|
Tous les articles parus dans le
journal/en ligne, peuvent être repris dans la PRESSE ECRITE avec
obligation de faire mention de l'origine et en donnant notre adresse EMAIL. Merci.

Cliquez sur les titres pour lire les
articles :
N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra mi-décembre, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par trimestre.
LE PIEGE OU LES
MENSONGES D'ETAT
(20 septembre 2008)
par J.J. GERARDIN
Il s'agit, bien
évidemment, de L'AFGANISTAN, qui donne lieu à de très nombreuses
réflexions.
La première qui me vient à l'esprit, va peut-être vous choquer, mais je
ne pratique pas la langue de bois, et je vais vous la livrer.
Pendant la guerre d'INDOCHINE, à laquelle j'ai participé comme
lieutenant de la Légion Etrangère, chaque jour des hommes, blancs,
noirs et jaunes tombaient dans les rizières et les collines : ils
étaient engagés comme leurs camarades d'Afghanistan et je n'ai
pas souvenir qu'ils aient reçu les honneurs militaires, ni la Légion
d'Honneur, dans la cour des Invalides, comme nos dix parachutistes. Je
trouve cela un peu disproportionné.
Puis j'ai entendu le général PUGA, sous-chef des opérations au
Ministère de la Défense déclarer que « les TALIBANS avaient ramassé une
sacrée raclée », avant d'affirmer que « malgré nos dix tués, la mission
était une réussite, n'en déplaise à certains tacticiens en herbe qui
portent des jugements à 7000 Km installés dans leurs fauteuils ». Où
donc est installé le général PUGA ?
Que ce soit un brillant soldat, je l'ignore, mais tenir ce genre de
propos alors que nous ne savons et que nous ne saurons, sans doute
jamais la vérité sur cette embuscade est tout à fait scandaleux.
Cela rejoint les propos d'un journaliste de la télévision qui annonçait
le 19 août la mort de nos dix soldats dans son édito : « un incident
majeur ». Ce journaliste est un salaud que j'aurais bien aimé avoir en
face de moi pour lui « expliquer, avec vigueur » que la mort d'un
soldat doit inspirer le respect.
Les RUSSES avec deux fois plus de moyens que l'OTAN ont été obligés de
quitter l'Afghanistan et nous serons contraints de faire de même. Dans
quel Pays et à quel moment de notre histoire avons-nous gagné une
bataille face à des gens qui aspirent à leur indépendance. Ici, comme
ailleurs nous n'avons pas gagné la bataille des coeurs et des esprits
et dans le cas particulier nous sommes des envahisseurs qu'il convient
de mettre dehors.
Nous ne pouvons pas partir, ce serait une lâcheté, mais faut-il
inexorablement attendre de fuir comme à SAÏGON en 1975
?
J'ai pensé cependant que les TALIBANS tenant leur richesse de la
culture du pavot, ce qui leur permet de s'armer et de vivre, nous
pourrions peut-être, comme nous l'avons fait en INDOCHINE pour le riz,
détruire ces cultures par le feu ?
Je n'entrerai pas dans la polémique afin de savoir si nos hommes
étaient suffisamment armés, si les secours ne sont pas arrivés trop
tard etc. ; mais je n'admets pas que SARKOZY traite les commandos du
3°RPIMA de Carcassonne « d'amateurs », alors qu'ils rentraient
d'AFGHANISTAN et y sont repartis.
L'avenir, peut-être, nous apprendra la vérité sur cette embuscade et
révélera les fautes de certains.
J.J. GERARDIN
Retour
au sommaire du numéro
LES
CAPRICES DU « CHEF »
ou la Gendarmerie émasculée (24 septembre 2008)
par J.J. GERARDIN
La GENDARMERIE est une
force militaire depuis 9 siècles et brutalement, à la suite d'un «
caprice du chef » elle va être rattachée au Ministère de l'Intérieur,
finalisant le processus de rapprochement GENADARMERIE-POLICE initié en
2002.
Certes nous savions que SARKOZY n'aimait pas l'armée, dans laquelle il
n'a jamais pu servir en raison de sa démarche clownesque, nous savions
aussi qu'il était caractériel, mais nous ignorions
qu'un homme seul puisse faire autant de dégâts dans une démocratie,
d'autant plus grands que dans l'opération les gendarmes de l'AIR et
ceux de la MARINE resteront aux ordres du Ministre de la Défense.
Je me souviens d'une époque ou la gendarmerie et la police étaient
placées sous les ordres d'un même homme, DARNAND et nous avons vu les
résultats tragiques de ce mariage contre-nature.
J.J. GERARDIN
Retour
au sommaire du numéro

EUROPE ET
MONDIALISATION (septembre 2008)
par Patrice GROS
SUAUDEAU
Voilà deux mots qui font
peur, surtout accolés l'un à l'autre. Les européens sentent confusément
tout ce qu'ils contiennent d'explosif. Le vote irlandais a exprimé
cette inquiétude. Le cadre institutionnel qu'a créé la
construction européenne n'est pas du tout adapté à la mondialisation ;
il l’a même aggravée. Il fallait aux différents pays plus de souplesse
et de réactivité comme cela se passe dans les pays d'Asie. La
construction européenne n'a apporté que rigidité et a anéanti toute
politique budgétaire et monétaire, bref la plupart des pouvoirs
étatiques nationaux.
Les Etats-unis ont créé avec la mondialisation et le consensus de
Washington une véritable machine de guerre à désindustrialiser
l'Occident. Les Européens ont créé avec l'Union Européenne une machine
de guerre à désindustrialiser la zone Euro et surtout les pays membres
fondateurs.
Pendant des années, avant la mise en place de l'euro, la FRANCE a payé
pour que des entreprises aillent s'installer ailleurs que chez elle, en
Irlande, Espagne, Portugal, Grèce et maintenant Europe de l'Est.
Maintenant l'Euro fort a eu pour effet d'accélérer la
désindustrialisation de la France, ce qui est très inquiétant car des
secteurs non délocalisables, comme l'agriculture et les services ayant
peu de gains de productivité génèrent peu de croissance ? Tout ceci
explique, en partie les faibles taux de croissance de notre pays depuis
des années, car garder une industrie forte est une garantie pour
l'avenir, or en 2007 la France a perdu 50.000 emploi dans l'industrie.
L'Euro pour l'Italie a été une véritable catastrophe.
Il faut aussi relativiser le « miracle » allemand actuel avec son
excédent commercial. L'Allemagne a réalisé à l'étranger une grande part
de sa production à l'aide de sous-traitants, les emballages se faisant
« made in Germany ». L'excédent commercial a été fondé aussi sur une
politique de désinflation compétitive, n'oublions pas que les salaires
ont été bloqués pendant vingt ans. Les excédents commerciaux officiels
n'ont donc pas amélioré le sort du peuple allemand. L'image de
l'ouvrier allemand se rendant à son travail un gros cigare aux lèvres
au volant d'une Mercedes appartient au passé.
L'Allemagne a joué son intérêt personnel contre les intérêts de la
France et de l'Italie dans le cadre de l'Europe.
Il faut cependant noter que les gagnants de la mondialisation sont très
peu nombreux : financiers, industriels qui délocalisent sans état
d'âme, ceux qui contrôlent la distribution, les gros actionnaires
et aussi une partie de la population qui sans être gagnante est peu
touchée : les fonctionnaires, les professions libérales et les
salariés de secteurs protégés, mais la majorité est directement
atteinte : baisse de salaires, précarité de l'emploi, chômage.
La construction européenne et le traité de Maastricht avaient promis
aux européens des lendemains qui chantent ! Maintenant que nos
concitoyens n'y croient plus on a inventé le gadget sarkoziste :
L'UNION POUR LA MEDITERRANEE.
Que faire ?
Ceux qui s'enhardissent répondent... il faut s'adapter ! Formule creuse
qui voudraient sans doute nous transformer en vendeurs de saucisses et
de merguez. La construction européenne a enlevé à la France ses
pouvoirs de décision. Jean-Claude TRICHET, grand maître de la politique
monétaire avait déclaré avec toute l'arrogance et la grossièreté de
ceux qui étant arrivés à des postes de responsabilité internationaux,
renient leur Pays : « je ne me considère pas comme français ». Il est
vrai qu'avec son salaire « kolossal » la situation de la France lui
importe peu.
Une politique cynique consisterait à faire baisser les salaires en
Europe. On a donc inventé le NAIRU (Non accelerating Inflation Ration
of Unemployement), taux de chômage qui stabilise l'inflation. On crée
donc un chômage important pour comprimer les salaires et l'inflation,
par différents procédés dont l'immigration.
Le pouvoir politique ne contrôle presque plus rien comme le déclarait
l'ancien Président de la Bundesbank : « désormais, vous êtes sous le
contrôle des marchés financiers ».
L'idéologie néo-libérale qui avait pour but de liquider toute instance
régulatrice étatique ou non a gagné. Le peuple ne croit plus à la
construction européenne.
Patrice GROS SUAUDEAU
statisticien économiste
Retour
au sommaire du numéro

LE REARMEMENT MORAL
(septembre 2008)
Nous vous livrons ici quelques réflexions
de Général BIGEARD extraites de son livre « J'AI MAL à LA FRANCE ».
« Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne
sera qu'à cette condition qu'on pourra les écouter et les prendre au
sérieux ».
Sans la morale publique rien ne peut être fait de durable car les
français n'ont plus confiance dans les hommes qui les gouvernent. Ils
les prennent pour des margoulins qui ne pensent qu'à eux sans se
soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens ».
« La France est entrée dans un processus de déliquescence et j'ai
l'impression tenace que si le cours des choses ne changent pas
radicalement le Pays va à sa perte. «
« L'Europe qui est fière de sa puissance économique, de sa richesse et
de son niveau de vie est un « tigre de papier ». Elle est en guerre
contre les réseaux islamiques, elle est encerclée, infiltrée, une
guerre sournoise de subversion souterraine s'insinue un peu plus chaque
jour, mais elle se croit protégée et refuse de se confronter à la
réalité des faits. »
NDLR :
Hélas mon Général vous
avez raison, ne fusse qu'en ce qui concerne nos hommes «politiques»
dont certains ont été condamnés pénalement et qui osent encore se
présenter à nos suffrages. Voila des réflexions qui méritent que l'on
réfléchisse.
Retour
au sommaire du numéro

LA DIGNITE D'UN
AMBASSADEUR (septembre 2008)
par le Dr BARISAIN
Avez-vous lu qu'un
Ambassadeur de France à Alger, avait déclaré le 14 juillet devant un
parterre d'anciens fellagahs : « La relation franco-Algérienne a été
soudée pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le
sang que des milliers d'Algériens ont versé pour notre liberté pendant
deux guerres mondiales, le sang de l'injustice versé par tant
d'Algériens pendant la période coloniale, puis celui de la dignité
qu'il leur a fallu reconquérir, mais aussi celui des soldats français
versé pour une cause qui n'était pas la leur... ». Comment un
ambassadeur de France peut-il dire de telles énormités ? Nos troupes
envoyées en Afghanistan ou ailleurs doivent savoir qu'elles seront, un
jour, désavouées par les plus hautes instances du Pays.
Monsieur BARJOLET, le fameux ambassadeur occupe actuellement un poste
particulièrement sensible auprès du Président de la République. En
d'autres temps, il aurait peut-être été affecté dans le Darfour !
Dr BARISAIN
Retour
au sommaire du numéro
N.D.L.R. : Le prochain
numéro du Glaive paraîtra mi-décembre, le
rythme de parution étant établi à un numéro
par trimestre.
|