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N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra après mi-décembre, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par mois.
LA GENDARMERIE ET LE
POUVOIR
(17 novembre 2007)
par J.J. GERARDIN
Depuis son arrivée au
pouvoir, Nicolas Sarkozy a inscrit dans son programme le projet de
rattacher budgétairement le corps de la Gendarmerie au Ministère de
l'Intérieur et petit à petit de la démilitariser, puis de mettre Police
et Gendarmerie dans les mains d'un seul homme, comme cela a été fait
sous le régime du Maréchal PETAIN avec DARNAND : opération dont on a vu
le résultat!
Il est indéniable que notre Président n'aime pas les gendarmes,
peut-être, parce que compte tenu de ses origines, il se souvient des
rafles de DRANCY ? Les gendarmes de la sécurité rapprochée de l'Elysée
ont été remplacés par des policiers dès son arrivée dans les lieux,
alors qu'ils y faisaient un travail remarquable et apprécié par les
Présidents précédents.
Monsieur SARKOZY a sans doute raison de vouloir modifier certaines
structures de l'Etat, mais dans le cas particulier, il fait fausse
route et ce n'est pas parce qu'il a été Ministre de la Police qu'il
doit la porter aux nues. La Gendarmerie est militaire depuis des
siècles. Les grognards de l'Empereur étaient des gendarmes et le 1er
Régiment de la Garde Impériale dont j'ai eu l'honneur de commander
pendant 7 ans le descendant, le 1er Régiment de la Garde Républicaine,
appartient à la Gendarmerie Nationale. Arrêtez, Monsieur SARKOZY de
faire n'importe quoi et pensez que cette formidable force que vous
voulez créer, pourrait, un jour, se retourner contre vous.
Quant aux gendarmes, ils sont actuellement de fort méchante humeur et
ils n'ont pas forcément tort.
J'ai servi 30 ans dans ce corps, dans toutes les subdivisions. J'ai vu
des gendarmes isolés, commandés des supplétifs dans des postes en
INDOCHINE, j'en ai vu en ALGERIE, à la tête de petits commandos à la
recherche de rebelles infiltrés. Je n'ai pas vu de policiers sauf dans
les DOP, dont je préfère ne pas parler. J'ai vu des gendarmes parcourir
les routes de campagne la nuit, pendant que les policiers dormaient.
J'ai vu des gendarmes en déplacement de maintien de l'ordre coucher sur
des lits picots pendant que les CRS logeaient dans des hôtels,
outre-mer et en Métropole. Alors bien sur, si en rattachant
budgétairement la Gendarmerie au Ministère de l'Intérieur , vous devez,
Monsieur SARKOZY leur apporter plus de bien-être, je vous y engage,
mais si c'est pour en faire les larbins de la police, je vous dis «
danger ».
Vous n'avez pas la science infuse, vous épatez, pour le moment, nos
concitoyens par votre vivacité d'esprit, où tout finit d'ailleurs par
s'entrechoquer, vous seriez un maniaco-dépressif que cela ne
m'étonnerait pas. Il faut vous calmer et réfléchir.
Quant aux gendarmes que j'ai soutenu lorsque Monsieur CHEVENEMENT les
accusait de tous les maux et me mettait en cause sur toutes les chaînes
de télévision et dans la presse, je leur demande de rester dignes. Je
ne les vois pas défiler dans les rues comme les policiers...Monsieur
SARKOZY, alors qu'ils bénéficient des 35 heures.
En 2008 la grille indiciaire des Sous-Officiers sera revue en leur
faveur, c'est déjà un premier geste à leur égard et leurs
effectifs opérationnels augmentés.
Les gendarmes, dont la plupart maintenant, ont fait des études
supérieures, ce qui est loin d'être le cas des policiers, méritent un
respect qui doit s'ajouter à la considération que leur accordent nos
concitoyens.
Attendez « l'arme aux pieds » comme des militaires dont on ne doit pas
toucher au statut !
J.J. GERARDIN
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LE
BACCALAUREAT DES INCULTES (17 novembre 2007)
par L'ACADEMICIEN
Les Universités sont en
ébullition, une fois de plus. Un jeune étudiant attardé, un dénommé
JULLIARD, prétend imposer au gouvernement la façon de voir d'une bande
d'excités anarchistes, tout disposés à refaire « mai 68 ».
Trop d'étudiants dans les facs, dit Valérie PECRESSE, c'est vrai, mais
la faute en revient à la politique du gouvernement et à celle de ceux
qui l'ont précédés.
83% de bacheliers est une pure folie. On donne le bac à des nullités
qui vont envahir les bancs de nos facultés où ils dorment ne comprenant
pas ce qui s'y passe et prennent les places de ceux qui veulent
travailler.
Le baccalauréat doit être un barrage que seuls les scolaires sérieux
doivent franchir. Il n'y a aucune
honte à suivre des formations professionnelles, ou à entrer dans la vie
active, il faut de tout dans la société, tout le monde ne peut avoir un
Master dont les titulaires eux-mêmes, se retrouveront peut-être,
derrière la caisse d'une grande surface.
Le problème n'est pas ailleurs, mais faut-il avoir le courage de le
traiter !
L'ACADEMICIEN
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IMMIGRATION, LA PITIE DANGEREUSE
(17 novembre 2007)
par Robert SCHILLING
Les Français, et les Occidentaux en
général, dés qu’il s’agit de leurs relations avec le tiers-monde, sont
atteints d’un sentiment de culpabilité qu’entretient une classe
politico médiatique elle même sous l’influence idéologique de l’extrême
gauche. L’esclavage, le colonialisme, le capitalisme, que nous aurions
infligés aux peuples du Sud, nous créeraient à leur égard des devoirs
et leur confèreraient sur nous des droits : devoir de repentance,
droits aux compensations, à l’ouverture de nos frontières, et demain
bien sûr droit à la revanche. Alors que partout sont expulsées les
minorités d’origine européenne des pays ex-colonisés, il nous faudrait,
au nom de ces « péchés » historiques, accepter et entretenir sur notre
territoire des flots de migrants, y compris lorsqu’ils s’imposent en
violant les frontières et les lois du pays d’accueil. Dans cette vision
des choses, les coupables ne sont plus ceux qui renoncent sans
combattre à défendre notre identité et notre intégrité nationale, mais
ceux au contraire qui prétendent préserver ce patrimoine face à un
déferlement migratoire de plus en plus massif. Ce renversement des
valeurs aboutit à détruire les réflexes de survie et les immunités
naturelles sans lesquels aucune communauté humaine ne peut s’épanouir.
Accueillir des immigrés en surnombre auxquels nous n’avons à proposer
que l’assistanat, l’économie parallèle et la délinquance, au nom de la
compassion, est un faux argument auquel nos compatriotes cèdent trop
souvent. Les pays dont sont issus ces migrants n’ont rien à y gagner
sur le long terme. Les coûts salariaux sont en moyenne vingt fois plus
élevés en France qu’en Afrique noire ; si l’on ajoute à ces coûts les
charges induites par l’éducation, la santé, l’insécurité et plus
généralement l’incivisme qu’engendre la présence de millions
d’allogènes sous-employés et difficilement assimilables, le rapport
s’établit probablement autour de 1 à 30, pour ne parler que des aspects
financiers. L’argent consommé par l’entretien d’un Sénégalais ou d’un
Malien chez nous permettrait d’en faire vivre et travailler une
trentaine au pays ! Où est le bénéfice réel de l’immigration, en termes
de contribution au développement, pour le Sénégal ou le Mali ? L’argent
envoyé au pays est consacré, pour l’essentiel, à l’achat de biens
importés, y compris pour les produits de première nécessité. La
consommation de plus en plus répandue du blé, par exemple, ruine la
production des vivriers locaux, mil, sorgho et manioc. D’où un surcroît
d’exode rural, qui déstabilise les économies fragiles et dont
l’excédent aboutit dans nos banlieues. Les « transferts de technologie
», autre argument invoqué en faveur de l’immigration, sont à peu prés
nuls car les retours au pays sont de plus en plus exceptionnels et les
savoirs faire acquis en France par une main-d’œuvre non qualifiée au
départ trouvent rarement à s’employer en Afrique. Un éboueur parisien
aura du mal à exercer ses talents dans la vallée du fleuve Sénégal ou
dans la région de Kayes au Mali, où, par contre, l’agriculture manque
désormais de bras et de débouchés.
Faire appel aux sentiments charitables d’une opinion mal informée et
indûment culpabilisée, pour lui faire accepter une immigration
envahissante qui tend à transformer la France en asile, à ruiner notre
économie et à détruire notre identité, sans bénéfice décelable pour les
pays dont sont originaires les migrants, constitue une imposture
mortelle. Ce n’est pas en encourageant les comportements de fuite (y
compris les pitreries du type Arche de Zoë) que nous aiderons l’Afrique
à sortir de l’ornière. Les politiques, magistrats, gens d’églises, de
media, de lettres et de spectacles, belles âmes repentantes,
humanitaires qui jouent de la corde sensible pour instrumentaliser la
pitié des français, se trompent ou nous trompent. A l’époque coloniale
et après, alors que la France constituait encore aux yeux des africains
authentiques un modèle et un partenaire respecté, beaucoup d’entre nous
ont participé sur le terrain à la construction d’une Afrique plus
prospère et plus digne. Ils n’ont pas de leçon de générosité à recevoir
d’apprentis sorciers toujours prêts à victimiser les immigrés au
détriment de la France, pour gagner quelques points d’indice de
popularité ou quelques minutes de passage sur le petit écran.
Robert SCHILLING
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LES GREVES (17 novembre 2007)
par Gérard MERMET
Sous divers prétextes,
les bénéficiaires des régimes spéciaux défendent le maintien de ce que
l'on doit appeler, en toute objectivité, des privilèges. A tous ceux
qui s'efforcent de regarder la société sans prisme idéologique ou
politique, mais en se réclamant du bon sens, de l'équité, de la
solidarité, de la responsabilité, leur attitude paraît irresponsable,
voire indécente.
Rappels :
- Les bénéficiaires des 128 régimes concernés partent à
la retraite bien avant ceux du régime général. Exemples : 50 ans pour
les agents de conduite SNCF ou RATP; 53 ans pour les sénateurs, 55 pour
les députés qui auraient dû montrer l'exemple....;
- La durée moyenne de leur retraite est pour beaucoup
supérieure à celle de leur vie active et ils percevront ainsi plus de
pensions qu'ils n'ont reçu de salaires !
- Le montant de leur retraite est calculé sur les 6
derniers mois de salaire (comme pour les fonctionnaires, qui
bénéficient encore à ce titre d'un régime spécial), soit un écart
considérable par rapport aux 25 années du régime général. Leur taux de
cotisation est en outre souvent inférieur (7,8% contre 10 à 11%);
- La plupart bénéficient par ailleurs d'un autre
privilège important : la garantie de l'emploi;
- Dans l'immense majorité des cas, l'existence de ces
"exceptions" n'est plus justifiée par une pénibilité particulière du
travail;
- Le coût de ces régimes (qui concernent 1,2 million de
retraités pour seulement 560 000 actifs) représente 15 milliards
d'euros pour 2007, dont la moitié payée par la collectivité.
- La France est le seul pays développé au monde où
demeurent de telles inégalités;
- La réforme de ces régimes est souhaitée par 82% des
Français (sondage Metro/Ifop, 11 octobre 2007), y compris par une
majorité des agents de la Fonction publique;
- On estime à 300 milliards d'euros les engagements de
retraite des sept principaux régimes spéciaux au cours des six
prochaines décennies : une charge injuste et insupportable pour les
générations futures.
Un constat semblable peut être fait pour les autres réformes jugées
nécessaires par la grande majorité des experts : université; recherche;
fonction publique; système de santé; droit du travail; justice;
dialogue social... Réalisées dans les autres pays depuis des années,
elles sont chez nous sans cesse bloquées par des minorités fortement
politisées, incapables d'appréhender la réalité du monde et la
nécessité de s'y adapter (ce qui n'interdit pas de chercher à
l'améliorer).
La réforme des régimes spéciaux était a priori la plus "facile" et
consensuelle, d'autant qu'elle a été comme d'habitude proposée aux
intéressés avec des aménagements et un étalement dans le temps. Un
recul du gouvernement rendrait donc quasiment impossible la mise en
œuvre des réformes plus "difficiles". Il démontrerait une fois encore
que des individus et organisations se réclamant des principes d'égalité
et de solidarité défendent en réalité des corporatismes, des égoïsmes,
des privilèges injustifiables ou un statu quo insupportable.. Comme en
1995, ils peuvent (souhaitent peut-être, pour certains) paralyser le
pays et l'enfoncer un peu plus dans la crise économique et morale.
Cette attitude est irresponsable et dangereuse. De plus, la conjoncture
économique actuelle ne permet pas de différer plus longtemps les
réformes, sous peine d'un nouveau décrochage national, avec de graves
conséquences sur le pouvoir d'achat, la cohésion sociale, la place de
la France dans le monde. Rappelons enfin que les grèves occasionnent
une gêne considérable pour les particuliers, coûtent très cher à la
collectivité (150 millions d'euros pour celle du 18 octobre dans les
transports pour la seule région Ile-de-France), affectent la
compétitivité déjà réduite de la France, son attractivité et son image
à l'extérieur, donc son avenir.
Face à cette situation, les citoyens inquiets et en colère ne peuvent
rester silencieux. Pour leur propre dignité, pour l'avenir de leurs
enfants et du pays, ils ne doivent pas laisser le monopole de
l'expression à ceux qui refusent l'adaptation.
Gérard MERMET, Sociologue
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