|
Tous les articles parus dans le
journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec
obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

Cliquez sur les titres pour lire les
articles :
N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra mi-mars, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par trimestre.
AU REVOIR !
(20 décembre 2007)
par J.J. GERARDIN
« LE GLAIVE » est né il y
a 19 ans,à la suite du massacre des gendarmes de la brigade de Fayaoué
à Ouvéa en Nouvelle Calédonie et surtout de l'attitude inadmissible de
nos gouvernants de l'époque. Il était le vecteur des idées exprimées
par le CERCLE NATIONAL DES GENS D'ARMES. Il a d 'abord paru sur papier,
mensuellement puis depuis janvier 2005 sur Internet et pour quelques
privilégiés qui n'avaient pas Internet, sur papier. Tout cela coûte
cher, environ 120 euros par mois, dont j'assure, quasiment seul, le
financement.
J'avais envisagé de disparaître à la fin de cette année, cela me
faisait un peu mal, mais j'ai pensé que le « Glaive » ne pouvait pas
mourir, en restant silencieux face aux événements qui vont occuper
l'actualité : la façon de conduire la France de Monsieur SARKOZY,
l'Europe, les élections américaines, l'envahissement de notre Pays...
Alors j'ai décidé que nous paraîtrions les 15 mars,15 juin,15 septembre
et 15 décembre. Ceci m'incite, sans la moindre pudeur, à vous demander
de m'aider, ce dont je vous remercie d'avance.
Ne soyez pas trop euphoriques en entrant en 2008, ne sautez pas d'un
pied sur l'autre comme notre Président, il n'y a pas de quoi !
J.J. GERARDIN
Retour
au sommaire du numéro
LA
HONTE (20 décembre 2007)
par J.J. GERARDIN
Comment un homme qualifié
par REAGAN « d'individu le plus dangereux du Monde » peut-il être
devenu un chef d'Etat respectable et respecté en 2007 ? Ni MITTERAND,
ni CHIRAC n'ont reçu ce dictateur au sujet duquel, la Ministre RAMA
YADE déclare courageusement : « notre Pays ne peut servir de
paillasson sur lequel un dirigeant terroriste peut venir s'essuyer les
pieds tachés du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce
baiser de la mort ». Que l'on ne nous dise pas que l'homme a changé,
alors qu'il y a quelques jours, à Lisbonne, il légitimait le terrorisme
émanant de petites nations qui voulaient se faire entendre et demandait
la repentance pour la colonisation ??
Aujourd'hui, Monsieur SARKOZY le reçoit en grande pompe,et je m'étonne
même qu'il n'ait pas organisé une fantasia sur les Champs-Elysées...
Tout ceci m'étonne pas tellement, après les embrassades avec BOUTEFIKA,
son recueillement devant le monument des martyrs et ses propos sur la
colonisation, qui a « engendré des malheurs ».
L'honneur n'a pas de prix, Monsieur SARKOZY, et si nous voulons jouer
les marchands de tapis, nous pouvions le faire comme les américains,
les Italiens ou les Anglais, en allant en LIBYE, sans tirer les tapis
rouge et déployer la GARDE.
Il semblerait par ailleurs que les contrats promis relèvent des vues de
l'esprit et que seules les signatures apposées ne faisaient que
concrétiser des contrats anciens, comme ceux des Airbus!
Arrêtons le cinéma, je vous en prie et cessez de nous prendre pour des
glands.
J.J. GERARDIN
Retour
au sommaire du numéro

TRAITE EUROPEEN
(15 décembre 2007)
par Mariekely
Le 29 mai 2005, après une
campagne longue et passionnante, une large majorité de Français (54,7%)
disaient NON par référendum à la Constitution européenne
Le 19 octobre 2007, le président de la République signe un Traité
européen censé remplacer la Constitution, et annonce qu’il le fera
ratifier par la France sans référendum, via le Parlement.
Or ces 2 Traités sont les mêmes !
Le nouveau Traité européen, de 256 pages (!), dit « modificatif », est
une copie conforme de la Constitution Giscard !
Les juristes, les hommes politiques de bonne foi, et même quelques
journalistes honnêtes (cf. le 20 heures de France 2 le 19/10/07) le
reconnaissent : ces 2 textes n’ont pas le même nom, mais ont le même
contenu, à 99% ! Renseignez-vous, vous verrez !
2 Traités identiques
Seule différence : l’article sur les « symboles de l’Union » a disparu,
mais il n’avait aucune portée. Et le « ministre des affaires étrangères
» de la Constitution a changé de nom, juste de nom…
Pour le reste,
=> même atlantisme (l’OTAN entre dans le Traité et encadre la
politique des Etats),
2 Traités identiques
=> même libéralisme débridé (toujours le culte de la « concurrence
libre et non faussée », libre-échange absolu, rien contre les
délocalisations, indépendance gravée dans le marbre de la Banque
centrale européenne)
2 Traités identiques
=> et même absence de démocratie (monopole d’initiative des textes
européens à la Commission européenne, qui n’est pas élue et n’a aucune
légitimité)
TOUS les articles de la Constitution européenne que nous avions rejetée
sont dans le nouveau Traité !
Nous ne pouvons pas accepter cela !
Nous ne pouvons pas accepter que ce qui a été rejeté par le peuple
revienne sous un autre nom via le Parlement
Le Parlement ne représente pas correctement l’opinion des Français.
En 2005, quand 54,7% des électeurs disaient NON, les parlementaires
disaient OUI à 93%…On voit que le fossé est très large !
Nous exigeons donc un référendum !
Nous avons notre mot à dire ! Nous devons pouvoir donner notre avis sur
l’Europe, dire si les politiques qu’elle mène depuis 20 ans ont rempli
leurs promesses
Nous refusons qu’on nous vole la démocratie ! C’est un bien trop
précieux.
Un référendum !
Il est inacceptable de faire voter par le parlement un texte rejeté par
les Français.
Le président de la République a dit qu’il voulait aller le plus vite
possible, pour éviter le débat ! C’est exactement ce qu’attendent la
Commission de Bruxelles, l’ensemble du patronat européen et les groupes
de pression qui avaient voté OUI en 2005.
Nous exigeons un référendum !
MARIEKELY
Retour
au sommaire du numéro
TÉMOIGNAGE DU COMMANDANT DE LA CRS 43 DE
CHALON - GILBERT SINISCALCO (15 décembre 2007)
« Jamais nous n'avions eu
affaire à des gens aussi organisés et armés. »
Tombée lundi soir dans une embuscade à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise),
une demi-compagnie de la CRS 43 a essuyé les assauts de quelque 300
émeutiers.
Bilan : 11 blessés chalonnais dont six plus grièvement.
Nous sommes entrés dans une phase de violence que je n'avais jamais pu
constater, a analysé hier matin le commandant de la CRS43, Gilbert
Siniscalco, la situation lundi soir à Villiers-le-Bel a pris des
proportions incommensurables.
Nous nous sommes retrouvés face à des gens très déterminés et
organisés. Ils étaient très nombreux et mobiles.
Par rapport à ce que nous avons pu connaître à une époque, nous avons
eu affaire à des individus armés qui n'hésitent plus à se rapprocher de
nous et à faire feu ».
Et le commandant sait de quoi il en retourne.
Il était lundi soir en première ligne avec sa demi-compagnie. « Une
quarantaine de fonctionnaires a été déployée sur Villiers-le-Bel »,
explique-t-il, « nous avions une mission de maintien de l'ordre en deux
phases ».
La première phase a consisté à reprendre le terrain occupé par les
casseurs qui mettaient le feu aux mobiliers urbains. « Ils étaient 150
à 200 malgré les appels au calme des proches et des familles », précise
le commandant, « mais nous avons réussi à les mettre en fuite et
sécuriser à nouveau le secteur ».
La première phase terminée, la demi-compagnie s'est mise en route pour
la seconde étape de sa mission. « Nous devions passer par un rond-point
où se trouvaient des barricades enflammées », poursuit Gilbert
Siniscalco, « il y avait une zone du site plongée dans le noir et c'est
ici que nous sommes tombés dans un guet-apens, au moment où nous étions
le plus vulnérables car dans nos véhicules ».
« Nous étions encerclés par 300 casseurs armés et déterminés »,
souligne le commandant, « ils avaient des barres de fer, des cocktails
Molotov, des fusils de chasse, des armes, des bombes lacrymogènes, des
boucliers et d'énormes pavés qu'ils avaient réussi à extraire de la
chaussée ». Des pavés qui ont servi à détériorer les véhicules du
convoi des CRS. « Les trois premiers fourgons qui se sont retrouvés
face aux agresseurs ont été pulvérisés », raconte le commandant, «
Notre seule chance a été que les cocktails Molotov n'atteignent pas nos
véhicules. Nous sommes descendus et nous nous sommes fait attaquer en
contact.
Nous n'avions aucune solution de repli car nous étions encerclés ».
Piégés, les CRS de la 43 ont essuyé plusieurs rafales de tirs. « Le
plus terrible a été de constater que ces jeunes sans foi ni loi étaient
prêts à nous lyncher », a remarqué le commandant qui a pourtant connu
Sarajevo.
Lui-même a été blessé pendant l'assaut des émeutiers. Il a été atteint
par des plombs de fusils de chasse au niveau de la pommette, de la main
et de la jambe. Les affrontements ont duré entre « 20 et 25 minutes »,
estime Gilbert Siniscalco, « Il a fallu qu'une unité de CRS vienne en
renfort pour nous dégager ».
Bilan du guet-apens : onze blessés dont six par tirs de fusils de
chasse ou pistolets à grenailles. « Toujours à mes côtés, mon opérateur
(opérateur radio) s'est porté au secours d'un gradé touché au niveau de
l'oil, un plomb à la paupière », poursuit le commandant, « il a tenté
de le mettre en sécurité dans un fourgon, mais au moment où il allait
faire coulisser la porte, il a relevé la tête et il s'est retrouvé face
à un émeutier qui a fait feu sur lui à deux reprises. Il n'a rien pu
faire ». « Il était vulnérable, il s'occupait d'un fonctionnaire blessé
», déplore le commandant. Ce gardien de la paix âgé de 27 ans a été le
plus grièvement blessé. Il a reçu 35 à 40 plombs dans le corps dont
onze au niveau du visage. « Ces jours ne sont pas en danger mais il
devra subir une intervention chirurgicale pour ôter les plombs
incrustés aux limites des paroies osseuses », tient à souligner Gilbert
Siniscalco. Les six CRS qui ont été ainsi blessés par les fusils de
chasse ou des pistolets à grenailles devront subir des opérations.
Quant aux cinq autres CRS blessés lors des affrontements, ils l'ont été
par contact direct en corps à corps ou par jets de projectiles.
« Tout au long de cette mission, l'unité a réagi de manière très
professionnelle, elle a fait preuve de sans froid », souligne Gilbert
Siniscalco, « la compagnie a de nombreuses expériences dans les
banlieues en maintien de l'ordre. Elle a aussi officié lors de
manifestations étudiantes ou autres, où en fin de parcours, elle est
confrontée à des casseurs très organisés. Mais ce soir-là à
Villiers-le-Bel, il y avait de la part des émeutiers une volonté
d'arriver au contact avec une violence extrême ». La journée d'hier a
été celle des soins pour les blessés de la compagnie. Les hommes encore
vaillants ont été affectés à la sécurité dans le métro.
Mais compte tenu des dégâts, la CRS43 n'est plus opérationnelle. Aussi
rentre-t-elleaujourd'hui sur Chalon.
Retour
au sommaire du numéro
Versions contradictoires sur le dossier
de la repentance
Belkhadem et les anti-Sarkozy
(25 novembre 2007)
par Zahir Benmostepha
(paru dans Liberté Algérie)
A la faveur de la
prochaine visite du président de la République française, Nicolas
Sarkozy, en Algérie, le discours développé par le Chef du gouvernement
et non moins SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem, est en net décalage de la
nouvelle dynamique que le président de la République, Abdelaziz
Bouteflika, tente d’imprimer aux relations algéro-françaises. ./...
Le secrétaire général de l'instance exécutive du Front de libération
nationale réaffirmait dans la capitale de l’Ouest son opposition à
l’hypothétique venue d'Enrico Macias en Algérie. “Ma position a
toujours été la même. On est contre la visite de Macias le chanteur, un
pro-Israélien qui a chanté Tsahal (l'armée israélienne) et un partisan
de l'Algérie française”, a-t-il déclaré. ./...
Le Chef du gouvernement ou le secrétaire général du FLN (on ne sait
plus) en marge d'un meeting animé à la salle omnisports d'Es-Sénia
n’était pas du tout en phase avec le ministre des Affaires étrangères,
Mourad Medelci, quand celui-ci, devant les parlementaires français à
Paris, interrogé sur les déclarations du candidat à la présidentielle,
Nicolas Sarkozy, contre toute “repentance” concernant son histoire
coloniale, soulignait qu’“il faut laisser la porte ouverte à nos
sociétés et à l'intelligence de nos peuples qui savent reconnaître
lorsqu'ils sont dans le bon sens et lorsqu'ils doivent aller vers le
bon sens”. ./...
Apparemment, ce n’est pas l’avis de Abdelaziz Belkhadem qui
estime, pour sa part, qu’“il ne peut y avoir de réconciliation avec la
France sans qu'il y ait au préalable des excuses de la part de cette
dernière”. Voilà qui tombe comme un cheveu dans la soupe. Car Abdelaziz
Bouteflika n’a jamais manifesté son intention de mettre une croix sur
le devoir de mémoire, et s’il y a eu repli de sa part sur cette
question, celui-ci ne peut être que tactique. Belkhadem, en faisant ces
déclarations à Oran, avait tenu à souligner qu’il exprimait là la
position du FLN sur la question. ./...
NDLR: L'Islamiste pur et dur d'Aflou, secrétaire général du FLN, qui
exige la repentance de la France et exclut Enrico Macias du voyage, et
le Premier Ministre de Bouteflika qui la joue magnanime, ne font qu'un:
c'est toujours le bon vieux discours qui a si bien marché depuis 1945.
Le testament du Maréchal Juin est toujours d'actualité : tôt ou tard,
il nous faudra payer la note de 1962.
par Zahir Benmostepha
Retour
au sommaire du numéro

A MEDITER
Houari BOUMEDIENNE, Président de la République Algérienne, déclarait en
1974 à l'ONU : « Un jour des millions d'hommes quitteront l'hémisphère
sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Ils n'iront pas là-bas en tant
qu'amis, parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir et il le
conquerront en le peuplant avec leurs fils. Le ventre de nos femmes
nous donnera la victoire. »
Retour
au sommaire du numéro
N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra mi-mars, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par trimestre.
|