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ARCHIVE du n°118
parution du 24 septembre 2008

Tous les articles parus dans le journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

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Article date Auteur
LE PIEGE OU LES MENSONGES D'ETAT 20 septembre 2008

J.J. GERARDIN

LES CAPRICES DU « CHEF »
ou la Gendarmerie émasculée
24 septembre 2008 J.J. GERARDIN
EUROPE ET MONDIALISATION
septembre 2008 P.GROS-SUAUDEAU
LE REARMEMENT MORAL


LA DIGNITE D'UN AMBASSADEUR
septembre 2008 Dr BARISAIN
N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra mi-décembre, le rythme de parution étant établi à un numéro par trimestre.

LE PIEGE OU LES MENSONGES D'ETAT (20 septembre 2008)

par J.J. GERARDIN

Il s'agit, bien évidemment, de L'AFGANISTAN, qui donne lieu à de très nombreuses réflexions.
La première qui me vient à l'esprit, va peut-être vous choquer, mais je ne pratique pas la langue de bois, et je vais vous la livrer.
Pendant la guerre d'INDOCHINE, à laquelle j'ai participé comme lieutenant de la Légion Etrangère, chaque jour des hommes, blancs, noirs et jaunes tombaient dans les rizières et les collines : ils  étaient  engagés comme leurs camarades d'Afghanistan et je n'ai pas souvenir qu'ils aient reçu les honneurs militaires, ni la Légion d'Honneur, dans la cour des Invalides, comme nos dix parachutistes. Je trouve cela un peu disproportionné.
Puis j'ai entendu le général PUGA, sous-chef des opérations au Ministère de la Défense déclarer que « les TALIBANS avaient ramassé une sacrée raclée », avant d'affirmer que « malgré nos dix tués, la mission était une réussite, n'en déplaise à certains tacticiens en herbe qui portent des jugements à 7000 Km installés dans leurs fauteuils ». Où donc est installé le général PUGA ?
Que ce soit un brillant soldat, je l'ignore, mais tenir ce genre de propos alors que nous ne savons et que nous ne saurons, sans doute jamais la vérité sur cette embuscade est tout à fait scandaleux. 
Cela rejoint les propos d'un journaliste de la télévision qui annonçait le 19 août la mort de nos dix soldats dans son édito : « un incident majeur ». Ce journaliste est un salaud que j'aurais bien aimé avoir en face de moi pour lui « expliquer, avec vigueur » que la mort d'un soldat doit inspirer le respect.
Les RUSSES avec deux fois plus de moyens que l'OTAN ont été obligés de quitter l'Afghanistan et nous serons contraints de faire de même. Dans quel Pays et à quel moment de notre histoire avons-nous gagné une bataille face à des gens qui aspirent à leur indépendance. Ici, comme ailleurs nous n'avons pas gagné la bataille des coeurs et des esprits et dans le cas particulier nous sommes des envahisseurs qu'il convient de mettre dehors.
Nous ne pouvons pas partir, ce serait une lâcheté, mais faut-il inexorablement attendre de fuir comme à SAÏGON en 1975 ?   
J'ai pensé cependant que les TALIBANS tenant leur richesse de la culture du pavot, ce qui leur permet de s'armer et de vivre, nous pourrions peut-être, comme nous l'avons fait en INDOCHINE pour le riz, détruire ces cultures par le feu ?
Je n'entrerai pas dans la polémique afin de savoir si nos hommes étaient suffisamment armés, si les secours ne sont pas arrivés trop tard etc. ; mais je n'admets pas que SARKOZY traite les commandos du 3°RPIMA de Carcassonne « d'amateurs », alors qu'ils rentraient d'AFGHANISTAN et y sont repartis.
L'avenir, peut-être, nous apprendra la vérité sur cette embuscade et révélera les fautes de certains.

J.J. GERARDIN

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LES CAPRICES DU « CHEF »
ou la Gendarmerie émasculée (24 septembre
2008)

par J.J. GERARDIN

La GENDARMERIE est une force militaire depuis 9 siècles et brutalement, à la suite d'un « caprice du chef » elle va être rattachée au Ministère de l'Intérieur, finalisant le processus de rapprochement GENADARMERIE-POLICE initié en 2002.
Certes nous savions que SARKOZY n'aimait pas l'armée, dans laquelle il n'a jamais pu servir en raison de sa démarche clownesque, nous savions aussi qu'il était caractériel, mais nous ignorions
qu'un homme seul puisse faire autant de dégâts dans une démocratie, d'autant plus grands que dans l'opération les gendarmes de l'AIR et ceux de la MARINE resteront aux ordres du Ministre de la Défense.
Je me souviens d'une époque ou la gendarmerie et la police étaient placées sous les ordres d'un même homme, DARNAND et nous avons vu les résultats tragiques de ce mariage contre-nature.

J.J. GERARDIN

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EUROPE ET MONDIALISATION (septembre 2008)

par Patrice GROS SUAUDEAU

Voilà deux mots qui font peur, surtout accolés l'un à l'autre. Les européens sentent confusément tout ce qu'ils contiennent d'explosif. Le vote irlandais a exprimé cette inquiétude. Le cadre  institutionnel qu'a créé la construction européenne n'est pas du tout adapté à la mondialisation ; il l’a même aggravée. Il fallait aux différents pays plus de souplesse et de réactivité comme cela se passe dans les pays d'Asie. La construction européenne n'a apporté que rigidité et a anéanti toute politique budgétaire et monétaire, bref la plupart des pouvoirs étatiques nationaux.
Les Etats-unis ont créé avec la mondialisation et le consensus de Washington une véritable machine de guerre à désindustrialiser l'Occident. Les Européens ont créé avec l'Union Européenne une machine de guerre à désindustrialiser la zone Euro et surtout les pays membres fondateurs.
Pendant des années, avant la mise en place de l'euro, la FRANCE a payé pour que des entreprises aillent s'installer ailleurs que chez elle, en Irlande, Espagne, Portugal, Grèce et maintenant Europe de l'Est. Maintenant l'Euro fort a eu pour effet d'accélérer la désindustrialisation de la France, ce qui est très inquiétant car des secteurs non délocalisables, comme l'agriculture et les services ayant peu de gains de productivité génèrent peu de croissance ? Tout ceci explique, en partie les faibles taux de croissance de notre pays depuis des années, car garder une industrie forte est une garantie pour l'avenir, or en 2007 la France a perdu 50.000 emploi dans l'industrie.
L'Euro pour l'Italie a été une véritable catastrophe.
Il faut aussi relativiser le « miracle » allemand actuel avec son excédent commercial. L'Allemagne a réalisé à l'étranger une grande part de sa production à l'aide de sous-traitants, les emballages se faisant « made in Germany ». L'excédent commercial a été fondé aussi sur une politique de désinflation compétitive, n'oublions pas que les salaires ont été bloqués pendant vingt ans. Les excédents commerciaux officiels n'ont donc pas amélioré le sort du peuple allemand. L'image de l'ouvrier allemand se rendant à son travail un gros cigare aux lèvres au volant d'une Mercedes appartient au passé.
L'Allemagne a joué son intérêt personnel contre les intérêts de la France et de l'Italie dans le cadre de l'Europe.
Il faut cependant noter que les gagnants de la mondialisation sont très peu nombreux : financiers, industriels qui délocalisent sans état d'âme, ceux qui contrôlent la distribution, les gros actionnaires  et aussi une partie de la population qui sans être gagnante est peu touchée  : les fonctionnaires, les professions libérales et les salariés de secteurs protégés, mais la majorité est directement atteinte  : baisse de salaires, précarité de l'emploi, chômage.
La construction européenne et le traité de Maastricht avaient promis aux européens des lendemains qui chantent ! Maintenant que nos concitoyens n'y croient plus on a inventé le gadget sarkoziste : L'UNION POUR LA MEDITERRANEE.
Que faire ?
Ceux qui s'enhardissent répondent... il faut s'adapter ! Formule creuse qui voudraient sans doute nous transformer en vendeurs de saucisses et de merguez. La construction européenne a enlevé à la France ses pouvoirs de décision. Jean-Claude TRICHET, grand maître de la politique monétaire avait déclaré avec toute l'arrogance et la grossièreté de ceux qui étant arrivés à des postes de responsabilité internationaux, renient leur Pays : « je ne me considère pas comme français ». Il est vrai qu'avec son salaire « kolossal » la situation de la France lui importe peu.
Une politique cynique consisterait à faire baisser les salaires en Europe. On a donc inventé le NAIRU (Non accelerating Inflation Ration of Unemployement), taux de chômage qui stabilise l'inflation. On crée donc un chômage important pour comprimer les salaires et l'inflation, par différents procédés dont l'immigration.
Le pouvoir politique ne contrôle presque plus rien comme le déclarait l'ancien Président de la Bundesbank : « désormais, vous êtes sous le contrôle des marchés financiers ».
L'idéologie néo-libérale qui avait pour but de liquider toute instance régulatrice étatique ou non a gagné. Le peuple ne croit plus à la construction européenne.

Patrice GROS SUAUDEAU
                                                  statisticien économiste

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LE REARMEMENT MORAL (septembre 2008)


Nous vous livrons ici quelques réflexions de Général BIGEARD extraites de son livre « J'AI MAL à LA FRANCE ».

« Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne sera qu'à cette condition qu'on pourra les écouter et les prendre au sérieux ».
Sans la morale publique rien ne peut être fait de durable car les français n'ont plus confiance dans les hommes qui les gouvernent. Ils les prennent pour des margoulins qui ne pensent qu'à eux sans se soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens ».

« La France est entrée dans un processus de déliquescence et j'ai l'impression tenace que si le  cours des choses ne changent pas radicalement le Pays va à sa perte.  «

« L'Europe qui est fière de sa puissance économique, de sa richesse et de son niveau de vie est un « tigre de papier ». Elle est en guerre contre les réseaux islamiques, elle est encerclée, infiltrée, une guerre sournoise de subversion souterraine s'insinue un peu plus chaque jour, mais elle se croit protégée et refuse de se confronter à la réalité des faits. »

NDLR :
Hélas mon Général vous avez raison, ne fusse qu'en ce qui concerne nos hommes «politiques» dont certains ont été condamnés pénalement et qui osent encore se présenter à nos suffrages. Voila des réflexions qui méritent que l'on réfléchisse.

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LA DIGNITE D'UN AMBASSADEUR (septembre 2008)

par le Dr BARISAIN

Avez-vous lu qu'un Ambassadeur de France à Alger, avait déclaré le 14 juillet devant un parterre d'anciens fellagahs : « La relation franco-Algérienne a été soudée pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers d'Algériens ont versé pour notre liberté pendant deux guerres mondiales, le sang de l'injustice versé par tant d'Algériens pendant la période coloniale, puis celui de la dignité qu'il leur a fallu reconquérir, mais aussi celui des soldats français versé pour une cause qui n'était pas la leur... ». Comment un ambassadeur de France peut-il dire de telles énormités ? Nos troupes envoyées en Afghanistan ou ailleurs doivent savoir qu'elles seront, un jour, désavouées par les plus hautes instances du Pays.
Monsieur BARJOLET, le fameux ambassadeur occupe actuellement un poste particulièrement sensible auprès du Président de la République. En d'autres temps, il aurait peut-être été affecté dans le Darfour !
Dr BARISAIN

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N.D.L.R. : Le prochain numéro du Glaive paraîtra mi-décembre, le rythme de parution étant établi à un numéro par trimestre.

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