|
Tous les articles parus dans le
journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec
obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

Cliquez sur les titres pour lire les
articles :
N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra après mi-octobre, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par mois.
LA GRANDE ILLUSION
(28 septembre 2007)
par J.J. GERARDIN
En politique il faut de
la prudence et de l'humilité : ce qui ne semble pas être le cas
actuellement.
Il serait injuste de tenir responsable Nicolas SARKOZY du piétinement
actuel car ce n'est pas en quelques mois que l'on redresse une
situation et que l'on change les institutions d'un pays, surtout
lorsqu'il s'agit du nôtre que l'on sait frondeur et rebelle. Il n'en
reste pas moins que plus de pondération serait de mise.
J'approuve sans réserve les discours de SARKOZY, mais il y a un grand
pas entre la parole et l'acte. Certes il a été élu « pour trouver des
solutions aux problèmes de la FRANCE », mais son comportement est-il
orthodoxe et les résultats suivent-ils ?
La loi sur les « 35 heures », qui a fait beaucoup de mal à notre
économie, existe toujours.
La T.V.A. Sociale est tombée dans les oubliettes, à juste titre
d'ailleurs, car j'ai toujours pensé que c'était une réforme impossible.
Dans les universités, Valérie PECRESSE a largement capitulé devant le
jeune Julliard, qui est un véritable révolutionnaire.
La déduction des intérêts sur la résidence principale depuis 5 ans...
est restée dans les cartons.
L'I.S.F. est restée l'I.S.F. !
La loi sur la récidive reste en définitive au bon vouloir des juges. Il
est temps que les magistrats cessent de mettre les bâtons dans les
roues de Rachida DATI afin qu'elle mette de l'ordre dans ce panier de
crabes, où l'on remet, une fois de plus, un criminel en liberté parce
qu'un magistrat avait oublié de signer un document de la procédure.
L'immigration est loin d'être jugulée en raison en particulier de
l'arrivée massive des roumains (ROMS) qui sont inexpulsables depuis
qu'ils sont européens ! L'amendement déposé par mon ami MARIANI sur
l'utilisation de l'ADN en matière de regroupement familial est une
foutaise et il a d'ailleurs été repoussé par le Sénat en première
lecture.
Quant aux quotas, cela me paraît être une immense fumisterie. Quotas de
quoi, de nationalité de professions, de diplômes ? Qui décidera du
quota de prostituées du bois de Boulogne? Vaste
programme...irréalisable.
En matière d'éducation, je voudrais vous communiquer la conclusion de
la lettre que le Président avait adressée aux membres de l'enseignement
à l'occasion de la rentrée, je la trouve empreinte… d'esprit maçonnique.
« Chacun d'entre vous est conscient que face à la dureté des rapports
sociaux, à l 'angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une
menace, le Monde a besoin d'une nouvelle renaissance qui n'adviendra
que grâce à l'éducation. A nous de reprendre le fil qui court depuis
l'humanisme de la Renaissance jusqu'à l'école de Jules FERRY en passant
par le projet des LUMIERES ».
Nous attendons maintenant le résultat des tractations concernant les
« régimes spéciaux » des retraites, en nous demandant pourquoi
les clercs de notaires en étaient bénéficiaires !
Avant SARKOZY, la France était devenue un pays triste. L'absence de
joie de vivre et la résignation étaient frappantes, puis tout d'un
coup, un homme jeune, intelligent et dynamique, tient un discours que
l'on attendait. Souhaitons qu'il freine ses élans et partage ses
responsabilités dans la conduite des affaires de l'ETAT.
J.J. GERARDIN
Retour
au sommaire du numéro
PANORAMIQUE (28 septembre 2007)
par J.J. GERARDIN
NOTRE DEFENSE
La Délégation générale de l'armement revoit à la baisse son programme
de modernisation du TCD Foudre, l'un des deux navires français de
transport de chalands de débarquement qui a été fabriqué en 1988.
Faute de financement, l'établissement de la DGA de CUERS a suspendu la
réalisation du chantier visant à moderniser les installations de
contrôle de la propulsion dans le cadre du traitement des
obsolescences. L'adaptation des circuits hydrauliques est également
stoppée.
Les ingénieurs atomiques dépêchés à TOULON par la Société Technicatome,
pour suivre les opérations de rechargement des réacteurs nucléaires du
« Charles DE GAULLE » sont inquiets pour l'organisation du chantier et
pensent que le délai indiqué d'immobilisation du porte-avions doit être
revu, à la hausse !
Et pendant ce temps-là, Monsieur KOUCHNER veut déclarer la guerre à...
l'IRAN !
DASSAULT envisage de délocaliser à l'étranger son activité d'usinage
mécanique. Je pensais qu'un avionneur qui fabrique l'aviation de chasse
française aurait à coeur de rester en FRANCE ?
Je ne sais pas si SARKOZY a fait un très bon choix en désignant trois
avocats d'affaires pour participer à la commission chargée d'élaborer
d'ici Mars, le « Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale ».
Parmi eux je relève le nom de Nicolas BAVEREZ, qui est avocat dans le
cabinet américain GIBSON, DUNN et CRURCHER. Décidemment notre Président
ne peut plus se passer des américains, même pour nous conseiller en
matière de défense !
LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE
Les dirigeants européens ne cachent plus leur irritation face à un
Nicolas SARKOZY qui a tendance à faire fi des engagements de la FRANCE.
Mais plus inquiétant, ces critiques sont partagées par plus d'un patron
français, inquiets du dérapage des déficits, faute de croissance et de
réformes structurelles. Le conflit entre SARKOZY et TRICHET, n'arrange
pas les choses.
LES ELECTIONS MUNICIPALES
Les élections municipales seront riches en prestations pour les grandes
agences de conseil et les instituts de sondage. Laurence PARISOT
s'investit totalement dans cette opération aux cotés de l'U.M.P.,
d'autant que des villes comme Toulouse, Bordeaux et Rouen sont à la
portée de la gauche.
Dans certaines villes il nous est donné de constater la constitution de
listes droite-gauche pour battre une liste de... droite en charge des
affaires actuellement. On croit rêver !!!
J.J. GERARDIN
Retour
au sommaire du numéro

LETTRE AUX GARDIENS DE LA MEMOIRE (28
septembre 2007)
par Robert SCHILLING
Les sociétés oublieuses de leur passé,
ou qui le renient, n’ont pas d’avenir ; la nôtre, à cet égard, est en
grand péril. La création d’un ministère de l’identité nationale,
histoire de racoler l’électorat frontiste, ne peut plus faire illusion
: aussitôt la victoire électorale acquise, on nous précisait, par la
voix d’un(e) ministre, ex-porte parole de l’UMP, que « l’identité » en
question se limiterait aux valeurs républicaines, universelles par
définition. Après avoir été élus à droite, Il s’agit pour eux, à
présent, de ratisser à gauche ! Rien de nouveau, donc, sous le soleil.
La lutte continue, pour l’héritage, pour les valeurs qui fondent notre
civilisation, pour notre santé morale, civique et économique qu’il
importe de restaurer et de transmettre aux générations futures. Il n’y
a pas d’enjeu plus pressant.
De très nombreuses associations patriotiques entretiennent le Souvenir,
avec persévérance. Ce combat, indispensable, doit être poursuivi, mais
il ne suffit pas. Leurs manifestations ne rassemblent généralement que
les membres des mouvements qui les organisent, sans grande ouverture
sur la masse inerte de nos compatriotes : les cérémonies aux monuments
aux morts, pour prendre un exemple emblématique, ne réunissent, autour
d’anciens combattants vieillissants et de leurs proches, que les édiles
municipaux soucieux de se montrer et quelques enfants des écoles,
lorsque leurs maîtres gauchistes veulent bien les y conduire !
Plusieurs milliers d’organisations sont concernées ; elles représentent
des centaines de milliers de français de bonne volonté.
Les évènements d’Algérie, par exemple, ont impliqué un million de
rapatriés et encore plus de militaires, appelés et engagés. La plupart
sont mortifiés par la gestion politique catastrophique du drame dont
ils ont été acteurs et victimes, et dont la France (« en état de péché
mortel », disait le Maréchal Juin) n’a pas fini de payer les
conséquences. Il y a là une mine d’énergies sous-employées, une force
dormante que la classe politico-médiatique issue (et responsable) de la
défaite tente de neutraliser en la confinant dans un rôle de
commémoration symbolique du type dépôts de gerbes et banquets
patriotiques… Bien peu d’associations échappent à ce cordon sanitaire.
Les pieds-noirs, détenteurs d’une mémoire particulièrement douloureuse,
sont encore, pour les tenants du politiquement correct, au mieux des
nostalgiques d’un passé condamnable, au pire des fascistes en
puissance. Les ministres gaulliens de l’époque, inquiets de les voir
débarquer par centaines de milliers en 1962, les qualifiaient de «
mauvaise graine » et de « vacanciers ». Joxe et Boulin
seraient aujourd’hui bien rassurés : beaucoup de pieds-noirs, manipulés
comme en 1958, ont voté pour Sarkozy aux dernières présidentielles !
Leurs innombrables associations ne sont pas parvenues à constituer un
groupe de pression susceptible de peser efficacement sur la vie
nationale. Le nouveau président le sait ; il a interdit les
cérémonies à la mémoire des martyrs de l’Algérie Française, à Perpignan
et en d’autres lieux, mais il s ‘est empressé, comme son prédécesseur,
d’aller déposer sa gerbe sur le monument du FLN à Alger.
La commémoration des grandes heures du passé, glorieuses ou
tragiques, ne nous dispense nullement de préparer l’avenir ; les deux
volets sont indissociables. N’hésitons pas à intervenir dans le débat
public et à y défendre nos positions. Le devoir de réserve n’interdit
pas de réfléchir ni d’agir. Le respect de la légalité ne signifie pas
soumission et n’exclut pas l’audace. La neutralité en politique, comme
le déclarait récemment un courageux général, n’impose pas d’être un
eunuque politique : l’apolitisme ne doit pas être un alibi pour ne rien
faire, ni se laisser faire. L’action politique n’est d’ailleurs pas la
seule voie qui s’ouvre à nous. Si les millions de français qui sont
inquiets pour l’avenir et qui partagent nos valeurs voulaient bien
sortir de leur résignation morose pour agir sur leur voisinage,
individuellement ou collectivement, chacun à la mesure de ses moyens et
notamment en direction des jeunes qui sont le plus exposés aux sirènes
de la décadence, alors quelque chose pourrait bouger en France. Sinon,
la flamme du souvenir aura brûlé pour rien.
Robert SCHILLING
Retour
au sommaire du numéro
N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra après mi-octobre, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par mois.
|