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ARCHIVE du n°114
parution du 18 novembre 2007

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

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Article date Auteur
LA GENDARMERIE ET LE POUVOIR 17 novembre 2007

J.J. GERARDIN

LE BACCALAUREAT DES INCULTES 17 novembre 2007 L'ACADEMICIEN
IMMIGRATION, LA PITIE DANGEREUSE 17 novembre 2007 R. SCHILLING
LES GREVES
17 novembre 2007  G. MERMET
N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra après mi-décembre, le rythme de parution étant établi à un numéro par mois.

LA GENDARMERIE ET LE POUVOIR (17 novembre 2007)

par J.J. GERARDIN

Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy a inscrit dans son programme le projet de rattacher budgétairement le corps de la Gendarmerie au Ministère de l'Intérieur et petit à petit de la démilitariser, puis de mettre Police et Gendarmerie dans les mains d'un seul homme, comme cela a été fait sous le régime du Maréchal PETAIN avec DARNAND : opération dont on a vu le résultat!
Il est indéniable que notre Président n'aime pas les gendarmes, peut-être, parce que compte tenu de ses origines, il se souvient des rafles de DRANCY ? Les gendarmes de la sécurité rapprochée de l'Elysée ont été remplacés par des policiers dès son arrivée dans les lieux, alors qu'ils y faisaient un travail remarquable et apprécié par les Présidents précédents.
Monsieur SARKOZY a sans doute raison de vouloir modifier certaines structures de l'Etat, mais dans le cas particulier, il fait fausse route et ce n'est pas parce qu'il a été Ministre de la Police qu'il doit la porter aux nues. La Gendarmerie est militaire depuis des siècles. Les grognards de l'Empereur étaient des gendarmes et le 1er Régiment de la Garde Impériale dont j'ai eu l'honneur de commander pendant 7 ans le descendant, le 1er Régiment de la Garde Républicaine, appartient à la Gendarmerie Nationale. Arrêtez, Monsieur SARKOZY de faire n'importe quoi et pensez que cette formidable force que vous voulez créer, pourrait, un jour, se retourner contre vous.
Quant aux gendarmes, ils sont actuellement de fort méchante humeur et ils n'ont pas forcément tort.
J'ai servi 30 ans dans ce corps, dans toutes les subdivisions. J'ai vu des gendarmes isolés, commandés des supplétifs dans des postes en INDOCHINE, j'en ai vu en ALGERIE, à la tête de petits commandos à la recherche de rebelles infiltrés. Je n'ai pas vu de policiers sauf dans les DOP, dont je préfère ne pas parler. J'ai vu des gendarmes parcourir les routes de campagne la nuit, pendant que les policiers dormaient. J'ai vu des gendarmes en déplacement de maintien de l'ordre coucher sur des lits picots pendant que les CRS logeaient dans des hôtels, outre-mer et en Métropole. Alors bien sur, si en rattachant budgétairement la Gendarmerie au Ministère de l'Intérieur , vous devez, Monsieur SARKOZY leur apporter plus de bien-être, je vous y engage, mais si c'est pour en faire les larbins de la police, je vous dis « danger ».
Vous n'avez pas la science infuse, vous épatez, pour le moment, nos concitoyens par votre vivacité d'esprit, où tout finit d'ailleurs par s'entrechoquer, vous seriez un maniaco-dépressif que cela ne m'étonnerait pas. Il faut vous calmer et réfléchir.
Quant aux gendarmes que j'ai soutenu lorsque Monsieur CHEVENEMENT les accusait de tous les maux et me mettait en cause sur toutes les chaînes de télévision et dans la presse, je leur demande de rester dignes. Je ne les vois pas défiler dans les rues comme les policiers...Monsieur SARKOZY, alors qu'ils bénéficient des 35 heures.
En 2008 la grille indiciaire des Sous-Officiers sera revue en leur faveur, c'est déjà un premier geste à leur égard  et leurs effectifs opérationnels augmentés.
Les gendarmes, dont la plupart maintenant, ont fait des études supérieures, ce qui est loin d'être le cas des policiers, méritent un respect qui doit s'ajouter à la considération que leur accordent nos concitoyens.
Attendez « l'arme aux pieds » comme des militaires dont on ne doit pas toucher au statut !

J.J. GERARDIN

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LE BACCALAUREAT DES INCULTES (17 novembre 2007)

par L'ACADEMICIEN

Les Universités sont en ébullition, une fois de plus. Un jeune étudiant attardé, un dénommé JULLIARD, prétend imposer au gouvernement la façon de voir d'une bande d'excités anarchistes, tout disposés à refaire « mai 68 ».
Trop d'étudiants dans les facs, dit Valérie PECRESSE, c'est vrai, mais la faute en revient à la politique du gouvernement et à celle de ceux qui l'ont précédés.
83% de bacheliers est une pure folie. On donne le bac à des nullités qui vont envahir les bancs de nos facultés où ils dorment ne comprenant pas ce qui s'y passe et prennent les places de ceux qui veulent travailler.
Le baccalauréat doit être un barrage que seuls les scolaires sérieux doivent franchir. Il n'y a aucune
honte à suivre des formations professionnelles, ou à entrer dans la vie active, il faut de tout dans la société, tout le monde ne peut avoir un Master dont les titulaires eux-mêmes, se retrouveront peut-être, derrière la caisse d'une grande surface.
Le problème n'est pas ailleurs, mais faut-il avoir le courage de le traiter !

L'ACADEMICIEN

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IMMIGRATION, LA PITIE DANGEREUSE  (17 novembre 2007)

par Robert SCHILLING

Les Français, et les Occidentaux en général, dés qu’il s’agit de leurs relations avec le tiers-monde, sont atteints d’un sentiment de culpabilité qu’entretient une classe politico médiatique elle même sous l’influence idéologique de l’extrême gauche. L’esclavage, le colonialisme, le capitalisme, que nous aurions infligés aux peuples du Sud, nous créeraient à leur égard des devoirs et leur confèreraient sur nous des droits : devoir de repentance, droits aux compensations, à l’ouverture de nos frontières, et demain bien sûr droit à la revanche. Alors que partout sont expulsées les minorités d’origine européenne des pays ex-colonisés, il nous faudrait, au nom de ces « péchés » historiques, accepter et entretenir sur notre territoire des flots de migrants, y compris lorsqu’ils s’imposent en violant les frontières et les lois du pays d’accueil. Dans cette vision des choses, les coupables ne sont plus ceux qui renoncent sans combattre à défendre notre identité et notre intégrité nationale, mais ceux au contraire qui prétendent préserver ce patrimoine face à un déferlement migratoire de plus en plus massif. Ce renversement des valeurs aboutit à détruire les réflexes de survie et les immunités naturelles sans lesquels aucune communauté humaine ne peut s’épanouir.

Accueillir des immigrés en surnombre auxquels nous n’avons à proposer que l’assistanat, l’économie parallèle et la délinquance, au nom de la compassion, est un faux argument auquel nos compatriotes cèdent trop souvent. Les pays dont sont issus ces migrants n’ont rien à y gagner sur le long terme. Les coûts salariaux sont en moyenne vingt fois plus élevés en France qu’en Afrique noire ; si l’on ajoute à ces coûts les charges induites par l’éducation, la santé, l’insécurité et plus généralement l’incivisme qu’engendre la présence de millions d’allogènes sous-employés et difficilement assimilables, le rapport s’établit probablement autour de 1 à 30, pour ne parler que des aspects financiers. L’argent consommé par l’entretien d’un Sénégalais ou d’un Malien chez nous permettrait d’en faire vivre et travailler une trentaine au pays ! Où est le bénéfice réel de l’immigration, en termes de contribution au développement, pour le Sénégal ou le Mali ? L’argent envoyé au pays est consacré, pour l’essentiel, à l’achat de biens importés, y compris pour les produits de première nécessité. La consommation de plus en plus répandue du blé, par exemple, ruine la production des vivriers locaux, mil, sorgho et manioc. D’où un surcroît d’exode rural, qui déstabilise les économies fragiles et dont l’excédent aboutit dans nos banlieues. Les « transferts de technologie », autre argument invoqué en faveur de l’immigration, sont à peu prés nuls car les retours au pays sont de plus en plus exceptionnels et les savoirs faire acquis en France par une main-d’œuvre non qualifiée au départ trouvent rarement à s’employer en Afrique. Un éboueur parisien aura du mal à exercer ses talents dans la vallée du fleuve Sénégal ou dans la région de Kayes au Mali, où, par contre, l’agriculture manque désormais de bras et de débouchés.

Faire appel aux sentiments charitables d’une opinion mal informée et indûment culpabilisée, pour lui faire accepter une immigration envahissante qui tend à transformer la France en asile, à ruiner notre économie et à détruire notre identité, sans bénéfice décelable pour les pays dont sont originaires les migrants, constitue une imposture mortelle. Ce n’est pas en encourageant les comportements de fuite (y compris les pitreries du type Arche de Zoë) que nous aiderons l’Afrique à sortir de l’ornière. Les politiques, magistrats, gens d’églises, de media, de lettres et de spectacles, belles âmes repentantes, humanitaires qui jouent de la corde sensible pour instrumentaliser la pitié des français, se trompent ou nous trompent. A l’époque coloniale et après, alors que la France constituait encore aux yeux des africains authentiques un modèle et un partenaire respecté, beaucoup d’entre nous ont participé sur le terrain à la construction d’une Afrique plus prospère et plus digne. Ils n’ont pas de leçon de générosité à recevoir d’apprentis sorciers toujours prêts à victimiser les immigrés au détriment de la France, pour gagner quelques points d’indice de popularité ou quelques minutes de passage sur le petit écran.

Robert SCHILLING

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LES GREVES (17 novembre 2007)

par Gérard MERMET

Sous divers prétextes, les bénéficiaires des régimes spéciaux défendent le maintien de ce que l'on doit appeler, en toute objectivité, des privilèges. A tous ceux qui s'efforcent de regarder la société sans prisme idéologique ou politique, mais en se réclamant du bon sens, de l'équité, de la solidarité, de la responsabilité, leur attitude paraît irresponsable, voire indécente.
Rappels :
  • Les bénéficiaires des 128 régimes concernés partent à la retraite bien avant ceux du régime général. Exemples : 50 ans pour les agents de conduite SNCF ou RATP; 53 ans pour les sénateurs, 55 pour les députés qui auraient dû montrer l'exemple....;
  • La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup supérieure à celle de leur vie active et ils percevront ainsi plus de pensions qu'ils n'ont reçu de salaires !
  • Le montant de leur retraite est calculé sur les 6 derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui bénéficient encore à ce titre d'un régime spécial), soit un écart considérable par rapport aux 25 années du régime général. Leur taux de cotisation est en outre souvent inférieur (7,8% contre 10 à 11%);
  • La plupart bénéficient par ailleurs d'un autre privilège important : la garantie de l'emploi;
  • Dans l'immense majorité des cas, l'existence de ces "exceptions" n'est plus justifiée par une pénibilité particulière du travail;
  • Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards d'euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité.
  • La France est le seul pays développé au monde où demeurent de telles inégalités;
  • La réforme de ces régimes est souhaitée par 82% des Français (sondage Metro/Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une majorité des agents de la Fonction publique;
  • On estime à 300 milliards d'euros les engagements de retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les générations futures.
Un constat semblable peut être fait pour les autres réformes jugées nécessaires par la grande majorité des experts : université; recherche; fonction publique; système de santé; droit du travail; justice; dialogue social... Réalisées dans les autres pays depuis des années, elles sont chez nous sans cesse bloquées par des minorités fortement politisées, incapables d'appréhender la réalité du monde et la nécessité de s'y adapter (ce qui n'interdit pas de chercher à l'améliorer).
La réforme des régimes spéciaux était a priori la plus "facile" et consensuelle, d'autant qu'elle a été comme d'habitude proposée aux intéressés avec des aménagements et un étalement dans le temps. Un recul du gouvernement rendrait donc quasiment impossible la mise en œuvre des réformes plus "difficiles". Il démontrerait une fois encore que des individus et organisations se réclamant des principes d'égalité et de solidarité défendent en réalité des corporatismes, des égoïsmes, des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable.. Comme en 1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le pays et l'enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale.
Cette attitude est irresponsable et dangereuse. De plus, la conjoncture économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les réformes, sous peine d'un nouveau décrochage national, avec de graves conséquences sur le pouvoir d'achat, la cohésion sociale, la place de la France dans le monde. Rappelons enfin que les grèves occasionnent une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la collectivité (150 millions d'euros pour celle du 18 octobre dans les transports pour la seule région Ile-de-France), affectent la compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image à l'extérieur, donc son avenir.
Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent rester silencieux. Pour leur propre dignité, pour l'avenir de leurs enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de l'expression à ceux qui refusent l'adaptation.
Gérard MERMET, Sociologue

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