocratie !
Je conviens que notre jeunesse puisse être inquiète sur son avenir,
qu’il est anormal qu’une jeune titulaire du bac +5 ne trouve de
place que dans une grande surface comme hôtesse de caisse, mais
défiler dans les rues, casser des voitures, piller la Sorbonne ne
solutionnera pas leurs problèmes.
Le gouvernement a-t-il pris conscience de la gravité de cette
situation ? j’aimerais en être certain.
Jean-Jacques
GERARDIN
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A PROPOS DES ÉTRANGERS QUI SE SONT
BATTUS POUR LA FRANCE (14 avril 2006)
par Patrice GROS-SUAUDEAU
Quand j’étais gamin, un petit vieux qui avait
fait quatorze-dix huit, m’avait raconté une drôle d’histoire.
Lorsqu’il revenait du “front”, il avait pris le train, dans les bons
vieux wagons avec les banquettes en bois. Il était entré dans un
compartiment où se trouvait un tirailleur sénégalais. Lorsqu'il
s’est assis une odeur pestilentielle lui prit le nez et la gorge.
Cela venait-il du tirailleur ? A l’époque il était encore permis de
penser ainsi...mais justement non, cela venait de la musette du
soldat. Dedans se trouvait une tète blonde aux yeux grands ouverts,
celle d’un soldat allemand que le tirailleur ramenait comme trophée
dans son village natal et qu’il avait coupé au coupe-coupe, pour
susciter l’admiration de ceux de sa tribu envers le “guerrier”.
Le petit vieux m’avait aussi raconté que pendant leurs heures
perdues certains sénégalais coupaient les oreilles des allemands
prisonniers pour en faire des colliers.
Vérité ici, erreur au-delà. Les allemands ont toujours trouvé
incorrect l’utilisation de troupes coloniales par les Anglais et par
les Français. C’était selon la formule consacrée “amener le nègre
sur le Rhin”. Quand les Français ont occupé la RUHR après la
première guerre mondiale, ils avaient trouvé spirituel, pour
humilier les Allemands d’envoyer des troupes coloniales, ce qui a, d’ailleurs, favorisé la montée de l’extrême
droite.
A l’heure où la République nous parle, sans cesse de la dette de la
France envers les étrangers qui se sont battus pour elle, il est bon
de rappeler cette vieille histoire.
Pendant la Révolution Française, la populace parisienne avait
massacré les gardes suisses qui s’étaient mis au service de la
France et de son Roi.
Pendant la seconde guerre, on a beaucoup parlé des républicains
espagnols qui étaient arrivés les premiers sur leurs blindés, dans
Paris. Serait-il inconvenant de se poser la question de savoir si
c’étaient les mêmes qui, quelques années auparavant, en Espagne,
violaient les bonnes sœurs incendiaient les monastères et les
églises après avoir égorgé les curés.
La République aime insister avec complaisance sur le rôle des
étrangers qui se sont battus à notre place et que l’on doit admirer.
Ironie de l’Histoire : cela finit par rejoindre la propagande nazie
pour qui la République avait complètement abâtardi les français,
incapable de se battre poussant dans le dos leurs frères de couleur
pour aller au casse pipe, défendre les valeurs républicaines.
Pendant la première guerre mondiale, il n’y a pas que les troupes
coloniales qui se sont battues, il suffit de lire les listes
interminables de noms sur les monuments aux morts de nos communes
pour trouver ridicule la fixation que l’on fait actuellement sur les
20000 musulmans qui sont tombés, soit 1% des pertes !!
Certes la France a envoyé en Indochine des troupes coloniales, mais
il y avait aussi d’anciens Waffen SS qui se sont battus, y compris
en Algérie plus longtemps qu’ils n’avaient servis dans l’armée
allemande. Lorsque la République nous dit qu’il faut rendre hommage
aux étrangers qui ont combattus pour elle, on se doute bien que ce
n’est pas à ceux-là qu’elle nous invite à penser. A DIEN BIEN PHU
allemands et français étaient unis dans le même sacrifice aux coté
des tirailleurs sénégalais.
Nous conclurons de tout cela qu’un peuple doit avant tout compter
sur lui même. L’apport dans le fond infime de certains étrangers ne
justifie aucune dette pour la France sur le plan financier dans la
mesure où ils sont assimilés à nos propres combattants.
Patrice GROS-SUAUDEAU
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L’EUROPE : N’AYONS PAS PEUR DES
MOTS ! (14 avril 2006)
par Alain BOURNAZEL
Quel que soit l’angle sous lequel on l’examine,
l’UNION EUROPEENNE est une caricature. Cette entité qui se proclame,
avec prétention, une union est en fait constituée d’Etats qui ne
sont d’accord sur rien ou à peu près rien. Ce qui n’empêche pas
certains béats perroquets de répéter à l’envi : "on est plus fort
ensemble", formule exacte à la seule condition que les efforts des
partenaires aillent dans le même sens, ce qui est loin d’être le
cas.
Quelle Europe voulons-nous? Les Etats membres de l’Union sont
incapables de répondre d’une, même voix à cette question. Une vaste
zone de libre échange s’étendant sans frontières bien définies des
deux rives de l’Atlantique aux profondeurs de l’Europe de l’Est,
englobant la TURQUIE, voire d’autres pays du Proche Orient ? Telle
est la conception britannique de l’EUROPE à laquelle s’oppose la
vision d’une EUROPE structurée dans dans des frontières
respectueuses de l’histoire et de la géographie. Le même type de
désaccord prévaut en matière institutionnelle.
Les antagonismes se poursuivent sans fin : l’Europe de l’intégration
ou celle des grands projets type Airbus ? L’Europe qui promeut une
authentique politique industrielle ou celle qui s’abandonne aux
seules forces du marché? Une Europe qui défend ses spécificités ou
une Europe qui brade ses intérêts agricoles et culturels dans la
mondialisation exacerbée imposée par l’OMC ? L’EURO était censé
constituer une avancée de la construction européenne. C'est un
fiasco total. La vaste zone de croissance et d’emploi que devait
créer la monnaie unique se perd aujourd’hui dans le dépotoir des
promesses non tenues. La croissance est en berne, le niveau du
chômage indécent, le pouvoir d’achat sans cesse limité par la hausse
des prix. Les pays qui n’avaient pas opté pour le passage à l’euro
(Royaume Uni, Suède, Danemark) ne semblent pas le regretter. Quant
aux nouveaux membres condamnés à passer à l’euro, ils ne sont pas
unanimes sur l’opportunité de ce transfert (la Pologne). La liste
est loin d’être close. On pourrait évoquer l’immigration avec les
accords de SHENGEN, la politique de la Défense, la politique
extérieure et de sécurité commune, la préférence communautaire, la
politique agricole commune, la recherche etc....Chaque négociation
montre que les Etats ont des intérêts divergents et que la somme de
ces divergences ne peut conduire qu’à une impasse.
Sans doute pourra-t-on objecter que dans le passé les conceptions
opposées des Etats membres ont pu être surmontées dans le cadre
d’une vaste stratégie de compromis. Mais les Etats membres étaient
moins nombreux et d’une structure beaucoup plus homogène qu’ils ne
le sont aujourd’hui. Chacun le sent bien : l’U.E. éclate sous le
poids de ses propres contradictions et cette rupture se manifeste
dans la perte de confiance des Européens eux-mêmes envers les
institutions qui sont censées les représenter.
Fondamentalement ? L'Europe aujourd’hui ne sert à rien, ou si peu
tandis que certaines malfaisances sont particulièrement tenaces. La
perte de souveraineté monétaire, la perte de souveraineté économique
se révèlent particulièrement dévastatrices. La reconquête des
compétences constitue le préalable indispensable au redressement de
la FRANCE.
Alain BOURNAZEL,
secrétaire général du R.I.F.
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LES BONS CRIMES DE GUERRE (14
avril 2006)
par Alexis ARRETE
On savait qu’un crime de guerre commis par les
allemands est un crime et que le même commis par les “alliés” ne
l’est pas forcément. Oradour-sur-Glane est un crime de guerre
horrible, mais Dar el-Yassin est moins horrible. C’est fort heureux
que la justice immanente ait tué MILOSEVIC, qui avait l’air de
défier ses juges. Pourquoi n’a-t-on pas rappelé que l’un de ses
anciens collaborateurs devenu son accusateur Milan BALIC, s’était
pendu dans sa cellule? Il ne fait pas bon d’être accusé aujourd'hui
lorsque l’on est Serbe. Par contre quand on est Kossovien ça passe
mieux. C’est ainsi que l’on vient d’élire Président du KOSSOVO, un
citoyen, lui aussi inculpé de crimes de guerre. S’il se conduit
bien...on l’oubliera.
Alexis ARRETE
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