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Note de la rédaction : Le GLAIVE INTERNET adopte actuellement un rythme de publication mensuel.
 

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ARCHIVE du n°115
parution du 20 décembre 2007

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

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Article date Auteur
AU  REVOIR ! 20 décembre 2007

J.J. GERARDIN

LA HONTE 20 décembre 2007 J.J. GERARDIN
TRAITE EUROPEEN 15 décembre 2007 MARIEKELY
TÉMOIGNAGE DU COMMANDANT DE LA CRS 43 DE CHALON
15 décembre 2007  (G. SINISCALCO)
Versions contradictoires sur le dossier de la repentance - Belkhadem et les anti-Sarkozy
25 novembre 2007 Z. BENMOSTEPHA (Liberté Algérie)
A MEDITER

NDLR


N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra mi-mars, le rythme de parution étant établi à un numéro par trimestre.

AU  REVOIR ! (20 décembre 2007)

par J.J. GERARDIN

« LE GLAIVE » est né il y a 19 ans,à la suite du massacre des gendarmes de la brigade de Fayaoué à Ouvéa en Nouvelle Calédonie et surtout de l'attitude inadmissible de nos gouvernants de l'époque. Il était le vecteur des idées exprimées par le CERCLE NATIONAL DES GENS D'ARMES. Il a d 'abord paru sur papier, mensuellement puis depuis janvier 2005 sur Internet et pour quelques privilégiés qui n'avaient pas Internet, sur papier. Tout cela coûte cher, environ 120 euros par mois, dont j'assure, quasiment seul, le financement.
J'avais envisagé de disparaître à la fin de cette année, cela me faisait un peu mal, mais j'ai pensé que le « Glaive » ne pouvait pas mourir, en restant silencieux face aux événements qui vont occuper l'actualité : la façon de conduire la France de Monsieur SARKOZY, l'Europe, les élections américaines, l'envahissement de notre Pays... Alors j'ai décidé que nous paraîtrions les 15 mars,15 juin,15 septembre et 15 décembre. Ceci m'incite, sans la moindre pudeur, à vous demander de m'aider, ce dont je vous remercie d'avance.
Ne soyez pas trop euphoriques en entrant en 2008, ne sautez pas d'un pied sur l'autre comme notre Président, il n'y a pas de quoi !

J.J. GERARDIN

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LA HONTE (20 décembre 2007)

par J.J. GERARDIN

Comment un homme qualifié par REAGAN « d'individu le plus dangereux du Monde » peut-il être devenu un chef d'Etat respectable et respecté en 2007 ? Ni MITTERAND, ni CHIRAC n'ont reçu ce dictateur au sujet duquel, la Ministre RAMA YADE déclare courageusement :  « notre Pays ne peut servir de paillasson sur lequel un dirigeant terroriste peut venir s'essuyer les pieds tachés du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort ». Que l'on ne nous dise pas que l'homme a changé, alors qu'il y a quelques jours, à Lisbonne, il légitimait le terrorisme émanant de petites nations qui voulaient se faire entendre et demandait la repentance pour la colonisation ??
Aujourd'hui, Monsieur SARKOZY le reçoit en grande pompe,et je m'étonne même qu'il n'ait pas organisé une fantasia sur les Champs-Elysées... Tout ceci m'étonne pas tellement, après les embrassades avec BOUTEFIKA, son recueillement devant le monument des martyrs et ses propos sur la colonisation, qui a « engendré des malheurs ».
L'honneur n'a pas de prix, Monsieur SARKOZY, et si nous voulons jouer les marchands de tapis, nous pouvions le faire comme les américains, les Italiens ou les Anglais, en allant en LIBYE, sans tirer les tapis rouge et déployer la GARDE.
Il semblerait par ailleurs que les contrats promis relèvent des vues de l'esprit et que seules les signatures apposées ne faisaient que concrétiser des contrats anciens, comme ceux des Airbus!
Arrêtons le cinéma, je vous en prie et cessez de nous prendre pour des glands.

J.J. GERARDIN

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TRAITE EUROPEEN  (15 décembre 2007)

par Mariekely

Le 29 mai 2005, après une campagne longue et passionnante, une large majorité de Français (54,7%) disaient NON par référendum à la Constitution européenne
Le 19 octobre 2007, le président de la République signe un Traité européen censé remplacer la Constitution, et annonce qu’il le fera ratifier par la France sans référendum, via le Parlement.
Or ces 2 Traités sont les mêmes !
Le nouveau Traité européen, de 256 pages (!), dit « modificatif », est une copie conforme de la Constitution Giscard !
Les juristes, les hommes politiques de bonne foi, et même quelques journalistes honnêtes (cf. le 20 heures de France 2 le 19/10/07) le reconnaissent : ces 2 textes n’ont pas le même nom, mais ont le même contenu, à 99% ! Renseignez-vous, vous verrez !
 
2 Traités identiques
Seule différence : l’article sur les « symboles de l’Union » a disparu, mais il n’avait aucune portée. Et le « ministre des affaires étrangères » de la Constitution a changé de nom, juste de nom…
Pour le reste,
=> même atlantisme (l’OTAN entre dans le Traité et encadre la politique des Etats),
2 Traités identiques
=> même libéralisme débridé (toujours le culte de la « concurrence libre et non faussée », libre-échange absolu, rien contre les délocalisations, indépendance gravée dans le marbre de la Banque centrale européenne)
2 Traités identiques
=> et même absence de démocratie (monopole d’initiative des textes européens à la Commission européenne, qui n’est pas élue et n’a aucune légitimité)
TOUS les articles de la Constitution européenne que nous avions rejetée sont dans le nouveau Traité !
Nous ne pouvons pas accepter cela !
Nous ne pouvons pas accepter que ce qui a été rejeté par le peuple revienne sous un autre nom via le Parlement
Le Parlement ne représente pas correctement l’opinion des Français.
En 2005, quand 54,7% des électeurs disaient NON, les parlementaires disaient OUI à 93%…On voit que le fossé est très large !
Nous exigeons donc un référendum !
Nous avons notre mot à dire ! Nous devons pouvoir donner notre avis sur l’Europe, dire si les politiques qu’elle mène depuis 20 ans ont rempli leurs promesses
Nous refusons qu’on nous vole la démocratie ! C’est un bien trop précieux.
Un référendum !
Il est inacceptable de faire voter par le parlement un texte rejeté par les Français.

Le président de la République a dit qu’il voulait aller le plus vite possible, pour éviter le débat ! C’est exactement ce qu’attendent la Commission de Bruxelles, l’ensemble du patronat européen et les groupes de pression qui avaient voté OUI en 2005.

Nous exigeons un référendum !

MARIEKELY

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  TÉMOIGNAGE DU COMMANDANT DE LA CRS 43 DE CHALON - GILBERT SINISCALCO (15 décembre 2007)

« Jamais nous n'avions eu affaire à des gens aussi organisés et armés. »

Tombée lundi soir dans une embuscade à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), une demi-compagnie de la CRS 43 a essuyé les assauts de quelque 300 émeutiers.
Bilan : 11 blessés chalonnais dont six plus grièvement.
Nous sommes entrés dans une phase de violence que je n'avais jamais pu constater, a analysé hier matin le commandant de la CRS43, Gilbert Siniscalco, la situation lundi soir à Villiers-le-Bel a pris des proportions incommensurables.
Nous nous sommes retrouvés face à des gens très déterminés et organisés. Ils étaient très nombreux et mobiles.
Par rapport à ce que nous avons pu connaître à une époque, nous avons eu affaire à des individus armés qui n'hésitent plus à se rapprocher de nous et à faire feu ».
Et le commandant sait de quoi il en retourne.
Il était lundi soir en première ligne avec sa demi-compagnie. « Une quarantaine de fonctionnaires a été déployée sur Villiers-le-Bel », explique-t-il, « nous avions une mission de maintien de l'ordre en deux phases ».
La première phase a consisté à reprendre le terrain occupé par les casseurs qui mettaient le feu aux mobiliers urbains. « Ils étaient 150 à 200 malgré les appels au calme des proches et des familles », précise le commandant, « mais nous avons réussi à les mettre en fuite et sécuriser à nouveau le secteur ».
La première phase terminée, la demi-compagnie s'est mise en route pour la seconde étape de sa mission. « Nous devions passer par un rond-point où se trouvaient des barricades enflammées », poursuit Gilbert Siniscalco, « il y avait une zone du site plongée dans le noir et c'est ici que nous sommes tombés dans un guet-apens, au moment où nous étions le plus vulnérables car dans nos véhicules ».
« Nous étions encerclés par 300 casseurs armés et déterminés », souligne le commandant, « ils avaient des barres de fer, des cocktails Molotov, des fusils de chasse, des armes, des bombes lacrymogènes, des boucliers et d'énormes pavés qu'ils avaient réussi à extraire de la chaussée ». Des pavés qui ont servi à détériorer les véhicules du convoi des CRS. « Les trois premiers fourgons qui se sont retrouvés face aux agresseurs ont été pulvérisés », raconte le commandant, « Notre seule chance a été que les cocktails Molotov n'atteignent pas nos véhicules. Nous sommes descendus et nous nous sommes fait attaquer en contact.
Nous n'avions aucune solution de repli car nous étions encerclés ».
Piégés, les CRS de la 43 ont essuyé plusieurs rafales de tirs. « Le plus terrible a été de constater que ces jeunes sans foi ni loi étaient prêts à nous lyncher », a remarqué le commandant qui a pourtant connu Sarajevo.
Lui-même a été blessé pendant l'assaut des émeutiers. Il a été atteint par des plombs de fusils de chasse au niveau de la pommette, de la main et de la jambe. Les affrontements ont duré entre « 20 et 25 minutes », estime Gilbert Siniscalco, « Il a fallu qu'une unité de CRS vienne en renfort pour nous dégager ».
Bilan du guet-apens : onze blessés dont six par tirs de fusils de chasse ou pistolets à grenailles. « Toujours à mes côtés, mon opérateur (opérateur radio) s'est porté au secours d'un gradé touché au niveau de l'oil, un plomb à la paupière », poursuit le commandant, « il a tenté de le mettre en sécurité dans un fourgon, mais au moment où il allait faire coulisser la porte, il a relevé la tête et il s'est retrouvé face à un émeutier qui a fait feu sur lui à deux reprises. Il n'a rien pu faire ». « Il était vulnérable, il s'occupait d'un fonctionnaire blessé », déplore le commandant. Ce gardien de la paix âgé de 27 ans a été le plus grièvement blessé. Il a reçu 35 à 40 plombs dans le corps dont onze au niveau du visage. « Ces jours ne sont pas en danger mais il devra subir une intervention chirurgicale pour ôter les plombs incrustés aux limites des paroies osseuses », tient à souligner Gilbert Siniscalco. Les six CRS qui ont été ainsi blessés par les fusils de chasse ou des pistolets à grenailles devront subir des opérations. Quant aux cinq autres CRS blessés lors des affrontements, ils l'ont été par contact direct en corps à corps ou par jets de projectiles.
« Tout au long de cette mission, l'unité a réagi de manière très professionnelle, elle a fait preuve de sans froid », souligne Gilbert Siniscalco, « la compagnie a de nombreuses expériences dans les banlieues en maintien de l'ordre. Elle a aussi officié lors de manifestations étudiantes ou autres, où en fin de parcours, elle est confrontée à des casseurs très organisés. Mais ce soir-là à Villiers-le-Bel, il y avait de la part des émeutiers une volonté d'arriver au contact avec une violence extrême ». La journée d'hier a été celle des soins pour les blessés de la compagnie. Les hommes encore vaillants ont été affectés à la sécurité dans le métro.
Mais compte tenu des dégâts, la CRS43 n'est plus opérationnelle. Aussi rentre-t-elleaujourd'hui sur Chalon.

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Versions contradictoires sur le dossier de la repentance
    Belkhadem et les anti-Sarkozy
 (25 novembre
2007)

par Zahir Benmostepha (paru dans Liberté Algérie)

A la faveur de la prochaine visite du président de la République française, Nicolas Sarkozy, en Algérie, le discours développé par le Chef du gouvernement et non moins SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem, est en net décalage de la nouvelle dynamique que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, tente d’imprimer aux relations algéro-françaises. ./...

Le secrétaire général de l'instance exécutive du Front de libération nationale réaffirmait dans la capitale de l’Ouest son opposition à l’hypothétique venue d'Enrico Macias en Algérie. “Ma position a toujours été la même. On est contre la visite de Macias le chanteur, un pro-Israélien qui a chanté Tsahal (l'armée israélienne) et un partisan de l'Algérie française”, a-t-il déclaré. ./...

Le Chef du gouvernement ou le secrétaire général du FLN (on ne sait plus) en marge d'un meeting animé à la salle omnisports d'Es-Sénia n’était pas du tout en phase avec le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, quand celui-ci, devant les parlementaires français à Paris, interrogé sur les déclarations du candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, contre toute “repentance” concernant son histoire coloniale, soulignait qu’“il faut laisser la porte ouverte à nos sociétés et à l'intelligence de nos peuples qui savent reconnaître lorsqu'ils sont dans le bon sens et lorsqu'ils doivent aller vers le bon sens”. ./...

Apparemment, ce n’est pas  l’avis de Abdelaziz Belkhadem qui estime, pour sa part, qu’“il ne peut y avoir de réconciliation avec la France sans qu'il y ait au préalable des excuses de la part de cette dernière”. Voilà qui tombe comme un cheveu dans la soupe. Car Abdelaziz Bouteflika n’a jamais manifesté son intention de mettre une croix sur le devoir de mémoire, et s’il y a eu repli de sa part sur cette question, celui-ci ne peut être que tactique. Belkhadem, en faisant ces déclarations à Oran, avait tenu à souligner qu’il exprimait là la position du FLN sur la question. ./...

NDLR: L'Islamiste pur et dur d'Aflou, secrétaire général du FLN, qui exige la repentance de la France et exclut Enrico Macias du voyage, et le Premier Ministre de Bouteflika qui la joue magnanime, ne font qu'un: c'est toujours le bon vieux discours qui a si bien marché depuis 1945.

Le testament du Maréchal Juin est toujours d'actualité : tôt ou tard, il nous faudra payer la note de 1962.
par Zahir Benmostepha

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A MEDITER

Houari BOUMEDIENNE, Président de la République Algérienne, déclarait en 1974 à l'ONU : « Un jour des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis, parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir et il le conquerront en le peuplant avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »

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N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra mi-mars, le rythme de parution étant établi à un numéro par trimestre.

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